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The Hooligan Factory

Première Nord-Américaine
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Danny (Jason Maza) n’as pas eu la vie facile. Ayant grandi dans l’ombre de son père, un hooligan légendaire du nom de Danny Senior (Ronnie Fox), il ne rêve que de suivre l’exemple de celui-ci et de devenir hooligan lui-même. Senior purge maintenant une peine de 30 ans pour avoir poignardé un entraîneur de foot avec un stylo et Danny habite avec son grand-père, qui lui annonce du jour au lendemain qu’il en a assez et qu’il déménage en Australie. Maintenant sans abri et trop fier pour remédier à la situation, Danny semble néanmoins avoir le destin de son côté car Dexter (Nick Nevern), un autre hooligan de renom, est libéré de prison au même moment. Déambulant dans les rues, Danny le croise et celui-ci l’introduit à son club d’antan, composé de Midnight (Ray Fearon), Trumpet (Morgan Watkins), Weasel (Josef Altin) et Bullet (Tom Burke), respectivement un tombeur de femme, un cocaïnomane, un paranoïaque et un paquet de muscles ambulant. Ainsi débute la nouvelle vie rêvée de Danny, au sein d’un club de hooligan déterminé à se venger de leur ennemi de longue date, Le Baron.

Ce qu’Edgar Wright a fait pour les zombies, la police et les tournées de bars, Nick Nevern le fait ici, à sa manière, pour les hooligans – ce type de fan de football malengueulé et chercheur de bagarre, qui se regroupe en club et dont la présence est indissociable à la culture sportive européenne et aux légendes qui l’entourent. Parodie dynamique nous plongeant dans cette tradition typiquement masculine du trouble de l’ordre public, THE HOOLIGAN FACTORY file à toute vitesse, empruntant quelques éléments à l’ADN cinématographique de Wright, ainsi qu’à celui du Scorsese de l’époque GOODFELLAS (dans l’utilisation de plans séquence et de narration en voix off). Au final, le film de Nevern se présente comme une satire affectueuse des films de hooligans tels que THE FIRM (1989) d’Alan Clarke, I.D. (1995), THE FOOTBALL FACTORY (2004) ou CASS (2008), façonnée avec beaucoup d’amour et de connaissance du genre, et montrant l’absurdité (et même la tragédie) d’une sous-culture ayant complètement oublié sa raison d’être. THE HOOLIGAN FACTORY, c’est du bon temps pour tous les fans de sports, comme pour tout amateur de comédie britannique.

— Ariel Esteban Cayer

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