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The Cat ("Goyangyi: Jookeumeul Boneun Doo Gaeui Noon")

Première Canadienne
Sélection officielle, Festival international du film fantastique de Gérardmer 2012

So-yeun (Park Min-young, mannequin et star de la télé) adore les chats. Tellement en fait qu’elle s’est trouvé un boulot dans un salon de toilettage pour animaux, où elle pomponne avec amour ses amis à quatre pattes. Un jour, elle adopte Silky, une magnifique chatte persane, suite au décès de sa maîtresse dans de mystérieuses circonstances. À partir du moment où elle amène Silky chez elle, So-yeun reçoit les visites d’un enfant fantomatique qui semble avoir emménagé avec le félin. Ensuite, des gens se mettent à mourir. Le quotidien se déforme de façon horrifique. Déterminée à comprendre ce qui lui arrive, So-yeun s’embarque sur un effrayant périple qui l’amènera dans toutes sortes d’endroits franchement inquiétants, tel que morgues, incinérateurs et autres scènes de crime. Bien que son amour des animaux ne sera pas remis en cause, elle viendra à les comprendre davantage.

Mignon. Inquiétant. Terrifiant. Déchirant. THE CAT est tout ça. Magnifiquement filmé et glorieusement angoissant, ce fut l’un des champions du box-office coréen en 2011 et avec raison. C’est l’un des plus efficaces et atmosphériques films horrifiques à émerger de Corée du Sud depuis des années. Jouant avec la croyance folklorique voulant que les félins possèdent une sensibilité leur permettant de voir les esprits, le film est pimenté d’effrayantes séquences du genre J-à-la-K-horror, dont certaines feront sursauter à peu près n’importe qui. Or, là où le film prend réellement vie - et vient nous chercher - est par la façon avec laquelle il aborde ses thèmes à travers nos relations avec les animaux de compagnie. THE CAT utilise ces derniers tel un prisme spectral pour discourir sur l’abandon et la négligence, s’imprégnant ainsi d’une résonance émotionnelle des plus sincères, allant bien plus loin que la litière de ses contemporains. Notez que tous les chats que vous verrez dans ce film sont vrais, mais qu’aucun d’eux ne fut blessé, bien que certains moments de violence simulée soient réellement dérangeants. Un inhabituel et effrayant film de genre fait par et pour des amoureux des animaux, doté de surprenantes lignes narratives traitant de sujets comme l’irresponsabilité des propriétaires, des horreurs commises dans les refuges et de l’aspect vaniteux, voire même outrancier, du toilettage lorsqu’abusif. THE CAT transcende le familier et émerge comme étant une œuvre vraiment spéciale, qui restera dans les annales du cinéma horrifique asiatique.

— Mitch Davis

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