Billets

Number 10 Blues/Goodbye Saigon

Première Nord-Américaine
  • Japon
  • Vietnam
  • 2013
  • 97 mins
  • HD
  • Japonais / Vietnamien
  • Anglais (sous-titres)
Présentation spéciale, Camera Lucida

Sélection officielle, Festival international du film de Rotterdam 2013

En dépit de la signature des Accords de paix de Paris et du retrait de 540 000 soldats américains en 1973, le gouvernement américain continua de financer les forces sud-vietnamiennes et leur guerre contre le Nord du Vietnam et le NLF se propagea à travers le pays. C’est dans ce contexte qu’évolue le businessman Toshio Sugimoto (Yusuke Kawazu, de classiques du cinéma japonais tels que FIGHTING ELEGY de Seijun Suzuki et CRUEL STORY OF YOUTH de Nagisa Oshima), profitant d’une existence tranquille à marchander des fruits de mer dans le climat relativement sécuritaire de Saigon. Cependant, un jour, il tue accidentellement un Vietnamien et son existence tombe en morceaux. Soudainement dépouillé de tous ses privilèges – passant effectivement de numéro 1 à numéro 10 -, il devra mettre de l’ordre dans son histoire d’amour avec Lan (Lan Tanh), une belle chanteuse de club, tout en tombant dans l’univers de la pègre de Saigon une grossière erreur à la fois. Sugimoto circule dans la clandestinité, mais bientôt, se cacher ne suffit plus. Il devra fuir à travers un Vietnam déchiré par la guerre, amenant avec lui sa bien-aimée Lan et son nouvel allié Taro (Kenji Isomura), fils d’un ancien soldat japonais et d’une femme vietnamienne.

« Tandis que la guerre du Vietnam s’embourbe, une autre histoire d’amour et de violence se joue devant nos yeux. » Norio Osada, mieux connu comme étant le scénariste de classiques tels que LADY SNOWBLOOD, LADY SNOWBLOOD 2 et UNDER THE FLAG OF THE RISING SUN de Kinji Fukasaku, nous offre un premier film – récemment complété par le National Film Centre of Japan et ayant eu sa première mondiale au prestigieux festival de Rotterdam plus tôt cette année – qui a tout d’un classique instantané, un chef-d’œuvre jamais vu n’attendant que d’être découvert. Incroyablement tourné en 1975 vers la fin de la guerre du Vietnam, dans de réelles situations de combat, NUMBER 10 BLUES/GOODBYE SAIGON se déballe avec l’énergie folle unique au cinéma de contre-culture et d’exploitation des années 70, lançant son héros dans une situation périlleuse et cauchemardesque qui n’est pas sans rappeler WAKE IN FRIGHT, un autre grand « film perdu » présenté à Fantasia en 2011. Examinant l’identité japonaise et les relations entre races en temps de guerre, le tout au beau milieu d’une chasse à l’homme effrénée, ce film d’Osada est un incroyable regard privilégié sur un conflit en fin de course, un vibrant document de son époque et, auprès de BAD FILM de Sion Sono, la découverte rétro la plus excitante qu’on vous présente cette année!

— Ariel Esteban Cayer

Sponsors
Sponsors