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Le Choc des Étoiles (v.f.) ("Scontri stellari oltre la terza dimensione", "Starcrash")

Rare copie 35mm en version française

"Quel bonheur d'enfin (re)voir Joe 'Maniac' Spinell (les 2 premiers ROCKY, TAXI DRIVER, THE GODFATHER PART II) dans un rôle à sa hauteur (!), après l'inoubliable MANIAC (1980). Ciao cher Joe, R.I.P. 1936-1989." — Kristof G.

Deux aventuriers de l'espace ― Stella Star (Caroline Munro) et Akton (Marjoe Gortner) ― sont mandatés par L’Empereur galactique (Christopher Plummer) pour retrouver son fils (David Hasselhoff), qui vient d’être kidnappé par le cruel et sanguinaire despote de la Ligue des Mondes Obscurs (Joe Spinell). Aidé d’un androïde nommé Elle, il devront rejoindre la base secrète de Zath Arn, déjouer de nombreux pièges et affronter les troupes ennemies, avant de pouvoir délivrer l’héritier galactique. Sur leur route, ils devront combattre amazones amorphes, hommes des cavernes, robots gigantesques, monstres de métal et autres créatures filmées en image par image (mais auxquelles il manque quelques images).

En 1977, STAR WARS déclancha un réel cataclysme mythologique. L’énorme succès du film lança une véritable mode de films dits « space opera ». Ayant flairé la bonne affaire, les Italiens furent parmi les premiers à abuser effrontément de la recette. Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lointaine... aux limites du polystyrène, du viol de propriétés intellectuelles, du bon goût et de l’entendement, nous vient l’œuvre de Luigi Cozzi. Ex-collaborateur de Dario Argento, certains se souviennent de Cozzi pour ses « heroic fantasies » (incluant HERCULES et ADVENTURES OF HERCULES, avec Lou Ferrigno), alors que d’autres retiennent ALIEN CONTAMINATION (avec Louise Marleau). Réalisé en 1978 sous le pseudonyme de Lewis Coates, LE CHOC DES ETOILES porte bien son titre. Un choc de couleurs, de costumes colorés faits de matériaux extra-terrestres, de décors hallucinés et de dialogues cabotins. Tout y est : des cheveux défiant la gravité, des lasers qui font « piou-piou », un jeu d’acteur inversement proportionnel à la blancheur des dents de ses interprètes et des décors multicolores rappelant les pires discothèques (sur l’acide). Les étoiles multicolores et les maquettes volantes n’ont d’égal que l’interprétation en mode caricatural confirmant le ton bande dessinée de l’affaire.

Caroline Munro vole littéralement la vedette dans le rôle de Stella Star, la meilleure pilote intergalactique (spécialiste de l’inter-espace!), qui se la (sur)joue en diverses tenues frôlant le S&M. Malgré tout, le film transpire l’amour de la science-fiction, émanant une volonté palpable de créer un spectacle des plus divertissants. Empruntant son esthétisme à BARBARELLA et son univers des « serials » à la FLASH GORDON, le tout est saupoudré d’éléments calqués sur STAR WARS et une douzaine d’autres classiques. Bien que le film n’ait pas les moyens de ses ambitions, c’est aussi ce qui le rend si sympathique. Quatre-vingt-cinq minutes ludiques de plaisir coupable garanti.

— DJ XL5

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