Histoire

  • 2013

    Après la conclusion de sa 17e édition, le festival Fantasia confirme son succès critique et populaire avec un total de plus de 125 000 spectateurs ce qui représente une augmentation de 15% de l’affluence de cinéphiles par rapport à l’édition précédente. 60 % des représentations ont été présentées à guichet fermé.

    Tout au long de l’événement, qui s’étendait sur un total de 21 jours, plus de 131 longs métrages provenant de 31 pays et plus de 220 courts métrages des quatre coins du globe se sont succedés sur les écrans du cinéma Impérial, de la salle DeSève et de la Cinémathèque québécoise. Les cinq projections extérieures ont également connu un vif succès, notamment LES ROIS DU RIRE, projection de courts métrages muets avec pianiste jouant en direct sur scène, à la Place des festivals, devant plus de 8 500 cinéphiles de tous âges.

    Rappelons que le festival s’ouvrait avec la première canadienne de SHIELD OF STRAW de Takashi Miike et se terminait avec la première canadienne de THE WORLD’S END de Edgar Wright. Plusieurs premières mondiales ont également été présentées dans le cadre de l’événement dont 24 EXPOSURES de Joe Swanberg, THE APOLOGY KING de Nobuo Mizuta, CURSE OF CHUCKY de Don Mancini, L’AUTRE MONDE de Richard Stanley, RETURN TO NUKE ‘EM HIGH Vol 1 de Lloyd Kaufman, ZOMBIE HUNTER de K. King, DOOMSDAYS de Eddie Mulins, MISSIONARY de Anthony DiBlassi, ANTISOCIAL de Cody Calahan, OXV: THE MANUAL de Darren Paul Fisher et THE DEMON’S ROOK James Sizemore.

    Les films canadiens et québécois ont aussi été à l’honneur à Fantasia cette année avec la présentation, en première mondiale de : LES 4 SOLDATS de Robert Morin, I’LL FOLLOW YOU DOWN de Richie Mehta, DISCOPATH de Renaud Gauthier, ANTISOCIAL de Cody Calahan et PINUP DOLLS ON ICE de Geoff Klein et Melissa Mira; les premières nord-américaines de COTTAGE COUNTRY Peter Wellington et IMAGINAERUM de Stobe Harju; les premières canadiennes de THE DIRTIES de Matt Johnson et THANATOMORPHOSE d’Éric Falardeau; et la première québécoise de THE DEAD EXPERIMENT d’Anthony Dixon. En outre, en collaboration avec Éléphant, Fantasia a dévoilé la nouvelle version restaurée en HD du classique de Jean Claude Lauzon sorti en 1987 UN ZOO LA NUIT lors d’une projection spéciale le 31 juillet dernier. Le réalisateur Bryan Singer est venu rencontrer les amateurs de la série X-Men pour discuter de son nouveau film X-Men: Days of Future Past.

    La 2e édition des Rendez-vous de l’industrie de Fantasia fut également un franc succès. Quatre jours de rencontres, de sessions de pitch, de conférences et de cocktails de réseautage, tous fréquentés à pleine capacité. Le Marché de coproduction internationale Frontières a permis la présentation 24 projets de films provenant du Canada, des États-Unis, de plusieurs pays Européens, du Mexique et de Nouvelle-Zélande. Les présences aux Rendez-vous ont augmenté de 10% pour atteindre 280 inscriptions : 90 participants provenaient des États-Unis et 40 d’Europe, 75 du Québec et 60 du reste du Canada. Parmi ceux-ci, 80 participants étaient des producteurs, 65 des réalisateurs et 25 des distributeurs. Nous comptions également 10 agents de ventes internationales, 10 membres de la presse spécialisée internationale et 5 agents de talents. Plus de 600 réunions pour les projets Frontières et autres intérêts commerciaux on eu lieu grâce à la grande variété de participants présents. Il nous a été mentionné par plusieurs que de nouveaux partenariats de production, découlant des rencontres faites à l’évènement, devraient être annoncés sous peu. L’évènement est rendu possible grâce aux nouveaux supports financiers obtenus de la part de MEDIA Mundus, Téléfilm Canada et la SODEC.

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  • 2012

    La seizième édition du Festival Fantasia était haut la main l’une des années les plus ambitieuses de son histoire. Avec plus de 160 longs métrages retenus, la sélection était généreuse et diversifiée. Les festivités commencèrent en grand avec la première nord-américaine de FOR LOVE’S SAKE de l’habitué Takashi Miike. Hybride d’hommage au cinéma d’exploitation japonais des années 70 et de manga adapté en comédie musicale déjantée, cette rencontre improbable entre WEST SIDE STORY et OSAKA TOUGH GUYS a fait exploser le théâtre Hall avec ses numéros de danse dynamiques. L’énergie du film de Miike a porté cette édition du Festival qui, en plus d’accueillir un nombre record d’invités et de premières, donna le coup d’envoi à Frontières, le Marché de coproductions internationales qui s’imposa sur le champ comme un immanquable rendez-vous pour l’industrie.

    En plus du film d’ouverture, Miike était représenté par son adaptation du jeu vidéo à succès ACE ATTORNEY (première canadienne), l’un des 34 films sélectionnés en provenance du Japon. L’incorrigible Noburu Iguchi était quant à lui sur place pour présenter deux longs métrages, l’absurde DEAD SUSHI (première mondiale) et l’hilarant ZOMBIE ASS (première canadienne). Les coréalisateur de FUNKY FOREST : THE FIRST CONTACT Shunichiro Miki et Katsuhito Ishii étaient également de retour avec leur long métrage respectif : l’iconoclaste THE WARPED FOREST (première canadienne en présence de Miki) et le succès SMUGGLER (première québécoise). Yuya Ishii, le cinéaste derrière le très joli SAWAKO DECIDES, était également de retour avec le sensible et émouvant SAWAKO DECIDES. Le Festival était également l’hôte de la première nord-américaine du succès cannois 11/25 THE DAY MISHIMA CHOSE HIS OWN FATE, une œuvre essentielle signée Koji Wakamatsu.

    De la Corée du Sud, DOOMSDAY BOOK (première canadienne) était assurément l’un des points forts de la sélection asiatique. Dans ce long métrage spectaculaire, les réalisateurs Kim Jee-woon (A TALE OF TWO SISTERS) et Yim Pil-sung (HANSEL & GRETEL) unissent leurs talents pour signer une inoubliable anthologie de science-fiction. Écrit par Kim Ki-duk, l’explosif POONSANG de Juhn Jai-Hong a été un grand succès auprès des festivaliers qui furent également conquis par l’extraordinaire performance de Choi Min-sik dans NAMELESS GANGSTER de Yun Jung-bin (première québécoise). La K-horror était également à l’honneur avec la première canadienne de l’inquiétant THE CAT de Byeon Seung-wook ainsi que la première québécoise de WHITE : MELODY OF THE CURSE de Kim Gok et Kim Sun, une histoire de fantôme sur fond de K-pop à faire frémir n’importe quel amateur du Gangnam Style, le succès inattendu de l’été 2012.

    En plus d’offrir plusieurs films de la Thaïlande (dont le retour attendu de Pen-Ek Ratanaruang avec HEADSHOT) et de l’Inde (comment oublier cette séance explosive de SINGHAM?), Fantasia rendit également hommage aux Philippines avec la présentation du controversé MONDOMANILA de Kavhn de la Cruz, le drame urbain AMOK, le satire A WOMAN IN A SEPTIK TANK et la première canadienne de GRACELAND de Ron Moralez qui devint l’une des œuvres majeures du circuit festivalier de 2012.

    La programmation occidentale était également exceptionnelle. Rob Grant (YESTERDAY) était sur place lors de la première mondiale de MON AMI, une comédie noire bien sanguinolente. Le Canada était également représenté par les premières mondiales de COLUMBARIUM de Steve Kerr, l’hallucinant LOWLIFE de Seth Smith et l’ingénieux HEMORRHAGE de Bradon Croft. Des Etats-Unis nous venait l’attendue première internationale de SUSHI GIRL, film noir donnant la vedette à Mark Hamil (STAR WARS), Tony Todd (CANDYMAN) et Noah Hattaway (THE NEVERENDING STORY), tous présents lors de la séance. Le festival accueillit également Jennifer Lynch pour la première mondiale de CHAINED. Parmi les autres points forts, mentionnons le retour de Alex de la Iglesia avec AS LUCK WOULD HAVE IT, les premières mondiales de THE HUMAN RACE de Paul Hough, A NIGHT OF NIGHTMARES de Buddy Giovinazzo ainsi que l’énigmatique TOAD ROAD de Jason Banker. La première québécoise du terrifiant KILLIER JOE de William Friedkin, la comédie avec Simon Pegg A FANTASTIC FEAR OF EVERYTHING, THE TALL MAN de Pascal Laugier et la première mondiale de THE VICTIM de Michael Biehn furent également des événements incontournables.

    Fantasia célébra également le 100e anniversaire des studios Nikkatsu par l’entremise d’une rétrospective organisée conjointement avec le Festival du nouveau cinéma. Les films présentés lors du premier volet de cet hommage furent le célèbre STRAY CAT ROCK : SEX HUNTER, le méconnu MASSACRE GUN de Yasuharu Hasebe, POSTMAN BLUES de Sabu ainsi que les classiques THE PROFOUND DESIRES OF THE GODS de Shohei Imamura et TOKYO DRIFTER de Seji Suzuki. Finalement, le festival remit le Cheval noir honorifique au théoricien David Bordwell qui profita de l’occasion pour donner une conférence sur le cinéma de Hong Kong. Fantasia fut également l’hôte du lancement du livre HOUSE OF PSYCHOTIC WOMEN de Kier-La Janisse.

    Gargantuesque sur tous les plans, cette seizième édition fut une année majeure pour le festival : une année d’hommages, de grands retours, de découvertes et, surtout, une nouvelle étape dans l’avenir de Fantasia.

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  • 2011

    Fantasia a démarré son 15e anniversaire avec éclat, avec la première canadienne du controversé Red State de Kevin Smith qui a donné le ton pour un festival rempli de conversations passionnantes, des opinions divergentes et des discussions stimulantes jusqu’aux petites heures du matin.

    Des hommages ont eu lieu avec un prix honorifique pour le réalisateur John Landis, qui a présenté la première canadienne de Burke and Hare et est reparti avec le tout premier prix « cheval noir » conçu par le célèbre artiste d’effets visuels C.J. Goldman, ainsi que pour les pionniers de Canuxploitation John Dunning et Andre Link de Cinepix. Le duo a été honoré sur scène par plusieurs anciens collaborateurs – incluant George Mihalka, Danielle Ouimet, Denis Heroux, Don Carmody, Larry Kent , Lynn Lowry et autres – qui ont évoqué leurs souvenirs de l’historique de plus de 30 ans de Cinepix, au cours d’une cérémonie animée par Paul Corupe, historien de cinéma canadien. L’hommage Cinepix s’est également étendue en une rare projection de six titres classiques de Cinepix en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. Il y a eu d’autres surprises de répertoire, comme la présence de l’icône du rock Robert Charlebois pour présenter une rare projection du western spaghetti Un génie, deux associés, une cloche (1975), d’une collaboration de Damiano Dmiani et Sergio Leone, ainsi que la présence de Ted Kotcheff pour présenter une copie 35mm récemment restaurée de Wake in Fright, thriller australien phare (et perdu depuis longtemps).

    Les premières mondiales de l’édition 2011 comprenaient l’anthologie d’horreur The Theatre Bizarre, en présence des réalisateurs Jeremy Kasten, Karim Hussain, Douglas Buck, Richard Stanley, David Gregory, Tom Savini, Buddy Giovinazzo, ainsi que plusieurs vedettes (incluant Udo Kier!); Brawler de Chris Sivertson, en présence de Sivertson, ainsi que des acteurs/co-producteurs Marc Senter et Nathan Grubbs; Exley de Larry Kent (en présence de Kent et de la vedette Shane Twerdun); Karaoke Dreams de Jean Leclerc (aka Jean Leloup); Monster Brawl de Jesse T. Cook, en présence de Cook, de la vedette Art Hindle, ainsi que plusieurs membres de la distribution; Retreat de Carl Tibbetts (en présence du réalisateur Carl Tibbetts, en visite du Royaume-Uni); puis Robin Hardy était présent pour la présentation de la suite très attendu de The Wicker Man de 1973 – The Wicker Tree.

    Parmi les premières internationales se trouvaient The Catechism Cataclysm de Todd Rohal et The FP des Trost Brothers – ce dernier film ayant été choisi pour être distribué par Drafthouse Films lors de l’afterparty à la thématique DDR. Drafthouse Films ont également entamé des négociations pour distribuer Bullhead de Michaël R. Roskam et KLOWN de Mikkel Nørgaard (ces deux films ayant été présentés en premières nord-américaines). D’autres premières nord-américaines comprenaient le percutant Bleak Night de Yoon Sung-hyun et The Devil’s Rock de Paul Campion, en présence de Campion et de plusieurs membres de la distribution, ayant fait leur chemin de l’Australie pour la projection.

    Notre programmation de premières canadiennes était l’une de nos plus impressionnantes à ce jour, avec Don’t Be Afraid of the Dark de Troy Nixey et produit par Del Toro, A Lonely Place to Die de Julian Gilbey (en présence du co-scénariste/réalisateur), Absentia de Mike Flanagan (en présence du réalisateur), Another Earth, le charmant film de science-fiction “et si?” de Mike Cahill, The Corridor, qui a beaucoup fait parlé de lui, de Evan Kelly (présenté par Kelly, le scénariste Josh MacDonald et le producteur Craig Cameron), Bangkok Knockout de Panna Rittikrai, la comédie noire Chop de Trent Haaga, Haunters de Kim Min-suk, le film d’anthologie Little Deaths de Sean Hogan, Andrew Parkinson et Simon Rumley, l’extravagant Milocrorze: A Love Story de Yoshimasa Ishibashi (présenté par le réalisateur), Saint de Dick Maas, The Divide de Xavier Gens, en présence de Gens et la vedette culte Michael Biehn, The Innkeepers de Ti West, et le dernier triomphe Lovecraftien The Whisperer in Darkness de Sean Branney. Et bien sûr, nous ne pouvions pas nous empêcher de présenter des favoris du festival comme Attack the Block, Bellflower, Beyond the Black Rainbow et Rare Exports.

    La section élargie du symposium Fantasia comprenait une table ronde au sujet de The Theatre Bizarre avec les sept réalisateurs, une conversation à propos de l’occulte au cinéma entre Richard Stanley et Robin Hardy; une classe de maître sur la réalisation de scènes d’action avec le réalisateur Ryoo Seung-Wan de Die Bad; une table ronde de L’horreur au féminin avec les réalisatrices Isabelle Grondin, Maude Michaud, Jovanka Vuckovic et Elza Kephart; une conférence sur l’histoire de Hammer films par Nicolas Stanzick, auteur de Dans les griffes de la Hammer et journaliste auprès de l’Écran Fantastique; et le lancement d’un nouveau livre de Panorama-Cinema, Vies et morts du giallo : de 1963 à aujourd'hui.

    Le retour de la programmation des Documentaries from the Edge comprenait la première canadienne de Last Days Here de Don Argott et Demian Fenton, la première mondiale du documentaire Art/Crime de Frédérick Maheux à propos du dossier juridique en cours de Remy Couture, ainsi que Jean Rollin, le rêveur égaré de Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser, entre autres. La section Camera Lucida a traversé un terrain fascinant avec la première mondiale de l’histoire de fantômes Marianne de Filip Tegstedt (en présence de Filip Tegstedt), la première internationale du superbe Love de William Eubank (en présence de Eubank et de l’acteur Gunner Wright), la première nord-américaine de Dharma Guns en présence du scénariste/réalisateur FJ Ossang, Hellacious Acres:The Case of John Glass de Pat Tremblay (qui a été acquis pour une distribution avant même sa première projection publique!), ainsi que la première canadienne de l’inquiétant Bas-Fonds de Isild LeBesco et le pinku musical Underwater Love de Shinji Imaoka (scénarisé par le biographe de Miike, Tom Mes!)

    Chaque année amène également ses propres évènements spéciaux. Cette année, notre « Playback in Black; la nouvelle vague » offrait les premières mondiales de Hollow de Michael Axelgaard et Victims de David Bryant, la première nord-américaine de One Hundred Years of Evil de Erik Eger et Magnus Oliv, puis les premières canadiennes de Troll Hunter d’André Øvredal et El Sanatorio de Miguel Gomez. Monstres sous médication était une addition dédiée au cinéaste Adam Wingard, qui remet les règles du cinéma d’horreur indépendant à zéro depuis 2007 avec ses films Pop Skull et Home Sick, puis cet hommage de 6 films a été couronné avec la première mondiale de son long métrage What Fun We Were Having: 4 Stories about Date-Rape. Visions de vampirisme était un évènement spécial qui présentait trois approches rafraîchissantes au mythe du vampire – incluant les premières canadiennes de Midnight Son de Scott Leberecht et Vampire de Shunji Iwai, ainsi que la première montréalaise de Stakeland de Jim Mickie – aux côtés d’une projection du film classique de Harry Kumel Daughters of Darkness (mettant en vedette John Karlen du Dark Shadows original), présenté en présence de la vedette Danielle Ouimet.

    Comme toujours, nous avions d’incroyables courts métrages dans la programmation, incluant les premières mondiales de Bobby Yeah de Robert Morgan, primé de multiples fois, l’adorable court métrage d’apocalypse de zombies Play Dead de Andres Meza-Valdes et Diego Meza-Valdes (raconté du point de vue des animaux de compagnie ayant survécu!) et Ethereal Chrysalis de Syl Disjonk, la première nord-américaine de Night Fishing de Park Chan-wook et Park Chan-kyong, ainsi que les premières canadiennes de Incubator de Jimmy Weber, The Pact de Nicholas McCarthy (qui deviendra un long métrage au cours de l’année suivante) et The Dungeon Master de Rider Strong et Shiloh Strong (présenté par les frères Strong), sans oublier une fin de semaine entière de magnifiques courts métrages locaux avec notre Fantastique week-end du court métrage québécois annuel.

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  • 2010

    À la veille de ses 15 ans, Fantasia diverti son audience avec les excentricités dégoulinantes d’hémoglobine et de latex de Nikkatsu et Sushi Typhoon, soit les films Alien Vs. Ninja et Mutant Girls Squad (tous deux en première canadienne, en présence du co‐réalisateur Yoshihiro Nishimura, encore une fois à moitié nu), tandis que les plaisirs caoutchouteux de Air Doll nous introduit à nouvelle façon d’aimer, l’incroyable anime Summer Wars transporta l’audience dans un tourbillon visuel et la première nord‐américaine de Rinco’s Restaurant, en présence du réalisateur Mai Tominaga, charma les cœurs.

    Quelle était l’intrigue de la bizarrerie japonaise Symbol? Personne ne pourrait vraiment vous dire…

    La première canadienne de fut une des films marquants de la sélection de Hong‐Kong, ses scènes d’époques remplies d’action et d’arts martiaux rivalisant uniquement avec la vivacité et les pirouettes de Gallants, en première canadienne en présence de l’acteur Bruce Leung et le co‐ réalisateur Clement Cheng.

    Cette année, la section de la Corée du Sud accueilli la première internationale du film d’animation What is Not Romance, la première nord‐américaine de la comédie gore The Neighbour Zombie (réalisatrice et spécialiste d’effets spéciaux Jang Yoon‐jung en personne pour appliquer du maquille zombifiant à des volontaires enthousiastes), les première canadiennes du film historique déchirant A Little Pond, l’extravagant film d’arts martiaux Blades of Blood, le film d’époque, de magie et de goblins Woochi et le thriller d’espion Secret Reunion, ainsi que représentation répertoire du classique de 1960, The Housemaid.

    La première internationale du slasher surréaliste français Rubber fascina son audience, tout comme le festival la célébration de toutes choses geek Scott Pilgrim vs. The World, présenté en première canadienne à guichet plus que fermé. Le réalisateur danois Thomas Villum et son producteur Christian Potalivo se déplacèrent pour présenter At World’s End, tout comme Christopher Smith pour Black Death (tous deux en première nord‐américaine) et Neill Marshall et l’actrice Axelle Carolyn pour la première canadienne de Centurion. L’excellent film de cannibalisme mexicain We Are What We Are (première nord‐américaine), Deliver Us From Evil (première montréalaise), Down Terrance (première canadienne), Red White and Blue (première canadienne, en présence du réalisateur Simon Rumleyet de l’actrice Amanda Fuller) et The Disappearance of Alice Creed angoissa les montréalais tandis que [Rec] 2 en terrifia d’autres. Le documentaire lauréat de multiples prix Marwencol ravi l’audience avec son histoire unique d’obsession et de guérison, tandis que Lemmy (premièer canadienne en présence du co‐ réalisateur Wes Orshoki) les époustoufla. Phillip Ridley (The Reflecting Skin) fit un retour très attendu avec son conte de fée sombre Heartless. Le film de fermeture, Tucker & Dale vs. Evil et sa panoplie d’invités, incluant Alan Tudyk et Tyler Labine, stars du film, fit rigoler l’audience et gagna leur vote.

    Du Canada provint les premières mondiales de The Shrine, film de village inquiétant de Jon Knautz, Neverlost de Chad Archibald, Théorie de la Religion de Frederick Maheux, qui cette année présente le très attendu Art/Crime), la première montréalaise du film de fantaisie de planche à roulette Machotraildrop (en présence des co‐auteurs et coréalisateurs Corey Adams et Alex Craig, ainsi que le producteur Oliver Linsley) un présentation spéciale du drame de gang de rue local Sortie 67 ainsi qu’un programme double des deux Mesrine, mettent en vedette Vincent Cassell et présenté par la co‐star Roy Dupuis.

    Fantasia fournit aussi en termes de chocs, terreur et maniaques. La section Subversive Serbia choqua des salles entières pendant quelques nuits, avec le controversé mais très luisant A Serbian Film, l’intense et merveilleusement nommé The Life and Death of a Porno Gang en présence de leurs réalisateurs respectifs (le côté comparativement doux de la Serbie fut exploré avec l’épique montage du réalisateur de Tears of Sale et le film rétro A Holy Place, une version de « The Viy » de Gogol. Dream Home de la Corée du Sud sorti de nulle part et impressionna tout le monde avec son intrigue sanglante d’immobilier. Pour la première mondiale du remake de I Spit on Your Grave, le réalisateur Steven R. Monroe, l’actrice Sarah Butler et le producteur et réalisateur de l’original Meir Zarchi étaient présents pour présenter le film et participer à une séance de question/réponses explosive (pendant laquelle un membre du public se mit à crier sur Monroe pour avoir refait son film favori, puis étreint Zarchi avant de sortir de la salle en hâte). Le réalisateur australien David Blythe présenta Wound, son thriller psychologie teinté de folie, et des Pays‐Bas nous provint le notoire Human Centipede.

    Le réalisateur Stuart Gordon revint à Montréal juste à temps pour le 25e anniversaire de son classique inspiré de Lovecraft Re‐Animator, qui fut présenté devant une foule en délire, mais ce qui marqua vraiment les Fantasia fut le spectacle Nevermore, écrit par Dennis Paoli, un collaborateur régulier de Gordon et mettant en vedette nulle autre que Jeffrey Combs dans le rôle de Edgar Allan Poe. Un tour de force majeur eu aussi lieu au magnifique théâtre Rialto lorsque Steven Severin de Siouxie and the Banshees interpréta un accompagnement musical live à la représentation de Le Sang d’un Poète de Cocteau. Pour la première mondiale de documentaire sur H.G. Lewis The Godfather of Gore, le sujet lui‐même, âgé de 84 ans ainsi que le producteur Mike Vraney (de Something Weird Video) et co‐réalisateurs Jimmy Maslon et Frank Henelotter (Basket Case) étaient présent en personne pour présenter le film et répondre aux questions. Le plus grand accomplissement du côté des représentations de répertoire fut cependant la représentation du rarissime The Devils de Ken Russell, pendant laquelle le réalisateur reçu un prix de carrière honorifique, comme Don Bluth et Gary Goldman auparavant, précédant la représentation de leur classique familial The Land Before Time.

    Telle la cerise sur le sundae, cette édition, qui commença avec la première canadienne de The Sorcerer’s Apprentice de Disney (en présence de la vedette locale Jay Baruchel), le festival termina magnifiquement avec une représentation de classique allemande Metropolis, entièrement restauré et accompagné d’une orchestre de 13 musiciens à la Place des Arts. Fantasia peut aussi avoir de la classe!

    Traduction : Ariel Esteban Cayer

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  • 2009

    L’année 2009 fut particulièrement faste pour le Festival Fantasia, et ce, à plusieurs niveaux. Que ce soit de la part des institutions gouvernementales, des distributeurs ou du fidèle public, le fruit des efforts et de certains des choix de ses programmateurs, surtout au niveau de la programmation, furent récompensés avec des résultats allant toujours au‐delà de leurs espérances.

    Pour la première fois, Téléfilm Canada accordait au festival une aide financière fort bienvenue, ce qui confirmait hors de tout doute sa légitimité dans le paysage culturel québécois et canadien. Au fil des années, de plus en plus de studios faisaient confiance aux organisateurs du festival, mais l’obtention de films marquants de la dernière édition du Festival de Cannes tels Thirst de Park Chan‐wook, co‐lauréat du Prix de mise en scène sur la Croisette, Lascars d’Emmanuel Klotz et Albert Pereira Lazaro, et Inglourious Basterds de Quentin Tarantino, venu clôturer le festival (en présence de l’acteur Eli Roth), démontrait que Fantasia demeurait une destination de choix pour lancer la carrière de films importants sur le territoire canadien et nord‐américain.

    Malgré un nombre croissant de films que l’on pourrait qualifier de « non traditionnellement fantasiens », mais qui s’inscrivent parfaitement dans la programmation ainsi que dans la vision à long terme du Festival, comme Breathless de Yang Ik‐june, venu en personne présenter son film et reparti avec les prix du Meilleur film et du Meilleur acteur, The Clone Returns Home de Kanji Nakajima, lauréat de la Meilleure direction photo, et À quelle heure le train pour nulle part de Robin Aubert (qui remporta l’année suivante le prix Gilles‐Carles au Rendez‐vous du cinéma québécois), un nombre record de 90 000 festivaliers se sont rués au Théâtre Hall et à la Salle J.A. De Sève de l’Université Concordia. Avec 195 projections à guichet fermé, nous pouvions affirmer que c’est avec un enthousiasme délirant que notre public était prêt à suivre la route que Fantasia prenait.

    Si les amateurs nous ont supportés avec une telle ferveur, c’est également en raison des valeurs sûres et des auteurs habitués à la programmation de Fantasia. Ainsi, ils pouvaient retrouver Takashi Miike en ouverture avec Yatterman, Sion Sono avec son chef‐d’œuvre Love Exposure, qui a gagné le Prix spécial du jury et le prix de la Meilleure actrice (Hikari Mitsushima), José Mojica Marins, alias Coffin Joe, venu d’outre‐tombe et en personne – accompagné de son scénariste Dennison Ramalho ‐ présenter Embodiment of Evil et recevoir un prix récompensant l’ensemble de sa carrière, Wilson Yip et son Ip Man, le film phare de notre volet consacré aux 100 ans du cinéma de Hong Kong, Kim Ki‐duk avec Dream, Larry Fessenden, cette fois‐ci venu en tant qu’acteur et producteur introduire I Sell the Dead, et tant d’autres.

    En termes de découvertes, le festival a fait honneur à sa réputation en présentant un nombre impressionnant de premières œuvres et de films réalisés par des auteurs en pleine ascension. Du nombre, The Chaser de Nah Hong‐jin, The Children de Tom Shankland, Rough Cut de Jang Hun, The Immaculate Conception of Little Dizzle de David Russo, You Might as Well Live de Simon Ennis, Sans Dessein de Caroline Labrèche et Steeve Leonard, Trick ‘r Treat de Michael Dougherty, Fine, Totally Fine de Yosuke Fujita, Grace de Paul Solet, Left Bank de Peter Van Hees, 8th Wonderland de Nicolas Alberny et Jean Mach et White Lightnin’ de Dominic Murphy on fait leur marque dans la programmation de Fantasia 2009.

    Impossible également de passer sous silence les rétrospectives et projections de certains classiques du cinéma de genre qui prennent de plus en plus de place dans la programmation de Fantasia. La rétrospective sur les pinku eiga, en collaboration avec le consulat japonais, a fait découvrir au public montréalais un genre méconnu ici, mais très respecté au Japon. Fantasia a également eu l’honneur de recevoir le cinéaste Buddy Giovinazzo et son film coup‐de‐poing Combat Shock, de même que sa toute dernière œuvre : Life is Hot in Cracktown. De plus, la désirée actrice Sasha Grey, l’acteur culte David Hess et le réalisateur canadien Lee Demarbre sont venus introduire la première mondiale de Smash Cut. Finalement, le rappeur français MC Jean Gab’1, le réalisateur Pierre Laffargue et la productrice Lauranne Bourrachot étaient présents à la projection de la comédie d’action Black.

    Nous pourrions dire que 2009 fut l’année de consécration pour Fantasia. Cette treizième édition laissait entrevoir un avenir fort prometteur pour le festival et ses fans et pavait la voie à toutes les surprises et événements spéciaux qui allaient marquer Fantasia 2010.

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  • 2008

    L’ouverture de Fantasia 2008 s’est déroulée avec un tapis rouge de la première mondiale de Truffe de Kim Nguyen, suivi d’un Sukiyaki Western Django (Takashi Miike) à guichet fermé. Gordon Liu, la sommité légendaire du kung‐fu, eut droit à une ovation debout de la part de ses fans friands d’arts martiaux. Ce dernier était en sol québécois afin de présenter la première internationale de la copie restaurée du classique des frères Shaw, Disciples of the 36th Chamber, mais aussi pour recevoir le tout premier prix Hero of the East.

    Les Thaïlandais, Banjoong Pisanthanakum et Parkpoom Wongpoom (Shutter), ont présenté la première montréalaise d’Alone. Avec les coréalisateurs Paween Purijitpanya et Yongyoot Thongkongtoon (ce dernier aussi producteur d’Alone), ils dévoilèrent à l'auditoire 4Bia en première internationale, qui remporta le bronze pour le prix du public du meilleur film asiatique. Suite à la réussite de sa première édition, Documentaries from the Edge refait de la partie avec des films provocateurs centrés sur la thématique de l’obsession, incluant les documentaires sur la cryptozoologie La Bête du Lac et Not Your Typical Bigfoot Film, le déroutant I Think We’re Alone Now, Second Skin le reportage sur les accros des jeux en ligne et le Néo‐zélandais David Blythe présentait Bound for Pleasure et Transfigured Nights (tous deux en première nord‐ américaine).

    Une sélection d’oeuvres horrifiques axée sur la réalité fut projetée. Entre autres, le sanguinolent film Coréen The Butcher (première Canadienne), Home Movie en première mondiale (en présence du réalisateur Christopher Denham et du producteur Andrew van den Houten) ainsi que la première Américaine de [REC] gardant ses spectateurs en haleine. L’auditoire le récompensa avec ses prix du film le plus innovateur et celui du meilleur film occidental (argent). Fantasia collabora pour la première fois avec la Cinémathèque québécoise afin de mettre en lumière Johnnie To. Triangle et Mad Detective, deux premières montréalaises d’importance. Le tant attendu The Sparrow (2 ans de production) fut dévoilé en sol Canadien pour la première fois. Conjointement avec l’événement, la Cinémathèque québécoise exposa une sélection d’affiches rares et frappantes issues de la collection personnelle du programmateur du TIFF’s Midnight Madness, Colin Geddes.

    Les amateurs de gangsters japonais recevaient un cadeau royal, une magnifiques copie 35mm de No Borders, No Limits : 1960 Nikkatsu, chapeauté par Marc Walkow du New York Film Festival et gratifiées de sous‐titres anglais. La série fut présentée conjointement avec le lancement du livre de Mark Schilling, No Borders, No Limits, assisté par le fondateur de FAB Press, Harvey Fenton. Parmi les oeuvres projetées, nous retrouvions A Colt is my Passport, VIP Gangster et Velvet Hustle.

    En 2008, Fantasia livra pour la première année le maintenant bien établi Fantastique Week‐end du court‐métrage québécois, incluant des projections, des conférences et des événements ayant pour but une reconnaissance de l’industrie du film au Québec. La production locale Who is KK Downey remplit une salle complètement enthousiaste pour sa première canadienne.

    The Blood Radical : un recueil horrifique non conventionnel mettant en vedette huit productions américaines ambitieuses, incluant la première mondiale de Repo ! The Genetic Opera accompagné de son réalisateur Darren Lynn Bousman et de ses acteurs. Les spectateurs récompensèrent le long‐métrage avec un or bien mérité du film le plus innovateur. Il sera ensuite en tournée nord‐américaine et remportera un vif succès. Ryuhei Kitamura fit ses débuts américains avec la première mondiale de Midnight Meat Train, basé sur la nouvelle de Clive Barker. En clôture le dernier dimanche, nous retrouvions en première mondiale Pig Hunt assisté de son réalisateur James Isaac, de son coproducteur/coscénariste Robert Mailer Anderson et de plusieurs de ses acteurs. Midnight Meat Train et Pig Hunt furent ex aequo pour le bronze du meilleur film occidental déterminé par le public. Parmi les autres premières, il y avait All the Boys Love Mandy Lane, la première canadienne de Bad Biology (présenté par son réalisateur Frank Henenlotter et son producteur/coscénariste R.A. Thornburn), l’effrayant film d’occulte suicidaire From Within (première internationale) et la première canadienne de The Objective de Daniel Myrick (Blair Witch Project).

    Le jury des longs‐métrages fut présidé par le réalisateur Pierre François Legendre, John Anderson (Variety et Film Comment), Martin Bilodeau, Frédéric Ouellette et Podz. Le grand prix du jury fut attribué au film (désormais classique) de vampire suédois Let the Right One In (première canadienne), remportant quatre prix (meilleur film, réalisateur et directeur photographique de la part du jury et l’or du meilleur film occidental choisi par le public). Les amateurs d’animations furent accueillis avec une poignée de chefs‐d'oeuvre distinctifs créés par quelques‐uns des meilleurs artistes visuels de leur génération. Bill Plympton était de la partie pour la première canadienne d’Idiots and Angels (gagnant du prix du public du meilleur film d’animation), pendant que l’omnibus d’animation Genius Party éblouissait ses spectateurs et que la première canadienne de Peur(s) du Noir offrait une exploration des abysses de la noirceur.

    Aussi à l’affiche, on put voir la première mondiale de Rule of Three présenté par son réalisateur Eric Shapiro, ses acteurs Rhoda Jordan (aussi coscénariste) et Rodney Eastman (adoré de la foule fantasienne grâce à A Nightmare on Elm Street 3: The Dream Warriors), la première canadienne de Timecrimes (Nacho Vigalondo) et de Red (Lucky McKee et Trygve Allister Diesen) l’adaptation dévastatrice du récit de Jack Ketchum ainsi que la première montréalaise de Mother of Tears d’Argento (assisté par l’actrice Coralina Cataldi‐Tassoni) et de la comédie à saveur de latex Jack Brooks, Monster Slayer présidé par l’acteur/scénariste/producteur Trevor Matthews, le producteur Patrick White, l'éditeur Matt Brulotte et l’artiste d’effets spéciaux David Scott. Et qu’est‐ce que serait Fantasia sans sa projection annuelle de courts‐métrages inspirés, surréalistes et parfois déments ? Le Canada prit beaucoup de place avec sa première mondiale de Treevenge (Jason Eisener), The Facts in the Case of Mr. Hollow de Rodrigo Gudino et Vincent Marcone (gagnant du meilleur court d’animation) ainsi que le mini chef‐d’oeuvre criminel Electric Fence (Matt O’Mahoney). De plus, on présentait les favoris du sud de la frontière Far Out (Phil Mucci), Skatebang (Damon Packard), The Tiffany Problem d’Adam « Hatchet » Green et de Ryan « Abominable » Schifrin ainsi que l’espoir de l’horreur indépendant Adam Wingard et ses courts‐métrages (Paradox Mary, Laura Panic et Don’t Worry, tous en première mondiale). Les contributions étrangères comprenaient la première nord‐américaine de The Dirt (Claudio ‘Gobin’ Simonetti), la première canadienne d’Eel Girl du réalisateur de Kiwi, Paul Campion (qui est présent à Fantasia cette année grâce à son premier long‐métrage Devil’s Rock !), la première montréalais d’I Love Sarah Jane (du réalisateur australien, Spencer Susser, du magnifique Hersher) et Kingz (Benni Diez et Marinko Spahic).

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  • 2007

    Comme le fait remarquer le président Pierre Corbeil dans son mot de bienvenue, le programme de l’édition 2007 du festival Fantasia se discerne des précédents par son impressionnant volume. En réponse au succès grandissant de la manifestation, l’équipe a pris la décision de gonfler sa sélection de longs métrages en passant de 90 titres à plus de 130. De plus, une vingtaine de séances dédiées aux courts sont au rendez‐vous, dont dix vouées uniquement aux productions locales.

    Pour accueillir ces importants ajouts, une troisième salle de l’Université Concordia est louée, le DB Clark, qui servira également de siège à de nombreuses conférences sur la mise en scène.

    2007 voit également l’arrivée de Documentaries from the Edge, une nouvelle section, tel que son nom l’indique, focalisant sur des documentaires ayant l’audace d’aborder des sujets inusités. Bien que Fantasia a toujours présenté des documentaires lors de ses années antérieures, la création de cette plateforme témoigne d’un certain désir de légitimation. En regroupant ces films sous un même toit, il devient alors évident que la riche programmation du festival ne se limite pas à l’horreur et la science‐fiction. Le public répond avec enthousiasme à cette initiative, venant nombreux aux projections de Ghosts of Cite Soleil de Asger Leth, The King of Kong de Seth Gordon et le très attendu Zoo de Robinson Devor. Un hommage est également rendu au journaliste français Yves Montmayeur, présent à Montréal pour accompagner ses moyens métrages portant sur les grands cinéastes asiatiques contemporains. Il suffira d’un été pour que Documentaries from the Edge s’impose comme l’un des piliers du festival, devenant même une section récurrente lors des éditions futures.

    Autre volet remarqué, Hell is a City : The Cinema of Urban Apocalypse propose diverses visions de la fin du monde, plus précisément sur l’instant précis où le chaos prend le dessus sur notre planète. Section carburant à l’adrénaline où rats mutants croisent fanatiques religieux, elle rend hommage aux jeunes auteurs américains avec les premières canadiennes de l’anthologie The Signal de David Bruckner, Dan Bush et Jacob Gentry, Mulberry Street de Jim Mickle et Right at Your Door de Chris Gorak, ces deux derniers étant projetés en présence de leur réalisateur. Hell is a City comporte également la première canadienne de End of the Line de Maurice Devereaux et la première nord‐américaine de The World Sinks Except Japan de Minoru Kawasi, deux habitués de Fantasia.

    Une importante rétrospective vouée au cinéma fantastique russe permet au public de découvrir sur de nouvelles copies 35mm restaurées des œuvres soviétiques méconnues produites sur plusieurs périodes. Russian Fantastika : From the Tsars to the Stars propose ainsi aux spectateurs aventures des films aussi différents que Cosmic Voyage (1936) de Vasili Zhuraviev, Zero City (1968) de Karen Shakhnazarov et, surtout, de voir sur grand écran l’un des chefs‐ d’œuvre de l’histoire du cinéma, tout genre confondu, le magnifique Stalker (1979) d’Andrei Tarkovsky.

    Après un hommage à Ray Harryhausen en 2005, Fantasia remet un second prix de carrière honorifique au réalisateur français Jean Rollin, applaudissant ainsi son précieux et distinct apport au cinéma fantastique. Fort ému, l’artiste est venu chercher sa récompense lors d’une cérémonie précédant une séance spéciale du Le Frisson des vampires. Rollin était également de passage à Montréal pour assister à la première mondiale de son film testamentaire La Nuit des horloges.

    Outre Devereaux et Kawasi, dont The Rug Cop était également au programme, plusieurs habitués sont de retour à Fantasia, à la grande joie des cinéphiles. Les réalisateurs Larry Fessenden, Lloyd Kaufman et Sion Sono reviennent ainsi à Montréal pour respectivement présenter The Last Winter (première montréalaise), Poultrygeist: Night of the Chicken Dead (première canadienne) et Exte: Hair Extensions (première canadienne). Le festival profite d’ailleurs de la venue de Sono pour projeter l’inédit Hazard. La sélection asiatique s’avère particulièrement marquée par des retrouvailles avec des cinéastes adulés , en témoignent les séances de, entre autres, Time de Kim Ki‐Duk, Exiled de Johnnie To, Nightmare Detective de Shinya Tsukamoto, Retribution de Kiyoshi Kurosawa, The Restless de Jo Dong‐Oh et l’incontournable Takashi Miike avec Sun‐Scarred, Big Bang Love et le délirant Zebraman.

    Comme toujours, les nouveaux venus sont également accueillis en roi. Ayant droit à une pluie d’applaudissement pour son très attendu hommage aux slashers Hatchet (première canadienne), l’Américain Adam Green a droit à des éloges similaires pour la première canadienne de son second long métrage, Spiral. Le réalisateur thaï Chookiat Sakweerakul prend s’assaut le théâtre Hall avec son déroutant 13 Beloved (première nord‐américaine), l’un des films‐événements de 2007, et se voit par la suite récompensé du Prix du public pour le meilleur film asiatique. Le public découvre également les films de Mai Tominaga (Wool 100%, première nord‐américaine), M dot Strange (We Are the Strange, première canadienne) et Won Shin –Yeon (A Bloody Aria, première nord‐américaine), mais aussi, en première canadienne. The Wizard of Gore de Jeremy Kasten, Viva d’Anna Biller, The Tripper de David Arquette et, en preière mondiale, The Girl Next Door de Gregory Wilson et Sakura No Kage de Guillaume Tauveron et Hiroshi Toda, ces derniers étant tous projetés en présence des réalisateurs. Fantasia accueille également le comédien Nicolas Bro, vedette du cinéma danois, pour les premières de Offscreen et Adam’s Apples, ainsi que le controversé Uwe Boll pour les premières mondiales de Postal et In The Name of the King.

    Débutant le 5 juillet avec la première canadienne du film d’animation Tekkon Kinkreet de Michael Arias, Fantasia se termine le 23 juillet avec une séance additionnelle de Memories of Matsuko de Tetsuya Nakashima, long métrage auquel le jury présidé par Yves Pelletier a décerné le prix du Meilleur film. Le festival se clôt une fois de plus sous le signe du succès en ayant atteint un nombre record de plus 81 000 spectateurs, soit plus de 4 000 que l’année précédente, s’imposant une fois un événement cinématographique d’envergure, autant sur la scène locale qu’internationale.

    (Traductions: Ariel Esteban Cayer)

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  • 2006

    2006 marqua le 10e anniversaire du festival. Deux blocs spéciaux furent présentés cette année, une sur l’émergence d’une nouvelle vague du cinéma de genre Russe, présentant 3 nouveaux films et un classique de 1967, VIY. Présenté par l’historien de cinéma russe Alla Verlotsky, les 3 films furent le film de science‐fiction Aziris Nuna, réalisé par Oleg Kompasov, présenté par le producteur Sergei Frolov, la première nord‐américaine de Shadowboxing, réalisé par Alexei Sidorov et la première nord‐américaine de JUNK, réalisé par Denis Nemand et Joseph Bakshiev.

    Une autre segment fut constitué d’une sélection impressionnante de films britannique, incluant le film d’ouverture, The Descent, réalisé par Neill Marshall. Aussi présenté cette année furent Broken d’Adam Mason et Simon Boyes, Evil Aliens de Jake West, la première nord‐américaine de The Living and the Dead, présenté par son réalisateur Simon Rumley, Isolation de Billy O’brien et Wilderness, présenté par le réalisateur Michael J. Bassett.

    Un mini segment fut dédié aux films d’animation image‐par‐seconde, incluant Lunacy, d’un des maîtres incontestés du genre Jan Svankmayer. Aussi présenté fut la première canadienne de Blood Tea and Red String, réalisé par Christiane Cegavske ainsi que Wounded Clay : The Films of Robert Morgan, présenté par Robert Morgan.

    Il y a toujours une excellente sélection de films asiatiques à Fantasia et traditionnellement, la sélection japonaise est la plus imposante. 2006 ne fut pas une exception, avec plusieurs film des réalisateurs les plus renommés.

    Nous avions 2 films du réalisateur Shusuke Kaneko : Azumi 2 : Love or Death et God’s Left Hand, Devil’s Right Hand, en première nord‐américaine. Nous avons aussi présenté The Great Yokai War, de l’indétrônable Takashi Miike, The Funky Forest de Katsuhito Ishii, Strange Circus de Sion Sono, présent en personne, Synesthesia, aussi présenté par son réalisateur Toro Matsuura, The Glamorous Life of Sachiko Hanai de Mitsuru Meike, la première nord‐américaine de The All‐Out Nince : Field of Nightmares de Yoichi Fukuda, Black Kiss de Makoto Tezka, Executive Koala de Mino Kawasaki, Meatball Machine de Yudai Yamaguchi, Reincarnations de Takashi Shimizu, Shinobi de Shimoyama Ten, Tokyo Zombie de Sakichi Satoo, Train Man de Masanori Murakami, Samurai Commando 1549 de Masaaki Tezuka et Death Trance, réalisé par Yuji Shimomura et mettant en vedette Tak Sakaguchi.

    De Hong Kong provinrent A Chinese Tall Story de Jeff Lau, Seven Swords de Tsui Hark et deux films des frères Shaw : Five Venoms de Chang Cheh et Dirty Ho de Chi‐Lian Liu. De la Corée du Sud, nous présentâmes A Bittersweet Life de Kim Ji‐Woon, Murder Take One de Jang Jin, Blood Rain, de Kim dae‐Seung, My Scary Girl de Son Jae‐Gon, Princess Aurora de Bang Eun‐Hin, Red Shoes de Kim Young‐Gyun, Vampire Cop Ricky de Lee Si‐Myung et The Art of Fighting de Shin Han‐Sol. Les films thailandais inclurent Citizen Dog de Wisi Sasanatieng et la première américaine de Re‐Cycle des frères Pang. Des Phillipines : The Echo de Yam Laranas.

    Notre sélection internationale inclut la première nord‐américaine de Bad Blood de Tiago Guedes et Frederico Serra du Portugal, Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon de Scott Glosserman, présent en personne, la première mondiale de The Descendant de Phillippe Spurrell, Edmond en présence de Stuart Gordon, Gravedancers de Mike Mendez, Ils de David Moreau, la première internationale de The Kovak Box de Daniel Mozon, Pusher 3, présenté par Nicolas Winding Refn, The Lost, également présenté par son réalisateur Chris Sivertson, la première canadienne de The Wild Blue Yonder de Werner Herzog, The Woods de Lucky McKee, la première mondiale de 39 : A Film by Caroll Mc Kane, réalisé par Gary Sherman, la première canadienne de Frostbite de Anders Banke, la première canadienne de The Visions of Jim Woodring, présenté par l’artiste légendaire lui‐même, Jim Woodring et finalement un copie d’archive rare de White of the Eye de Donald Cammell.

    Le film de fermeture fut la mémorable première canadienne du film fait chez nous Bon Cop Bad Cop, réalisé par Erik Canuel, qui coécrit le film avec la star, Patrick Huard. Les deux étaient présents à ce qui a été une des présentations les plus électrisantes de l’histoire du festival. Le film devint le film le plus profitable de l’histoire du Canada.

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  • 2005

    L’édition de 2005 fut concentrée en 19 jours, au lieu des 25 jours de 2004, mais attira néanmoins 75 000 cinéphiles, une augmentation de fréquentation de près de 20%. Pour la première fois, le festival eu une compétition officielle, avec jury. Mené par Président du Jury Érik Canuel, ce dernier était composé de Masbourian, Pierre Dalpé, Michèle Grondin, Daniel Andréani et Nabi‐Alexandre Chartier.

    Le grand leader de la compétition fut le film d’animation éclaté Mind Game de Yuasa Masaaki, gagnant les prix de Meilleur Film, Meilleur Réalisateur (ex‐ aequo avec Gen Sekiguchi pour Survive Style 5+), Meilleur Scénario, ainsi que le Prix Spécial pour Accomplissement Visuel. Les autres lauréats inclurent The Taste of Tea pour Meilleure Cinématographie, Choi Min‐sik de Crying Fist pour Meilleur Acteur et Kate Greenhouse de Dark Hours pour Meilleure Actrice. Le Prix Séquences fut attribué à Shutter et le Surve Stil 5+ remporta le Prix Écran Fantastique. L’audience vota Survive Styl 5+ et The Taste of Tea ex‐aequo pour le Meilleur Film Asiatique, El Lobo pour le Meilleur Film Européen ou Américain, Mind Game pour Meilleur Film d’Animation, Survive Style 5+ pour Film le plus Innovateur, Karukenbo pour le Meilleur Court‐Métrage et Alex Vampire Slayer pour Meilleur Court Métrage Québécois DIY.

    Pour la première fois dans l’histoire de Fantasia, un Prix de Carrière Honorifique fut décernée à un maître du genre. Le tout premier lauréat fut Ray Harryhausen, qui nous honora de sa présence, discuta de sa carrière avec l’audience et présenta quelques œuvres rares, suivies de représentation de Jason and the Argonauts, sur une nouvelle pellicule 35mm.

    L’édition débuta avec la première internationale de Ashura de Yojiro Takita, suivi de la première canadienne de Crying Fist, présenté par son réalisateur Ryoo Seug‐wan et producteur Syd Lim, qui présenta aussi la première nord‐américaine de Arahan le jour suivant. Le réalisateur et scénariste Masaaki Yasa ébloui l’audience avec Mind Game, présenté en première canadienne. Tim Sullivan vint présenter la première canadienne de son remake de 2001 Maniacs, joint des acteurs Christa Campbell et Dylan Edrington. Le scénariste et réalisateur Jeff Burr présenta la première canadienne de Straigh Into Darknes et le Segment International de Court‐Métrages DIY attira la présence de André Kapel du Brésil, pour 06 Tiros, 60 ML, Fabrice Lambot de la France pour Le Sang du Châtiment, Josh Townsend et Christian Ray des États‐Unis pour Loyalty and Graveless. Le producteur Clark Balderson et l’actrice Selene Luna étaient présents pour la première canadienne de Firecracker et le co‐réalisateur Thai Buranee Rachjaibun présenta la première nord‐américaine de Zee Oui.

    Le bloc Small Gauge Trauma a vu le retour de co‐réalisateurs belges Hélène Cattet et Bruno Forzani pour la première nord‐américaine de L’étrange portrait de la dame en jaune, ainsi que l’actrice Laura Leigh pour Disposer et Christian Viel pour Pain Killer. Le réalisateur et scénariste Ti West est venu introduire la première canadienne de The Roost, accompagné de son producteur et enfant chéri de Fantasia Larry Fessenden. Le réalisateur et scénariste belge Harry Cleven est venu en ville pour présenter Trouble, en première nord‐américaine et la première mondiale de Of Shadow : Dead Riot fut présenté par Michael Gingold, co‐scénariste, régulier de Fantasia et chef d’édition de Fangoria, ainsi que le producteur Carl Morano. Finalement, le réalisateur de Singapour Tzang Merwyn Tong présenta la première canadienne de son film A Wicked Tale.

    Sur le front local, la première mondiale de La Dernière Incarnation fut présenté par son réalisateur, Demian Fuica, le producteur Benoit Lavallée et les acteurs Gilbert Turp, Catherine Florent et Leonardo Fuica. Une représentation spéciale de Dark Hours fut présentée par le réalisateur Paul Fox, le producteur Brent Barday, le scénariste Wil Zmak et les acteurs principaux : Kate Greenhouse et Aidan Devine. Jesse Heffring, scénariste et réalisateur montréalais fut présent pour Sigma et Fantasia présenta également la première international de Purple Glow. Trois classes furent données par des maîtres du genre : Lloyd Kaufman, réalisateur américain bien‐aimé et père de Tromaville vint présenter une classe sur les divers recoins du cinéma indépendant intitulée How To Make Your Own Damn Movie, conclue par un visionnement de son classique The Toxic Avenger; Joe Coleman, peintre visionnaire notoire et artiste de performance, rendit visite à Montréal pour la toute première fois pour présenter une séance multimédia spéciale intitulée Retinal Stigmatics : An Evening with Joe Coleman, pendant laquelle l’artiste performa en lectures, projections de peintures animées et présenta des images rare et intenses; finalement, le renommé artiste de bande‐dessinée Stephen R. Bissette était en ville pour présenter une paire de lectures accompagnées de diapositives sur l’histoire de la bande‐ dessinée d’horreur, intitulées Stephen R. Bissettes’s Journeys Into Fear – The History, Heritage, and Censorship of the Horror Comic.

    Une seconde édition de Komikstok eu lieu, pendant laquelle des films et des animes, adaptés ou inspirés de bandes‐dessinées, se partagèrent la vedette. Cela inclut la première internationale de Cromartie High‐School, la première nord‐américaine de Fighter in the Wind et Phantom Master : Dark Hero From Ruined Empire, la première canadienne de Live Freaky! Die Freaky!, Neighbor No. 13, Otakus in Love et Tetsujin‐28, ainsi que Yasuji No Pornorama – Yacchimae de 1971!!

    Le côté animation inclut également la première internationale de Le portrait de petite cossette, la première nord‐américaine de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex 2nd Gig et la première canadienne de Mind Game, gagnant de multiples prix à Fantasia.

    Un bloc sur Hong Kong fut garni de queqlues premières et 5 rétrospectives d’œuvre des années 70, notamment une copie entièrement restaurée de Fist of Fury (1972), présenté par Nora Miao, la co‐star de Bruce Lee, 3 copies également restaurées de films des frères Shaw. The Eye 2 de Oxide Pang Chun eut sa première nord‐américaine et White Dragon ainsi que Love Battlefield de Wilson Yip furent également présentés.

    Le bloc japonais inclus les premières internationales de Ashura de Yojiro Takita, Space Police, la première international de One Missed Call 2 et les premières canadienne de Ju‐On : The Grudge 2 de Takashi Shimizu, les maintenant classiques Kamikaze Girls et Survive Styl 5+, ainsi que deux additions au répertoire de films essentiels Fantasia : Godzilla : Final Wars et Ultraman : The Next.

    La programmation de la Corée du Sud fut particulièrement riche en premières cette année, incluant la première nord‐américaine de Arahan de Ryoo Seung‐wan, qui présenta également la première canadienne de son film Crying Fist (qui gagna le prix FIPRESCI cette année à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes). Fighter in the Wind, Ghost House, Please Teach Me English et Spin Kick furent aussi présenté en premières nord‐américaine. En première canadienne : Another Publick Enemy, Jewel in the Palace, R‐Point, Silmido et Some.

    Une suite à la section dédiée au cinema thailandais inclua la première canadienne de Shutter de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, deux réalisateurs qui seront plus tard célébrés à Fantasia pour leurs films Alone et 4BIA.

    Sur le plan européen, Fantasia accueilli les premières nord‐américaines de Pusher II‐ With Blood on My Hands de Nicolas Winding Refn, du Danemark, Atomik Circus – Le Retour de James Bataille de France, The Birthday de l’Espagne, G.O.R.A. de la Turquie, Sharks du Danemark et Trouble de la Belge. De la Russie, Night Watch de Timur Bekmambetov et de l’Allemagne, Night of the Living Dorks, tout deux en première canadienne.

    Et finalement, des États‐ Unis : The Devil’s Rejects de Rob Zombie, The Roost de Ti West, 2001 Maniacs de Tim Sullivan, Reeker de David Paine, Straight Into Darkness de Jeff Bur et Zombie Honeymoon en premières canadiennes.

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  • 2004

    L’édition 2004 au théâtre Hall de et JA de Sève de Concordia du 8 juillet au 1er août. Plus de 78,000 spectateurs assistèrent aux évènements, brisant l’ancien record de 75,000 et un des segments les plus remarquables de l’édition fut Komikstok, une série spéciale dédié aux films adaptés de bandes dessinées et de mangas.

    Plusieurs films garnissaient cette sélection, incluant Arzak Rhapsody, un film d’animation réalisé par et inspiré de plusieurs œuvres du bédéiste français Jean Giraud (mieux connu sous le nom de Moebius). Blueberry, en première nord‐américaine, fut un autre film basé sur l’œuvre de Moebius, réalisé par Yan Kounen et mettant en vedette Vincent Cassel. Enki Bilal réalisé Immortel, basé sur sa trilogie de science‐fiction Nikopol (La Foire aux Immortels, La Femme Piège and Froid Équateur) et nous avons présentés le film animé Corto Maltese: La Cour Secrète Des Arcane, adapté de la série de l’auteur italien Hugo Pratt de même que le film d’action espagnol à gros budget Mortadelo & Filemon, également adapté d’une série. Suivirent un trio incroyable du Japon : Azumi, adapté d’un manga de Yu Koyama, réalisé par Ryuhei Kitamura, Battlefield Baseball, réalisé par Yudai Yamaguchi d’après un manga appelé Hell Stadium et une adaptation de Cutie Honey, en première internationale, basé sur un classique de Go Nagai et réalsié par Hideaki Anno, aussi responsable d’une des anime les plus respectés, Neon Genesis Evangelion. Nous avons aussi présenté le rare film animé Band of Ninja de 1967, basé sur le manga Ninka Bugeicho et réalisé par Nagisa Oshima d’In the Realm of Senses.

    Un autre segment de la programmation se concentrait sur le cinéma thaï, avec des représentations de The Bodyguard en première canadienne, les premières nord‐américaines de The Macabre Case of Prompiram et d’Omen, les première canadiennes de Saving Private Tootsie et Heaven’s Seven et la première montréalaise de The Thesseract de du magnifique Last Life in the Universe de Pen‐Ek Ratanaruang.

    Du Japon, Fantasia présenta 3 films du réalisateur toujours prolifique Takashi Miike : deux films de yakuza : Deadly Outlaw Rekka et Gozu ainsi que la première nord‐américaine du J‐Horror adolescent One Missed Call. Dopplegagnger de Kiyoshi Kurosawa eu aussi sa première canadienne et la première internationale de The Bottled Fool (aussi connu sous le nom de Gusher no binds me) eu lieu, en présence des cinéastes et des membres principaux de la distribution. Le film fut acheté par Media Blasters quelques jours après la présentation et distribué sous le nom de Hellavator). Le festival présenta également 9 Souls et Blue Spring de Toshiaki Toyoda, Blessing Bell de Sabu, Ju‐On : The Grudge de Takashi Shimizu et une sélection impressionante d’animes, certains des maîtres du genre : Porco Rosso de Hayao Miyazaki, Angel’s Egg de Mamoru Oshii, la première nord‐américaine de Paranoïa Agent et de Tokyo Godfather de Satoshi Kon.

    Minoru Kawasaki se présenta en personne pour la première internationale de The Calamari Wrestler, qui fut la première fois que ses films étaient présentés à l’extérieur du Japon. Depuis, il a rencontré un grand succès avec des films tels que Executive Koala, The World Sinks Except Japan, Rug Cop et plus, mais tout commença avec Fantasia!

    De la Corée du Sud provint le puissant et touchant Failan, Memories of Murder de Bong Joon‐ ho, Into the Mirror (l’inspiration du remake de 2008 d’Alexandre Aja Mirrors) Save The Green Planet, Jailbreakers, A Tale of Two Sisters et The Uninvited et Hong‐Kong nous offrit Running on Karma de Johnnie To et Wai Ka‐Fai et 4 versions restaurées de classiques des frères Shaw : 8th Diagram Pole Fighter, Executioners From Shaolin, Golden Swallow et Return To The 36th Chamber.

    La section internationale inclut un hommage au réalisateur Paul Naschy, qui vint présenter ses deux classiques Dracula’s Great Love et The Werewolf vs. The Vampire Women ainsi que la première internationale du nouveau film Rojo Sange en présence du jeune réalisateur Christian Molina et de la vedette principale. D’autres invités mémorables inclurent Udo Kier, pour les premières canadiennes de Gate to Heaven de Veig Helmer et One Point Zero de Jeff Renfroe et Marteinn Thorsson, l’actrice Emily Perkins et la productrice Paula Devonshire pour la première mondiale de Ginger Snaps: The Beginning, l’actrice cult danoise Kim Bodnia pour la première nord‐américaine de The Good Cop, le fameux animateur indépendant Bill Plympton présentant Hair High, Eugenio Mira avec la première internationale de The Birthday, futur réalisateur de Masters of Horror Mick Garris avec la première mondiale de Riding the Bullet, le scénariste James Handel présentant la première canadienne de The Last Horror Movie de Julian Richards, Sheldon Wilson et son équipe pour Shallow Ground, Chris Fisher présentant la première canadienne de Hillside Strangler, accompagné par Brittany Daniel, star du film en question. De plus, Lynne Margulies présenta l’évènement spécial Confrontation Act : Andy Kkaufman’s Bizarre Journey into Pro Wrestling (qui inclut beaucoup d’extraits et de lectures de I’m From Hollywood and My Breakfast With Blassie), Wenzel Storch vint pour présenter la première international de Journey into Bliss et Chris D, historien renommé du cinéma japonais, programmeur de la Cinémathèque Américaine et vocaliste pour le band punk de L.A. The Flesh‐ Eaters débarqua en ville pour présenter son premier film : I Pass For Human.

    Plusieurs films de maîtres du cinéma de genre de toutes générations furent présentés cette année, incluant Haute Tension d’Alexandre Aja, la première nord‐américaine de The Card Player d’Argento, Nothing de Vincenzo Natali et la premièer canadienne de Toolbox Murders de Tobe Hooper.

    L’édition 2004 vit la première nord‐américaine de Monster Man de Michael Davis, Freak Out de Christian James, Romasanta de Paco Plaza, Flying Saucers de Oscar Albar, la première montréalaise de Killing Words de Laura Mana et de Gods of Times Square de Richard Sandler – ce dernier étant un des premiers documentaires non‐relatifs au genre présentés au festival et l’inspiration pour ce qui est maintenant la section très populaire Documentaries From the Edge. Du Québec, Fantasia présenta la première mondiale de Sinners & Saints de Melantha Blackthorne et Jason Cavalier, la première nord‐américaine de Macanix de Remy M. Laroechelle, la première nord‐américaine de Recond 2020 de Christian Viel et le réalisateur canadien Lee Demarbre se présenta à Montréal pour le première de son film Harry Knuckles and the Pearl Necklace.

    The Man Who Saved The World (aussi connu en tant que le Star Wars turque) est un des films psychotroniques les plus notoires et il reçu un accueil retentissant d’un théatre à guichet fermé de 700 personnes, oscillant leur tête d’incrédulité et se tenant le ventre d’avoir rit autant. Le public apprécia aussi une très rare copie 16mm de classique underground Thundercrack! de Curt McDowell, dans sa seule copie complète existant sur la planète ainsi qu’un rare copie de l’intégralité de Frankenstein : The True Story, mettant en vedette l’acteur québécois Michael Sarrazin et présenté par le Cinéclub de Montréal.

    Dans la catégorie des court‐métrages les plus mémorables, on retrouva la première mondiale de Goopy Spasms de Rick Trembles, la première nord‐américaine de l’extraordinaire chef‐d’œuvre d’animation stop‐motion The Separation de Robert Morgan, La Fin de notre amour d’Hélène Cattet & Bruno Forzani, Prologue de Douglas Buck, I‘ll See You in my Dreams de Miguel Ángel Vivas, Never Ever After de Mariano Baino, les premières canadiennes de Boy in the Box de Mad George et de Little Things de Daniel Greaves ainsi que de Crimson de Al Kratina, Itsy Bitsy Spider d’Anouk Whissel, Ritualis de Pat Tremblay, Les Drujes d’Izabel Grondin et La Bouche de Jean‐ Pierre de Lucile Hadzihalilovic.

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  • 2003

    L’ANNEE DU PHOENIX: Entre 1996 et 2001, le festival Fantasia a été principalement présenté au Cinéma Impérial. Malheureusement, en avril 2002, les organisateurs du festival apprirent que d’importants retards dans des travaux d’urgence imposés par l’état de la toiture du cinéma, de sa plomberie et de sa climatisation rendraient la tenue du festival impossible dans cet édifice.

    Plusieurs alternatives furent évidemment envisagées, mais devant l’incapacité de se relocaliser dans de si brefs délais sans affecter la performance ou la crédibilité du festival, il fut décidé que 2002 serait une année de relâche.

    Les organisateurs n’étaient pas au bout de leurs peines puisqu’en 2003, d’autres travaux de restauration de l’Impérial ne seraient pas terminé à temps pour accueillir la septième édition du festival Fantasia. Il fallait trouver une autre grande salle et un espace que les cinéphiles pourraient s’approprier. Peter Rist du Mel Hoppenheim School of Cinema suggéra d’entrer en contact avec les gestionnaires de l’université Concordia pour la location du Théâtre Hall (700 places) et de la salle J.A. De Sève (200 places). Les organisateurs du festival ont donc discuté avec Cindy Canavan, qui est responsable des opérations technique. Elle a accueillie leur demande avec enthousiasme et fait les démarches pour munir la salle Hall d’un nouvel écran et d’un nouveau système de son, offrant au festival une qualité de projection inégalée a Montréal. Les organisateurs et programmateurs attendaient avec nervosité le 14 juillet 2003, date de la prévente des billets. Le public allait‐il nous suivre dans cette nouvelle localisation et, le cas échéant, serait‐il enthousiaste à notre programmation ? Malgré le fait que l’ouverture de la billetterie n’était prévu qu’à 14 h, c’est dès 8 h ce matin‐là qu’une quantité impressionnante de festivaliers commencèrent à faire la file. A midi, on comptait déjà plusieurs centaines d’amateurs et plus de 15 000 billets furent ainsi rapidement écoulés en moins de 48 heures. La programmation 2003 comptait 86 longs métrages provenant de 20 pays. Le palmarès officiel du festival témoigne parfaitement de l’étendue et de la qualité des films programmés en 2003 : Drive de Hiroyuki (Sabu) Tanaka (meilleur film asiatique), Dead End (présenté en première nord‐ américaine) de Jean‐Baptiste Andrea et Fabrice Canepa (meilleur film international), Tamala 2010 du collectif Trees of Life (meilleur film d’animation) et Suicide Club de Sono Sion (film le plus révolutionnaire).

    Cette édition confirmait l’émergence de créateurs singuliers dont Joel Bergvall et Simon Sandquist (The Invisible en première canadienne), Katsuhito Ishii (Shark Skin Man & Peach Hip Girl), Kwak Jae‐young (My Sassy Girl), Elza Kephart (Graveyard Alive en première mondiale), Damon Packard (Reflections Of Evil), les frères Pang (The Eye), Paco Plaza (Second Name en première canadienne), Dennison Ramalho (Amor So De Mãe en première internationale), Eli Roth (Cabin Fever), les frères Spierig (Undead en première nord‐américaine), Éric Tessier (Sur Le Seuil en avant‐première mondiale) et Yukihiko Tsutsumi (2LDK en première canadienne). La septième édition du festival partagea les œuvres de plusieurs réalisateurs fétiches du public du festival, dont notamment Don Coscarelli (Bubba Ho‐Tep), Stuart Gordon (King Of The Ants en première canadienne), Shusuke Kaneko (Giant Monsters All‐Out Attack en première canadienne), Ryuhei Kitamura (ARAGAMI en première canadienne), Kim Sang‐Jin (Kick The Moon en première canadienne), Lasse Spang Olsen (Old Men In New Cars: In China They Eat Dogs II en première canadienne), Victor Salva (Jeepers Creepers 2 en première mondiale), Corey Yuen (So Close en première canadienne) et Brian Yuzna (Beyond Re‐Animator en première canadienne).

    Fantasia célébra le cinéma coréen dans le programme « Faces of Korea » en présentant 11 films, dont notamment Double Agent (Kim Hyun‐jung, en première canadienne), The Legend Of Gingko (Park Je‐Hyeon, en première nord‐américaine), Musa The Warrior (Sung‐su Kim, en première canadienne), Resurrection Of The Little Match Girl (Jang Sun‐Woo, en première canadienne) et Sympathy For Mr. Vengeance (Park Chan‐Wook). On souligna également une certaine recrudescence du genre fantastique au cinéma français avec la section « Vive La France fantastique! », incluant notamment Dans Ma Peau (Marina De Van) et la première canadienne de Maléfique (Éric Valette).

    Ce fut aussi l’année où Fantasia fit découvrir aux cinéphiles montréalais le travail documentaire du réalisateur culte Richard Stanley dans un plein feu intitulé « Voodoo, War And Mysticism » et proposait trois films singuliers : Voice Of The Moon, The Secret Glory (en première nord‐ américaine) et The White Darkness (en première nord‐américaine). Le festival a finalement rendu hommage à Takashi Miike en proposant au public une sélection de quatre de ses œuvres : Graveyard Of Honour (en première canadienne), Ichi The Killer, Man In White (en première nord‐américaine) et Shangri‐La. Parmi les prestigieux invités présents à cette édition, mentionnons notamment Steve Cuden, Shusuke Kaneko, Scooter McRae, Jorge Olguin, Dennison Ramalho, Eli Roth, Patrick Senécal, Richard Stanley, Éric Tessier, Éric Valette, Ray Wise et le collectif Phylactère Cola.

    En l’espace de 25 jours, le festival Fantasia a réussit non seulement à attirer quelques 73 000 spectateurs, mais à confirmer sa pertinence tant sur la scène locale des festivals de films que sur la scène internationale. Dans la mythologie, le phœnix représente un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître de ses propres cendres. Il est clair qu’après les difficultés rencontrés en 2002 et 2003, les organisateurs du festival Fantasia peuvent affirmer que 2003 était réellement pour eux l’année du phœnix.

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  • 2001

    2001

    La 6e édition de Fantasia démarra avec une panoplie de poids lourds, incluant une fort belle sélection asiatique. De Takashi Miike, Visitor Q (un percutant ode au Teorema de Pasolini, qui fit d’entrée de jeu fuir quelques spectateurs!) et Dead or Alive 2: Birds furent tout deux présentés en première nord‐américaine.

    Également du Japon, furent présentés le monstrueux film fantastique familial Sakuya (réalisé par l’artiste en FX Tomoo Haraguchi, présent au Festival), l’excessivement hystérique A Living Hell de Shugo Fujii, l’inquiétant et joliment coloré St. John’s Wort de Shimoyama Ten, l’horrifique histoire d’épouvantail hanté Kakashi, Seance de Kiyoshi Kurosawa et Gojoe de Sogo Ishii. Quant aux fanas de ‘japanimation’ et de manga, ils eurent droit à l’épisodique et mélancolique Boogie Pop Phantom, la première internationale de l’adaptation de Metropolis par Rin Taro et la première mondiale du triste bouleversant Millennium Actress, qui a valu au défunt Satoshi Kon une ovation debout.

    Un jeune réalisateur sud‐coréen à l’époque inconnu, un dénommé Park Chan Wook (qui signa par la suite Sympathy for Mr. Vengeance, Oldboy et Lady Vengeance), fit un tabac avec son premier film Joint Security Area. Du même pays, les festivaliers purent frissonner devant le puissant Tell Me Something de Yoon‐Hyun Chan, se marrer lors de la comédie de lutte The Foul King de Kim Ji‐Woon, faire le point en visionnant The Isle de Kim Ki‐Duk (le Woman in the Dunes de notre génération) et Barking Dogs Never Bite, le premier film de Bong Joon Ho (qui réalisa ensuite The Host et Mother). De Chine, on projeta le film de catastrophe aérienne Crash Landing de Zhang Jianya, le pas très subtile pastiche des films de triades Jiang Hu: The Triad Zone de Dante Lam et Clean My Name Mr. Coroner de James Yuen (Project A2), mettant en vedette le beau gosse hongkongais Francis Ng.

    Sur le front international, Fantasia fut l’hôte de la première mondiale de When Strangers Appear (originalement nommé The Shearer’s Breakfast) de Scott Reynolds (réalisateur de l’étonnant Heaven), du director’s cut (et première nord‐américaine) du chef d’œuvre tout en ambiance d’Antoni Aloy, El Celo (une verison espagnole de The Turn of the Screw, le classique horrifique d’Henry James), de la première mondiale Dead Creatures, ce film de zombies féministe du réalisateur indépendant Anglais Andrew Parkinson (qui a participé à l’anthologie horrifique Little Deaths), de la controversée première nord‐américaine du Jeepers Creepers de Victor Salva et des premières canadiennes de la terrifiante histoire d’hôpital‐psychiatrique‐hantée Session 9 de Brad Anderson et de l’adaptation de la bédé de Daniel Clowes Ghost World réalisé par Terry Zwigoff.

    Jorge Olguin fit des vagues lors de la première nord‐américaine d’Angel Negro (le tout premier film d’horreur chilien!), alors que le réalisateur allemand Olaf Ittenbach (un authentique fanatique de Steven Seagal, responsable du fauché mais épique film gore rempli de zombies Premutos) et le régulier de Fantasia Larry Fessenden présentèrent leurs plus récents films, soit respectivement Legion of the Dead et Wendigo (cet attendu dernier gagna le premier prix de la section internationale). En terme d’offrandes canadiennes, la sélection incluait $lasher$, une satire des jeux télévisés signée Maurice Devereaux présentée en première mondiale, Ripper: Letter From Hell de John Eyre et une série de courts fantastiques made in Québec, tel qu’Otaku de Stephane Morisette et Terrore réalisé par Izabel Grondin.

    La section répertoire fut toujours aussi solide, avec des projections incluant le repoussant classique du politiquement incorrect The Ebola Syndrome (mettant en vedette Anthony Wong à son plus trash ‘meilleur’), une toute nouvelle version d’Akira de Katsuhiro Otomo, une nouvelle copie du plus que brutal Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato (une gracieuseté de Grindhouse Releasing), des nouvelles copies de Once Upon a Time in Chine 1 + 2 et de Laputa: Castle in the Sky de Miyazaki. Jose Mojica Marins – Coffin Joe lui‐même – est venu en ville pour présenter les projections de This Night I Will Possess Your Corpse et de son longtemps banni ‘psychotropique’ film Awakening of the Beast (c’était la toute première fois qu’on présentait au Canada l’un de ses films en 35mm!), accompagnés par la première canadienne de Coffin Joe: The Strange World of Jose Mojica Marins de Andre Barcinski (un succès à Sundance). Sans oublier le passage du Troma team, pour présenter leur petit dernier, Citizen Toxie.

    Parmi tous les courts métrages présentés, on se soulignera Extremism Breaks my Balls de Nicolas Debot, le drame suicidaire primé L’Ilya Tomoya Sato, le programme de courts japonais incluant la plasticité jouissive de The Fuccon Family (avec son réalisateur Yoshimasa Ishibashi en personne), la première internationale de l’envoûtant Nekojiru‐so (de l’énigmatique artiste Tatsuo Sato), Final Rehearsal (de Rita Romagnino), Catharsis (le tout premier hommage aux gialli d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, qui furent acclamés en 2010 avec Amer), l’animé Flat n’ Fluffy (de Ben Boucher), Old Breed (d’Ashley Fester), The Anatomy Class (par le réalisateur étudiant Zung So‐Yun), l’hommage aux films fauchés de l’autoproclamé réalisateur ‘baka’ (trash) Tenkwaku Naniwa, un programme double de courts horrifique du réalisateur français Michel Leray et beaucoup plus encore.

    L’édition 2001 du festival marquera la dernière collaboration officielle avec le branche Comédia de Juste Pour Rire, tout comme son dernier séjour au Cinéma Impérial, qui était sur le point de subir d’intensives rénovations qui allaient durer plusieurs des années.

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  • 2000

    2000

    Avec cette 5e édition de Fantasia arriva un nouveau millénaire à conquérir à grands coups d’un cinéma vivant, marrant, inquiétant, amusant, épeurant, provocant. Après l’aventure Ex‐Centris (en 1999 seulement), l’escapade suivante du festival en était une de type plutôt comique: pour la première fois, Fantasia fit équipe avec un autre festival de cinéma de genre, Comedia, une division de Juste pour Rire, histoire de donner aux festivaliers plus de fun pour leur money.

    Ce cool partenariat (qui dura deux ans) apporta aux Fantasiens son lot de petits bijoux, tel que Dying of Laughter (du génial Espagnol Alex de la Iglesia), le baroque et très délicat film sans dialogue Tuvalu (en présence du réalisateur allemand Veit Helmer, qui distribuait des bouts de pellicule 35 mm de son film aux spectateurs), la comédie horrifique The Convent de Mike Mendez (en première canadienne) et The Independent (avec tout plein de personnalités cultes dans leur propre rôle) en présence de sa plus que colorée star Jerry Stiller, de la série Seinfeld (effectivement, la grande gueule qui sert de père à Ben Stiller). Le Prix du Public alla à la comédie sud‐coréenne Attack the Gas Station. Sur le front événement aussi légendaire qu’humoristique, la présence de Terry Jones de la troupe Monty Python fut sans contredit l’un des moments forts de cette édition, alors que quelques centaines d’heureux eurent le bonheur de passer An evening with Mr. Creosote. Fallait être là, comme on dit.

    L’année 2000 n’était pas seulement celle du dragon pour les fanatiques des signes du zodiaque : elle l’était également pour cette édition du festival, qui regorgeait de petits joyaux japonais. Les organisateurs ont frappé très fort avec l’un des plus subtils et des plus vicieusement percutants films de Takashi Miike, le sournoisement lent Audition (avec la fille au visage d’ange Shiina Eihi, qui vint à Montreal en 2008 pour présenter le furieusement salissant Tokyo Gore Police), ainsi que le premier Dead of Alive, la série d’action à yakuza de Miike. Également à souligner parmi les autres œuvres provenant du soleil levant, furent présentés la première nord‐américaine de Chaos d’Hideo Nakata (Ringu), Gemini de Shinya Tsukamoto (Tetsuo), la première canadienne de la suite non‐officielle et porno (!) de Blade Runner I.K.U. (en compagnie du réalisateur Shu Lea Cheang), la première nord‐américaine de Ring 0: The Birthday et la première internationale de l’adaptation plus que démentielle du manga Uzumaki par Higuchinsky. Du côté animé et manga, furent présentés le prime moyen métrage Blood: The Last Vampire (première nord‐ américaine), Vampire Hunter D (première internationale) et Albator Le Film, populaire manga mettant en vedette un fantastique pirate intergalactique, entre autres.

    Également projetés dans des salles bien remplies d’énergique films réalisés par des habitués du festival, tel que les Hongkongais Ringo Lam (Victim, mettant également en vedette Chin‐Wan) et Johnnie To (The Mission, avec le tout‐puissant Anthony Wong, et Running Out of Time en présence de l’acteur Lau Ching‐Wan – deux films qui remportèrent des prix dans la catégorie Meilleur Film Asiatique), l’espagnol Jaume Balaguero (sur place pour présenter son primé The Nameless ainsi que son court Alicia) ainsi que le futur co‐réalisateur de Rec Francisco ‘Paco’ Plaza (son court Abuelitos faisait parti de l’annuel programme de courts métrages Small Guage Trauma, tout comme le Dias Sin Luz de Balaguero). Aussi inclut dans l’édition 2000 de SGT, le sombre court Black XXX‐Mas de Pieter Van Hees (qui par la suite réalisa le surprenant Left Bank, présenté au festival en 2009) remporta un prix dans la catégorie Meilleur Court Métrage. Fantasia tint également la première nord‐américaine d’Anatomie (avec Franka ‘Lola’ Potente), un tordu petit thriller‐slasher médical allemand, doté d’une morbide esthétique inspirée de la38 technique de plastination, qui était alors méconnue du grand public, avant d’être ultérieurement utilisée dans de très réelle et controversées expositions – tel que Body Worlds et Bodies – utilisant artistiquement d’authentiques cadavres, légués (ou non) à la science. Le film fut primé dans la catégorie Meilleur Film International. Nag Nak (avec le réalisteur thaï Nonzee Nimibutr en personne), The Terrorist (un film indien, présenté par John Malkovich), Island of the Dead (la star Malcolm McDowell était sur place pour présenter la première mondiale du film canadien) et Wisdom of the Crocodiles (Angleterre) faisaient également parti de la sélection internationale.

    Également d’Angleterre, le producteur Simon Markham traversa l’Atlantique pour venir présenter sa sombrement étrange production Blood (le réalisateur Charly Cantor n’a pu assister à la première nord‐américaine, étant retenu chez lui pour recevoir des traitements contre le cancer), tout comme le réalisateur James Marsh et Wisconsin Death Trip, son ‘documentaire’ aussi macabre qu’émouvant. Furent également projetés le film américain satanique Ricky 6 en première mondiale (en compagnie du réalisateur Peter Filardi et de plusieurs de ses acteurs, incluant Vincent Kartheiser et Emmanuelle Chriqui – et fut primé dans la categorie Meilleur Film International), ainsi que la version du réalisateur (ou director’s cut) de Wild Side, le bouillonnant et très noir chef d’œuvre de feu‐Donald Cammell, dans lequel brille intensément Christopher Walken; la session question‐réponse de près d’une heure donnée par le monteur Frank Mazzola fut plus que mémorable, alors que ce dernier invoquait les grands artistes avec qui il eut l’honneur de collaborer au fil des années, incluant Cammell, Dennis Hopper, Nic Roeg and James Dean.

    À l’époque, une édition de Fantasia ne pouvait être complète sans une bonne dose de projections de minuit bien vintages, crades et déviantes. Les audiences purent se régaler de cultissimes pétages de plombs à l’italienne, avec City of the Walking Dead du redoutable Umberto Lenzi (mettant en scène des hyperactifs et armés zombies!) et Gates of Hell du maestro du gore Lucio Fulci (également appelé – pour vous mélanger – City of the Living Dead), alors que les fanatiques du Kaiju furent gâtés avec la première internationale de Rebirth of Mothra 3 et de toutes neuves copies 35 mm de classiques du dino radioactif, soit Invasion of Astro Monster (1965) et Son of Godzilla (1967). Ils ont même balancé un bon vieux Santo… évidemment.

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  • 1999

    1999

    En 1999, Fantasia prit de l’ampleur, ajoutant à son giron l’alors tout nouveau complexe technologique Ex‐Centris, en plus de l’illustre Cinéma Impérial. Le festival tint d’importantes premières en 1999, incluant la première nord‐américaine de Ringu d’Hideo Nakata, ainsi que la première internationale de Ring 2, en compagnie du réalisateur Nakata.

    C’était également la première fois qu’il voyait ces films avec un auditoire non‐asiatique, et la réponse de la foule en délire poussa Dreamworks à signer la franchise.

    Parmi les autres événements majeurs, on retrouvait la première internationale d’Hypnosis de Masayuki Ochiai et la première nord‐américaine de The Quiet Family de Kim Ji‐Woon (l’inspiration derrière The Happiness of the Katakuris de Takashi Miike). C’était la première fois que l’on présentait au Canada un film de Kim Ji‐Woon, qui est depuis devenu incroyablement important en tant que réalisateur asiatique donnant dans le genre, avec notamment A Tale of Two Sisters, I Saw the Devil et The Good, The Bad + The Weird.

    Parmi les autres premières incluaient Bullet Ballet de Shinya Tsukamoto, ; Metal Skin de Geoffrey Wright (Romper Stomper), Sex: The Annabel Chong Story en compagnie de sa controversé star de la porno Annabel Chong (alias Grace Quek, graduée en études féministes), Heaven de Scott Reynolds (The Ugly); le court métrage Elevated de Vincenzo Natali (Cube, Splice) en présence du réalisateur, le film noir indé Night Train de Les Bernstein (mettant en vedette le trop rare John Voldstad, qui incarna l’un des frères Darryl dans Newhart) en compagnie de ces derniers, le criminellement confidentiel The Eternal de Michael Almereyda en présence du réalisateur et l’ensoleillé documentaire How’s Your News d’Austinite Arthur Bradford, qui s’était également déplacé pour l’occasion.

    Dans le département transgressif, on eut droit à une choquante pièce d’art terroriste avec le film étudiant Kichiku de Kazuyoshi Kumakiri, le programmateur de Fantasia Mitch Davis présenta son déroutant court métrage Divided Into Zero et l’animation ne fut plus jamais la même après la projection de Midori: The Girl in the Freakshow d’Hiroshi Harada (basé sur le manga de Suehiro Maruo), qui fut présenté après une intro dansée à l’Ex‐Centris. Cependant, pour ses programmateurs, l’invité le plus spécial de 1999 fut sans contredit le réalisateur‐producteur Johnnie To, qui était sur place pour présenter les projections d’Expect the Unexpected, Lifeline, A Hero Never Dies et Where a Good Man Goes, en plus de présider un forum critique sur l’état du cinéma hongkongais. D’ailleurs, c’est suite aux bons mots de To que le géant d’HK Lau Ching Wan accepta l’invitation du festival l’année suivante.

    Enfin, le festival comprenait toujours à l’époque une robuste section rétrospective, qui incluait des projections de Dr. Butcher MD, Massacre at Central High, Nekromantik et Schramm (en compagnie du réalisateur allemand Jorg Buttgereit, très culte dans l’horreur underground), In a Glass Cage (1986), Mark of the Devil (1969), les classiques du blaxploitation des années ‘70 Dolemite et Detroit 9000 en présence de l’acteur Rudy Ray Moore (qui fit un petit numéro de stand up avant chaque projection), Joys of Torture (1968), Wife to be Sacrificed (1974), School of the Holy Beast (1974), Mighty Peking Man (1977) et Female Convict Scorpion: Jailhouse 41 (1972). Ces films étaient pour la plupart inconnus en Amérique du Nord et leur passage à Fantasia facilita leurs ententes de distribution et sorties en DVD.

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  • 1998

    1998

    1998 fut la première année de Tony Timpone (alors éditeur pour Fangoria) en tant que membre clé de l’équipe de programmation de Fantasia (une position qu’il occupe toujours aujourd’hui), joignant Pierre Corbeil, Mitch Davis, André Dubois, Julien Fonfrède, Karim Hussain, Martin Sauvageau et le producteur associé Hiromi Aihara.

    Parmi les segments dignes de mention de la sélection internationale, on retrouvait celui dédié à la nouvelle vague de cinéma de genre espagnol, avec les premières nord‐américaines d’Airbag 99.9 de Juanma Bajo Ulloa (présenté par le réalisateur Agustin Villaronga) et de Dame Algo (présenté par le réalisateur Héctor Carré), et la première mondiale de la très attendue suite de l’Aftermath de Nacho Cerda, Genesis (présenté par Cerda).

    Parmi les premières canadiennes de la s.lection internationale, furent présentés Pi de Darren Aronofsky (la toute première projection canadienne d’un film du réalisateur), Habit de Larry Fessenden (présenté par le réalisateur lors de sa toute première visite; il est maintenant un habitué du festival), l’hilarant Cannibal the Musical de Trey Parker et Matt Stone, Killer Condom de Martin Walz (effets spéciaux : une gracieuseté de la légende allemande underground Jorg Buttgereit), Drive de Steve Wang (présenté par le réalisateur) et Progeny de Brian Yuzna présenté par le réalisateur lui‐même (accompagné de l’actrice Jillian McWhirter), tout comme lors de la première mondiale de The Dentist 2 également de Yuzna.

    Pour la première mondiale de Phantasm: Oblivion, le réalisateur Don Coscarelli et l’icône culte Angus Scrimm étaient sur place à l’Impérial pour présenter aux festivaliers présents leur plus récente collaboration. Arcane Enchanter de Pupi Avati fut présenté en première nord‐ américaine, tout comme Talos the Mummy (qui fut ensuite retitré Tales of the Mummy) en compagnie de son réalisateur Russell Mulcahy, alors que le tout puissant John Carpenter lui‐ même fut l’invité d’honneur, clôturant le festival avec la première nord‐américaine de son film Vampires.

    Jim Van Bebber et Richard Stanley revinrent à Fantasia pour présenter leurs copies personnelles de Deadbeat at Dawn et du director’s cut d’Hardware, respectivement, dans le cadre d’une formidable sélection de projections rétros, qui incluait également la présentation d’une copie d’archive de The Devil Rides Out de la Hammer (présenté par Bill Lustig), Legend of the Seven Golden Vampires, l’incroyable Angst de Gerald Kargl, Rabid Dogs de Mario Bava, House by the Cemetery de Lucio Fulci, ainsi qu’une rare copie 35mm du director's cut de Street Trash (présenté par Roy Frumkes et précédé du court métrage original filmé en 16mm qui inspira le film), sans oublier les bruyantes projections de minuit d’Hercule Contre les Vampires et de Santo et le Trésor de Dracula. Du côté des courts métrages à souligner, furent présentés The Two Red Dolls d’Allessandro Ingargiola, Home de Douglas Buck (présenté par Buck) et Roadkill: The Last Days of John Martin de Jim Van Bebber.

    Parmi les productions canadiennes, Maurice Devereaux et sa distribution vinrent présenter Lady of the Lake (réalisé sur plusieurs années), alors que le réalisateur torontois Julian Grant (Electra, Fantasia 1997) fut l’hôte de la première mondiale de son film Airborne. D’ailleurs, Grant porta plusieurs chapeau durant l’édition 1998 du festival: Fantasia tint un événement satellite dans la ville de Toronto, au cinéma Bloor, partageant plusieurs films et invités avec l’édition montréalaise. Le réalisateur (à l’origine du projet) enrôla Colin Geddes, le bien connu ambassadeur du cinéma Hongkongais à Toronto (maintenant programmateur au Midnight Madness du TIFF), comme coordonnateur logistique de l’événement. Les programmateurs Mitch Davis et Karim Hussain eurent à faire de nombreux allers‐retours avec les invités entre les deux métropoles durant tout le mois que dura le festival. Bien que Fantasia Toronto eut beaucoup de succès, avec ses quelques 35 000 spectateurs, l’exercice de mener simultanément deux événements de cet ampleur s’est hélas révélé trop éprouvant pour continuer pour les ressources impliquées.

    Sur le front asiatique, Fantasia fut l’hôte de son tout premier film coréen, The Gingko Bed de Je‐ gyu Kang, alors que furent également présentés deux nouveaux longs métrages animés basés sur les célèbres mangas de Osamu Tezuka Blackjack et Jungle Emperor Leo, Shunji Iwai vint au festival afin de présenter la première nord‐américaine de Swallowtail Butterfly et Takashi Ishii s’était déplacé pour présenter un triptyque de projections spéciales: la première montréalaise de Gonin, la première canadienne de Gonin 2 et la première nord‐américaine de Black Angel. L’une des plus intenses et mémorables projections du festival fut celle passée en compagnie du réalisateur chinois T.F. Mous, qui était sur place pour présenter son infâme film Men Behind the Sun (1988).

    Fidèle à l’habitude, la section provenant d’Hong Kong débordait d’œuvres d’aujourd’hui essentiels réalisateurs orientaux: As Tears Go By de l’alors inconnu Wong Kar‐Wai; Rouge de Stanley Kwan (produit par Jackie Chan); deux des plus connus films de John Woo, Hard Boiled et la mythique version longue de The Killer (présentée pour la première fois en dehors de l’Asie); un quatuor de film avec Jet Li, incluant The Hitman, The Kung Fu Cult Master, Martial Arts of Shaolin et Born to Defence; Lawyer Lawyer et The Magnificent Scoundrel de Stephen Chow; Full Alert de Ringo Lam (avec l’illustre acteur d’HK Lau Ching‐Wan); Naked Killer et Run and Kill (deux des plus célèbres film de ‘category III’ jamais produit à Hong Kong); et plusieurs autres classiques des arts martiaux incluant Enter the Dragon, Crippled Avengers de Chang Cheh, Eastern Condors, Encounter of the Spooky Kind et Prodigal Son de Sammo Hung, et Master of the Flying Guillotine de Wang Yu. De la compagnie de production de Johnnie To et Wai‐Ka‐Fai (MilkyWay), on eut droit à The Odd One Dies, The Longest Night et Intruder, alors que le maître des arts martiaux d’HK Chiu Man Cheuk présenta une projection spéciale de The Blade de Tsui Hark et la première nord‐américaine de The Black Sheep Affair, qu’il introduisit en éblouissant l’auditoire à l’aide d’une démonstration de kung fu live sur la scène de l’Impérial!

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  • 1997

    1997

    1997 fut une année charnière pour Fantasia, alors que le festival décida d’élargir bien grand ses horizons, afin de devenir une véritable réflexion du cinéma fantastique international. Au niveau programmation, Mitch Davis, Karim Hussain et Julien Fonfrède se joignirent au trio fondateur, formé de Pierre Corbeil, Martin Sauvageau and André Dubois. Dès lors, Davis devint l’un des principaux programmateurs, en plus d’occuper maintenant le poste de co‐directeur du festival.

    La première mondiale du marquant premier film de Satoshi Kon, PERFECT BLUE.

    La première internationale de FUDOH de Takashi Miike; pour la toute première fois dans cette partie du monde, était présenté à un auditoire un film du maintenant iconique enfant terrible du cinéma de genre.

    Une présentation spéciale d’une copie de travail de CHARLIE’S FAMILY, projet de longue haleine sur lequel bossait Jim Van Bebber; le film se mérita un prix du public, en plus de le remettre sous les projecteurs à l’international, attirant une nouvelle vague d’attention médiatique et ouvrant la porte à de nouveaux investisseurs, ce qui permit finalement à Van Bebber de terminer son film quelques années plus tard, qu’il sortit sous le nom THE MANSON FAMILY.

    La première nord‐américaine du sulfureux A GUN FOR JENNIFER de Todd Morris et Deborah Twiss; en ville pour l’évènement, ces derniers ont probablement marqué à vie plusieurs festivaliers, en arrivant une heure avant la projection pour surprendre ‐ armés d’un gun ‐ la file d’attente!

    Richard Stanley prit l’avion pour Montréal avec la seule et unique copie de son montage perso (ou director’s cut) de l’extraordinaire DUST DEVIL; quelques minutes avant cette première nord‐ américaine, Stanley est également allé déconner avec les gens qui patientaient à l’extérieur, en exhibant une boite de film dégoulinante de faux‐sang et en offrant des onctions sur les vêtements ou les fronts des gens.

    Du côté de Hong Kong, les auditoires furent estomaquées par des films comme l’actionneur DRUNKEN MASTER II avec Jackie Chan, ASHES OF TIME de Wong Kar Wai, BRIDE WITH WHITE HAIR de Ronny Yu, TOO MANY WAYS TO BE NUMBER ONE (première nord‐américaine) de Wai Kai‐Fai, BODYGUARD FROM BEIJING de Corey Yuen, LAST HERO IN CHINA de Yuen Woo‐Ping et Wong Jing, NEW LEGEND OF SHAOLIN de Wong Jing et Corey Yuen, SHAOLIN TEMPLE de Xinyan Zhang, ONCE UPON A TIME IN CHINA AND AMERICA (première nord‐américaine) de Sammo Hung, FLIRTING SCHOLAR de Lee Lik‐Chee, BLACK MASK de Daniel Lee, GOD OF COOKERY de Stephen Chow et Lee Lik‐Chee, SATAN RETURNS de Ah Lun, GOD OF GAMBLERS 3 de Wong Jing et l’outrageux RED TO KILL de Billy Tang (que le festival Fantasia distribua ensuite sur VHS via son éphémère étiquette vidéo).

    La sélection japonaise incluait TOKYO FIST de Shinya Tsukamoto (présenté par le producteur Hiromi Aihara), GHOST IN THE SHELL de Mamoru Oshi, GAMERA 2 (première nord‐américaine) de Shusuke Kaneko, SCORE de Atsushi Muroga, CATNAPPED de Takashi Nakamura, A WEATHER WOMAN de Hosoyama Tomoaki et ULTRAMAN Z‐EARTH de Shinya Nakajima.

    Digne de mention sont également les premières nord‐américaine et canadienne de, respectivement, KILLER TONGUE d’Alberto Sciamma et de SPAWN d’Alex Mark A.Z. Dippé, tout comme le retour Jess Franco avec TENDER FLESH (présenté par Kevin Collins et Hugh Gallagher), THE LOVE GOD de Frank Grow, TROMEO AND JULIET de Lloyd Kaufman (en compagnie de ce dernier et de son scénariste James Gunn), ELECTRA (présenté par Julian Grant) et HENRY 2 de Chuck Parello.

    Ce fut également l’année où Fantasia fit découvrir aux cinéphiles montréalais l’incroyable DAY OF THE BEAST d’Alex De la Iglesia, deux ans avant qu’il obtint de puissantes accolades au Festival International de Film de Toronto (TIFF), après que tous les festivals de films de Montréal l’eut inexplicablement ignoré.

    Un hommage tout spécial au cinéma horrifique transalpin fut aussi mis sur pied, incluant des projections de DARK WATERS (premières nord‐américaine, présenté par Mariano Baino), WAX MASK (première internationale, présenté par Sergio Stivaletti), STENDHAL SYNDROME (présenté par Sergio Stivaletti), l’incroyablement bizarre FATAL FRAMES de Al Festa (présenté par Loris Curci), ainsi que les présentations de film rétro comme STAGE FRIGHT de Michele Soavi, DEEP RED de Dario Argento, BURIAL GROUND d’Andrea Bianchi, CANNIBAL FEROX d’Umberto Lenzi’s (une nouvelle copie 35mm, présentée par Grindhouse Releasing, avec Sage ‘fils de Sly’ Stallone et le monteur ‘Oscarisé’ Bob Murawski ‐ qui a depuis bossé sur des superproductions comme THE HURT LOCKER, SPIDER‐MAN and DRAG ME TO HELL) et une paire de classiques de Lucio Fulci, soit ZOMBIE et une nouvelle copie 35mm de THE BEYOND.

    Furent projetés d’autres titres rétro tels que SANTO VS THE MONSTERS (l’une des plus folles projections de minuit dans toute l’histoire du festival – qui est déjà assez dingue merci!), une rare copie de THE MYSTERIANS d’Ishirô Honda et une somptueuse nouvelle copie 35mm REVENGE OF FRANKENSTEIN de Terence Fisher.

    Les projections de courts métrages les plus marquantes furent sans contredit la première nord‐ américaine de l’alors inédit et maintenant légendaire AFTERMATH de Nacho Cerda et la première canadienne de l’écorchant CUTTING MOMENTS de Douglas Buck. Tous deux gagnèrent des prix du public. Cerda alla ensuite jusqu’à coécrire son long métrage THE ABANDONED (sélection officielle: TIFF, Sitges, etc.) avec Karim Hussain et Richard Stanley. Buck devint au fil des ans un authentique régulier du festival, avant de finalement déménager à Montréal in 2009. Il a également collaboré avec Hussain sur plusieurs projets, le plus récent étant un projet d’anthologie horrifique intitulé THEATRE BIZARRE.

    Parmi les autres courts dignes de mention, on retrouvait DR. CURRY de David Alcalde, MY SWEET SATAN de Jim Van Bebber, L&D de Hideki Kimura, HANDS OFF de Michael Gingold, L’HOMME VRAI de Sylvain Ruest, PLANET MAN d’Andrew Bancroft, THE NEXT BIG THING de Mark Wilkinson et la version courte originale de DESECRATION de Dante Tomaselli.

    De nombreux journalistes internationaux se sont déplacés pour couvrir l’évènement, dont Harvey Fenton de FAB Press, Michael Gingold et Tony Timpone de Fangoria (suite à cette visite, Timpone devint l’un des programmateurs du festival ‐ depuis 1998), Chas Balun de Deep Red (qui a mémorablement déclaré le festival comme étant “le Woodstock de l’horreur”), Jason J. Slater de The Darkside, Marcele Perks et Martin Coxhead de Shivers, Glenn Wilcox de Graveside Entertainment, Hugh Gallagher de Draculina, Jim McLennan de Trash City and Loris Curci. (Traduction et adaptation : Kristof G.)

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  • 1996

    1996

    En 1996, Martin Sauvageau, André Dubois et Pierre Corbeil décidèrent d’organiser un festival de film dédié au cinéma de genre asiatique. Marchant dans les traces de l’éphémère et bien aimé Festival International de Cinéma Fantastique (qui eut lieu à Montréal en 1992‐1993), ils obtinrent l’aide inestimable de plusieurs collaborateurs, incluant Julien Fonfrède, E. Jean Guerin, Hiromi Aihara et John Jordan, tous menés par leur amour commun pour le cinéma de genre.

    Pendant tout un mois (à l’époque, un exploit), l’édition inaugurale du Festival de Film Fantasia s’est tenue du 12 juillet au 11 août 1996. Ça débuta sur les chapeaux de roue avec une rétrospective de 40 longs métrages réalisés à Hong Kong depuis le milieu des années ’80. C’est pendant cet âge d’or du cinéma hongkongais que furent produites les œuvres les plus solides et distinctives de ses artisans, à l’époque virtuellement inconnus du public nord‐américain; aucun festival de films montréalais ne semblait intéressé à faire mousser cette extraordinaire vague de talents, qui sont depuis devenus mondialement reconnus.

    Le festival présenta des programmes dédiés à de phénoménaux interprètes, tel que Chow Yun Fat – incontestablement l’un des meilleurs acteurs de sa génération – incluant A Better Tomorrow 2, City on Fire, Once A Thief, Full Contact, God of Gamblers, God of Gamblers’ Return, Peace Hotel, Prison on Fire 1+2. Mettant en vedette Jet Li, sensation des arts martiaux (véritable héritier de Bruce Lee), furent projetés Fist of Legend, Fong Sai Yuk, High Risk, The Tai Chi Master et My Father is a Hero (film d’ouverture présenté à guichets fermés). Du maître de la comédie Stephen Chow, on a pu voir A Chinese Odyssey 1+2, From Beijing With Love, Love on Delivery et Out of the Dark. Le festival fut également l’hôte de premières de films de réalisateurs maintenant légendaires, incluant Tsui Hark, John Woo, Ringo Lam, Johnny To et Yuen Woo‐ Ping. Parmi les moments mémorables de cette première édition, on doit évidemment souligner les extraordinaires projections de minuit, incluant celles du délirant Story of Ricky, du saisissant Untold Story et du marquant Sex and Zen, tous projetées devant des auditoires aussi émerveillés qu’endiablés.

    En plus des 40 films de Hong Kong, 20 titres provenant du Japon vinrent compléter la programmation, comprenant d’importants longs métrages animés comme The Castle of Cagliostro du maitre réalisateur Hayao Miyazaki, le film à sketch Memories réalisé à plusieurs incluant notamment Katsuhiro Otomo (Akira), Patlabor 2 de Mamoru Oshii (Ghost in the Shell), Robot Carnival et Wings of Honnemaise. Du côté des monstres géants, Fantasia a relâché Gamera: The Guardian of the Universe de Shusuke Kaneko, en plus de projections de rares copies de Destroy All Monsters et Godzilla vs. the Smog Monster.

    Ces films reçurent une réponse extrêmement enthousiaste de l’audience, à en juger des multiples projections présentées à guichets fermés ‐ dans un théâtre de 940 places – et tous ses week‐end de supplémentaires de septembre à décembre! Suite à un succès aussi grand que surprenant, les organisateurs en ressortirent avec assez de confiance pour remettre ça l’année suivante, avec un encore plus gros show. Et l’histoire ne faisait que commencer… (Traduction et adaptation : Kristof G.)

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