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It's Me, It's Me ("Ore, Ore")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2013
  • 119 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur et scénariste Satoshi Miki

Film d'ouverture de Camera Lucida

GAGNANT : Prix du public My Movies, Festival du film d'Extrême-Orient d'Udine 2013

“Goes... beyond cute quirk territory into the strange and nightmarish” - Mark Schilling, JAPAN TIMES

“Anarchic” - FILM BIZ ASIA

Bande-annonce


Hitoshi est un ancien photographe recyclé en commis de magasin d'électronique. Blasé et désillusionné, le jeune homme de 28 ans passe trop souvent inaperçu, peinant ainsi à susciter le respect. Alors qu'il se fait une fois de plus marcher sur les pieds, cette fois par le client d'un restaurant, il décide de piquer le téléphone portable de l'énergumène, un certain Daiki, poussant l'audace jusqu'à arnaquer la mère de ce dernier en usurpant son identité. À ce moment, Hitoshi pénètre une spirale digne d'un mariage entre l'univers ludico-surréaliste de Boris Vian et l'étrangeté angoissante de Franz Kafka. À son retour à la maison, il tombe face à face avec la mère de Daiki qui agit de façon tout à fait normale, comme si ces deux personnes faisaient partie de la même famille. Pire encore, lorsque le pauvre Hitoshi va visiter sa propre maman, celle-ci le vire, affirmant ne pas le connaître, avant qu'un clone de lui-même entre dans la danse, lui révélant au passage la présence d'un autre double. Les triplés organisent donc une rencontre et se lient d'amitié, découvrant ainsi les avantages relationnels issus de cette multiplication du moi. Toutefois, l'arrivée massive de versions plus ou moins réussies d'eux-mêmes nécessitera éventuellement des mesures radicales...

IT'S ME, IT'S ME propose un casse-tête narratif aux accents de réalisme magique puisant son inspiration dans l'œuvre de David Lynch, Monty Python, Charlie Kaufman et, bien entendu, BEING JOHN MALKOVICH de Spike Jonze. Adapté du roman éponyme primé de l'auteur Tomoyuki Hoshino, ce nouveau long métrage de Satoshi Miki s'inscrit dans la lignée d'ADRIFT IN TOKYO et INSTANT SWAMP, ses deux œuvres précédentes, notamment dans les dialogues à l'humour décalé, la trame sonore délicieusement déroutante, une esthétique remarquable favorisant l'asymétrie et une capacité inouïe à intégrer une multitude de gags visuels à ses cadres. Toutefois, Miki s'adonne à un changement de ton drastique dans le dernier acte où la multiplication d'Hitoshi prend des proportions insoupçonnées. La fantaisie comique à laquelle nous assistons se transforme soudainement en une sorte de thriller surréaliste où l'auteur expose tous ses talents de metteur en scène en créant des moments de grande tension. IT'S ME, IT'S ME repose également en grande partie sur les épaules de Kazuya Kamenashi, du groupe de J-pop KAT-TUN, qui en met plein la vue en incarnant tous les Hitoshi, exprimant leur personnalité distincte avec aplomb. Si vous avez aimé les délires japonais SURVIVE STYLE 5+, MILOCRORZE et SYMBOL, IT'S ME, IT'S ME sera assurément l'une des expériences marquantes de votre année cinéphilique.

Fantasia 2013 - It's Me, It's Me from Fantasia Film Festival on Vimeo.

— Nicolas Archambault

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