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Imaginaerum ("Imaginaerum")

Première Nord-Américaine

“A musical fantasy world in the vein of David Lynch, Neil Gaiman, and Cirque du Soleil... an extraordinary tale of the power of imagination” - BLABBERMOUTH

Tom (Francis X. McCarthy), compositeur mourant, souffre de démence sévère se manifestant en d’incroyables élans d’imagination. Lorsque la faucheuse vient finalement réclamer sa vie, c’est tout son esprit qui éclate en morceaux, envoyant ce qui reste de sa conscience à travers le temps, vers les souvenirs tordus et l’imaginaire déchainé de sa personne à l’âge de 10 ans. Un inquiétant bonhomme de neige à l’allure steampunk apparaît à sa fenêtre et le mène vers une aventure au travers de ses jeunes souvenirs. Pendant ce temps, dans le monde réel, sa fille Gem, distante et amère de n’avoir jamais connu son père, tente tant bien que mal de gérer la mort imminente de son père en établissant avec lui une ultime connexion tandis que celui-ci reste prisonnier de son monde fantastique. À l’intersection des deux, ils se retrouveront peut-être pour la première fois.

Réalisé en parallèle au 7e disque du groupe Nightwish, un album-concept amenant l’auditeur au travers des souvenirs d’un compositeur sur son lit de mort, IMAGINAERUM est inspiré de ce qui a été qualifié du meilleur album du groupe, mais le film tient aussi la route par soi-même, adaptant l’histoire de l’album, ses sons et son atmosphère en un long métrage explorant les thèmes de la mémoire, de la perte de l’autre et de la mort, à travers une traversée de l’esprit sombre, tortueuse et onirique. Le métal symphonique caractéristique du groupe, déjà grandement inspiré par la musique de film, sert de trame sonore et est aussi mis en valeur au travers de performances, qui sont comme des arrêts au travers de la fantaisie de Tom. Entre les mains du réalisateur Stobe Harju (qui a précédemment réalisé des clips pour le band ainsi que des projets d’animation par ordinateur), c’est tout l’univers visuel de Nightwish qui prend vie dans un film qui rappellera THE NEVERENDING STORY s’il avait été réalisé vers 1993 par un Tim Burton qui aurait grandi en lisant NEMO IN SLUMBERLAND, avec un soupçon de JACK FROST. Produit entre Helsinki et Montréal et mettant en scène des talents locaux tels que Marianne Farley (LA PEAU BLANCHE) dans le rôle de Gem, auprès de Quinn Lord, un enfant acteur qui est déjà un habitué du film d’horreur (THE HOLE de Joe Dante, TRICK ‘R TREAT de Michael Dougherty, ou THE POSSESSION d’Ole Bornedal) dans le rôle de Tom, le film d’IMAGINAERUM est un incontournable pour les grands fans de Nightwish, évidemment, mais aussi recommandé à tout enthousiaste de « dark fantasy » et de films musicaux funèbres, macabres et enchanteurs.

— Ariel Esteban Cayer

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