Billets

Sunny ("Sseoni")

Première Québécoise
GAGNANT: Meilleur réalisateur, Meilleur montage, Prix du film de Daejong 2011
Sélection officielle, Festival international du film de Busan 2011
Sélection officielle, Festival du film d’Extrême-Orient d’Udine 2012
Sélection officielle, Festival du film asiatique d'Osaka 2012

“Wickedly funny and wholeheartedly tender… totally infectious” — Maggie Lee, HOLLYWOOD REPORTER

“Genuinely funny humour… truly moving drama… an altogether incredibly engaging tale” — Paul Quinn, HANGUL CELLULOID

“Quel que soit votre âge, sexe ou nationalité, vous devenez une ado coréenne devant SUNNY!” — Victor Lopez, EASTASIA

En surface, la vie de Na-mi semble idyllique: femme au foyer, elle a une belle maison, un riche mari et une jolie fille. Elle ressent cependant un vide intérieur, quelque chose de manquant. Rendant visite à sa belle-mère à l’hôpital, elle passe devant la chambre d’une autre patiente. Serait-ce la même Chun-wa avec qui elle est allée à l’école secondaire? Pour Na-mi, une boîte pleine de vifs souvenirs de ses années d’adolescente dans les années 80 s’ouvre alors devant ses yeux: vêtements amples et colorés, la politique et la musique pop de l’époque, les batailles de cours d’école et l’avant-goût de la vie d’adulte. Plus que tout, elle se souvient de son groupe de meilleures amies, une bande de diverses jeunes filles avec qui elle a traversé tous les défis; une bande portant le nom de Sunny. 25 ans plus tard, Chun-wa est mourante et le temps file. Na-mi entame alors la recherche des anciens membres de sa clique pour qu’ensemble, elles entament un dernier pas de danse…

Coïncidant avec la vague de nostalgie pour les années 80 ayant déferlée sur la Corée du Sud l’année dernière, SUNNY s’est classé au troisième rang du box-office, ce qui n’est pas surprenant. Le réalisateur et scénariste Kang Hyeung-cheol, nous ayant offert SCANDAL MAKERS, évite adroitement de tomber dans les pièges du drame/comédie. SUNNY est un film précisément poignant sans être larmoyant, tout en restant respectueux de ses personnages, que Kang esquisse avec ample verve et profondeur. Le film est également hilarant : une bataille épique entre deux jeunes filles au milieu d’une brutale émeute politique est un des épisodes particulièrement inspirés du film. Soyez également prêts à apprendre une panoplie de jurons coréens! Chacun des sept membres de Sunny témoigne d’une personnalité distincte et mémorable, davantage même lorsque leurs versions adultes sont révélées une à une, l’ensemble pétillant assemblé par Kang se montrant plus que digne du matériel. Alternant avec fluidité entre passé et présent, Kang ― équipé d’une copieuse portion de vivacité d’esprit et d’empathie ― examine les liens complexes d’amitié que les jeunes filles tissent entre elles et qui les suivent une fois adulte.

— Rupert Bottenberg

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