Billets

Willow Creek

Première Canadienne
En présence du réalisateur Bobcat Goldthwait

“A downright scary ride that’s also a ton of fun… careens from the funny to the painful and then back to funny before pouring on the scares and weirdness” – Don R. Lewis, FILM THREAT

Jim, un beau jeune home de la ville, y croit vraiment – il est convaincu de l’existence du sasquatch, cet insaisissable homme-bête qu’on surnomme Bigfoot et qui hanterait les régions sauvages de la côte Ouest américaine. Kelly, la petite amie de Jim, n’en est pas si sûre. Mais elle aime Jim et se dit que de l’accompagner lors de son périple pour tourner un documentaire maison en cherchant la célèbre créature est une façon comme une autre de passer le temps entre deux contrats comme actrice. Le couple se rend en voiture jusqu’au comté de Trinity, en Californie, effectuant un pèlerinage jusqu’à l’endroit où le fameux clip de Patterson-Gimlin, qui montrait prétendument le mystérieux monstre en mouvement, a été filmé en 1967. En arrivant à Willow Creek, ils découvrent une foule d’attrape-touriste ayant le Bigfoot pour thème, et ils discutent avec divers gens de l’endroit. Certains habitants sont heureux de parler avec eux, alors que d’autres font preuve d’appréhension. Leurs avertissements deviennent de plus en plus agressifs. Le fond des bois n’est pas un endroit pour un couple naïf de la ville – comme Jim et Kelly vont bientôt le découvrir!

Depuis qu’il s’est fait connaître dans le rôle du ridicule Zed dans la série des POLICE ACADEMY dans les années ‘80, l’humoriste / acteur / scénariste / réalisateur Bobcat Goldthwait a prouvé qu’il était capable de divertir – et de détourner les attentes – à la fois devant et derrière la caméra. Délaissant les comédies noires mordantes (SHAKES THE CLOWN, WORLD’S GREATEST DAD, GOD BLESS AMERICA) et la réalisation de séries télévisées d’envergure, Goldthwait tente sa chance du côté des films d’horreur de « found-footage » à la Blair Witch avec WILLOW CREEK. Il réussit non seulement à nous effrayer – le moment central du second acte, un plan statique de 20 minutes à l’intérieur de la tente du couple, est un épisode de peur et de suspense insoutenable d’efficacité – mais il gagne aussi notre empathie et nous fait rire grâce à des acteurs principaux très crédibles et à de bien réelles conversations avec de véritables obsédés du sasquatch (faisant de WILLOW CREEK un hybride entre le vrai et le faux documentaire). Une exploration subtile de la foi et des croyances, un charmant exposé de kitsch cryptozoologique et un film de monstre étonnamment captivant (Goldthwait favorise une approche minimaliste trop souvent négligée dans le cinéma d’horreur), WILLOW CREEK cherche à accomplir des buts très précis, et disons que Goldthwait a plus de chance que ses pauvres protagonistes!

Fantasia 2013 - Willow Creek from Fantasia Film Festival on Vimeo.

— Rupert Bottenberg

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