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Hal ("Haru")

Première Nord-Américaine
  • Japon
  • 2013
  • 60 mins
  • Vidéo
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
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Kurumi est inconsolable depuis que son bien-aimé, Hal, a trouvé la mort dans un accident d’avion. Le riche grand-père de Kurumi fait tout ce qui est en son pouvoir afin d’aider sa chère petite-fille à faire son deuil et à reprendre goût à la vie. Pour y arriver, il fait modifier son androïde Q01 de sorte qu’il ressemble au disparu et que même la duplication de la voix du défunt soit rigoureusement exacte. Kurumi est loin d’être emballée par cette copie conforme de l’homme de sa vie, mais le nouveau « Hal » n’abandonne pas la partie si facilement. Assidu et tenace, Q01 essaie de s’acquitter de sa mission : guérir le cœur brisé de Kurumi une bonne fois pour toutes. Ce faisant, l’androïde commence pourtant à en apprendre beaucoup au sujet de son modèle, le Hal d’origine, et aussi au sujet de l’amour et de ce que c’est qu’être humain.

Œuvre originale, c’est-à-dire qui n’est pas adaptée d’aucun manga ou autre roman pour jeunes adultes, HAL est une rareté dans le monde de l’anime d’aujourd’hui. Un émouvant joyau de science-fiction qui se suffit à lui-même, prenant place dans le décor enchanteur de Kyoto, haut lieu des traditions ancestrales. Les studios Production I.G. ont le mérite d’avoir donné le jour à GHOST IN THE SHELL ainsi qu’à LETTER TO MOMO. Avec HAL, leur réputation d’excellence n’en sera que rehaussée. Quant au réalisateur Ryotaro Makihara, dont c’est le premier film, il avait travaillé en tant qu’animateur sur SUMMER WARS puis sur TEKKON KINKREET, où il fit ses premières armes. D’autres films ont déjà voulu aborder le même sujet et sont demeurés opaques, alors que HAL le transcende et atteint la poésie. Un conte « high-tech » avec un cœur pur.

— Rupert Bottenberg

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