Billets

Animals

Première Québécoise
  • Espagne
  • 2012
  • 94 mins
  • DCP
  • Espagnol / Anglais
  • Anglais (sous-titres)
GAGNANT: Meilleur premier film, Sant Jordi de Cinematografia 2013
Sélection officielle, Sitges 2012
Sélection officielle, Miami International Film Festival 2013

“Troubled teens and a talking teddy bear populate the bizarre world of Marçal Forés’ shimmering, ambitious debut” – Jonathan Holland, VARIETY

Chaque adolescent a besoin d’un meilleur ami. Pol, 17 ans, a l’ami le plus proche qu’un garçon de son âge pourrait vouloir, un ami qui est à la fois un confident et un pilier réconfortant. Son nom est Deerhoof – et il s’adonne à être un ours en peluche parlant. Pol fait ce qu’il peut pour garder secrète cette amitié bien spéciale. À l’école, il est un élève timide mais doué. Son amitié la plus sincère est avec une fille plus âgée prénommée Laia, qui est follement amoureuse de lui, un fait qui est évident pour tout le monde à l’école – à l’exception de Pol. Un étrange nouvel étudiant arrive, capturant l’imagination du garçon. Une jeune fille disparaît. Les camarades de classe deviennent de plus en plus révoltés et irrationnels. Quelque chose de bizarre se passe à l’école, quelque chose de plus étrange que Deerhoof, de plus dangereux que l’aliénation adolescente, de plus puissant que l’aura spirituelle la plus vive. Le passage à l’âge adulte de Pol complique une existence déjà compliquée et tout son monde s’apprête à sortir de son axe.

Ce ne sont pas tous les cinéastes qui pourraient réussir un sombre film d’ados où l’on retrouve un ours en peluche parlant qui joue de la batterie et en faire quelque chose semblant sorti de rêves et de cauchemars chargés émotionnellement. Mais alors, tous les cinéastes ne sont pas Marçal Forés. Poétique, hypnotique et franchement non-conventionnel, ce film a ébloui et polarisé les spectateurs dans les festivals à travers l’Europe. L’œuvre de Forés plonge tête première dans une exploration des pulsions autodestructrices, de la confusion sociale et de l’identification sexuelle embrouillée en faisant usage de surréalisme plein d’esprit et de mélancolie paniquée, le tout étant raconté en mélangeant de façon douce mais constante la fantaisie et la réalité. Ceci ne sera pas facile à avaler pour certains, particulièrement les plus rationnels. En d’autres mots, c’est un portrait onirique des extrêmes bouleversements adolescents, tissé comme une fantaisie psychologique.

Évoquant à la fois DONNIE DARKO et LÉOLO avec une touche de Charles Burns, ANIMALS exploite un tourbillon instable d’anxiétés et de troubles identitaires adolescents, adressant des thèmes complexes à travers une foule d’approches non-conventionnelles. C’est assez lourd, oui, mais c’est aussi divertissant et fantastique. Parmi les nombreuses touches étranges du film, portez attention à la star du HOBBIT Martin Freeman dans un étonnant rôle de soutien. Achetez un billet. Prenez place. Si vous êtes chanceux, vous ne survivrez pas jusqu’à l’âge adulte.

— Mitch Davis

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