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Giovanni’s Island ("Giovanni no Shima")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2014
  • 102 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
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“Highly recommended as a legit big screen drama... the sort of animated film adults will appreciate as much or more than children” - Joe Bendel, LIBERTAS FILM MAGAZINE

Shikotan est une petite île de pêcheurs au large de la côte de Hokkaido qui fait partie de l’archipel de Kuril situé entre le Japon et la limite est du continent russe. Pendant l’été de 1945, la vie est simple mais idyllique pour ses quelques habitants, particulièrement pour le jeune Junpei et son petit frère Kanta. Quand ils n’explorent pas les forêts et les récifs côtiers de Shikotan, les deux frères découvrent le merveilleux monde imaginaire du livre favori de leur veuf de père, le classique pour enfants de Kenji Miyazawa “Train de nuit dans la Voie lactée”. La guerre n’a jamais vraiment touché aux îles – jusqu’à ses derniers jours, alors que les troupes soviétiques y arrivent et que l’occupation commence. Certains Japonais s’enfuient, d’autres concoctent des plans aussi subversifs qu’astucieux, mais la plupart acceptent simplement les nouveaux arrangements. Le commandant des occupants russes s’empare de la maison des garçons pour sa propre famille, qui inclut son adorable fille Tanya. Cette dernière et Junpei se rapprochent bientôt beaucoup, mais le retour des jours paisibles n’est pas ce qu’il paraît. Des courants historiques plus forts qu’aucun d’entre eux vont pousser Junpei et ceux qu’il aime vers une période de souffrance et de pertes…

Tout comme le classique animé GRAVE OF THE FIREFLIES, l’élégamment réalisé GIOVANNI’S ISLAND examine les difficultés vécues par les Japonais immédiatement après leur défaite lors de la Seconde Guerre mondiale, du point de vue d’un enfant. Le film accomplit toutefois ceci avec une touche beaucoup plus légère. Témoignant de la résilience émotionnelle des enfants et de la valeur de ceux qui sont décédés mais pas oubliés, GIOVANNI’S ISLAND rappelle l’œuvre du maître Miyazaki en refusant de dépeindre des contrastes moraux extrêmes. Il n’y a pas de héros ou de vilains ici, seulement des gens ordinaires qui font de leur mieux dans des circonstances difficiles.

Après des décennies à travailler pour la télévision et à réaliser des longs métrages en prises de vue réelles, l’acclamé scénariste et cinéaste Shigemichi Sugita (THE LAST RONIN, 2010) a écrit ceci, son premier film d’animation, qui a été mis en scène par Mizuho Nishikubo, un collaborateur de longue date de Mamoru Oshii (GHOST IN THE SHELL). Nishikubo a insufflé au film un style visuel élégamment simple bien que clairement articulé, que son œil se pose sur les paysages locaux ordinaires ou sur l’univers magique de la fantaisie de Miyazawa. Ce mélodrame historique est une œuvre d’animation supérieure, ce qui est peu surprenant considérant qu’elle arrive à Fantasia en arborant le sceau prestigieux du studio japonais célébré internationalement Production I.G.

— Rupert Bottenberg

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