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Creep

Première Canadienne
Sélection officielle, SXSW 2014
Sélection officielle, Festival international du film de Seattle 2014

“A tiny movie whose uniqueness feels positively seismic” – Drew Taylor, INDIEWIRE

Lorsqu’Aaron (Patrick Brice) tombe sur une annonce classée promettant 1000 $ pour une journée de « services de tournage », le jeune vidéographe sans le sous embarque dans sa voiture sans hésiter. L’annonce le conduit vers une maison de vacances située hors de la ville – la parfaite prémisse de film d’horreur. Une fois sur place, il y rencontre cependant Josef (Mark Duplass), un homme un peu étrange et excentrique, mais intensément sincère et loquace, qui lui explique qu’il est mourant d’un cancer. Josef veut simplement qu’Aaron documente sa journée, afin qu’il ait quelque chose à laisser à son fils, pas encore né. Le tout semble très honnête, voire anodin : Aaron n’a qu’à suivre Josef avec sa caméra. Ils s’y mettent derechef, mais la journée progresse et Aaron commence à s’apercevoir que Josef n’est pas exactement l’homme le plus stable émotionnellement… Il est atteint de cancer, c’est normal, non? Qu’il soit d’ailleurs un peu effrayant par moment n’est pas suffisant pour s’inquiéter… N’est-ce pas?

Afin de ne pas ruiner plusieurs des surprises qui vous attendent avec CREEP, nous allons en rester là. Autant dire que cette collaboration inespérée entre le réalisateur Patrick Brice, le producteur Jason Blum (INSIDIOUS, PANANORMAL ACTIVITY) et l’omniprésent coscénariste/coproducteur Mark Duplass (BAGHEAD, SAFETY NOT GUARANTEED, également dans THE ONE I LOVE présenté cette année) s’apparente à aucun autre film d’horreur que vous verrez cette année : un film majeur au budget des plus mineurs et un hybride de genres d’une efficacité redoutable, mené par deux superbes performances – Brice, un nouveau venu à surveiller de près, et Duplass, toujours excellent. Conçu et largement improvisé par les deux acteurs principaux, cette variante comique du film d’horreur subjectif repose essentiellement sur l’exécution impeccable d’une idée simple qui, du même souffle, redonne vie au « found-footage » essoufflé comme à la comédie d’horreur. De scène en scène et de blague en blague, CREEP ne manque jamais sa cible, jusqu’à ce que le film vous entraîne vers une conclusion aussi brutale qu’inattendue. Se dévoilant d’une rare et joviale efficacité, il s’agit d’un jeu complexe, gardant le spectateur sur le bout de son siège au fil de nombreux revirements. Aussi hilarant que sincèrement effrayant et à la fois concis et incroyablement intelligent, il s’agit d’un premier film qui rendra tout les cinéastes amateurs verts de jalousie. On aimerait vous en dire plus… Avec deux suites déjà en chantier, c’est à votre tour de découvrir CREEP!

— Ariel Esteban Cayer

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