Billets

The Fourth Dimension

Première Canadienne
Sélection officielle, Festival international du film de San Francisco 2012
Sélection officielle, Festival du film de Tribeca 2012

“The right mixture of goofy and profound” — Jason Bailey, FOURTH ROW CENTER

“All three directors transcend convention by challenging themselves and audiences to find something new in cinema” — Ashley Havey, TRIBECA FILM FESTIVAL

En fait, tout est parti d’une idée d’Eddy Moretti du Vice Magazine, coscénariste de l’extraordinaire WHITE LIGHTNIN’ et coréalisateur du tout aussi excellent HEAVY METAL IN BAGHDAD, sans mentionner le Vice Guide to Travel. Son plan : écrire son propre manifeste cinématographique, dont les règles seraient si bizarres et liquéfiées qu’il ne pourrait qu’en résulter du génie. Ce manifeste inclurait des règles comme « un animal en peluche doit faire une apparition ». Ni plus ni moins que génial, n’est-ce pas? Ensuite, il recruterait trois des cinéastes parmi les plus follement iconoclastes provenant tous trois de pays différents, afin qu’ils produisent chacun un segment de 30 minutes, avec l’instruction de tourner localement et d’explorer, d’une façon ou une autre, la possibilité d’une 4e dimension. Les résultats sont glorieux, en effet…

Pologne: L’atmosphérique « Fawns » de Jan Kwiecinski montre une bande de jeunes branchés déambulant dans une ville déserte presque fantomatique car immobile, explorant maisons, magasins et ruelles, tout en ignorant le fait que la région a été évacuée à cause d’une alerte apocalyptique annonçant une imminente inondation.

Russie: « Chrono Eye » d’Alexsey Fedorchenko, une merveille de satire subtile et de poésie non-conventionnelle, raconte l’histoire d’un scientifique confiné à son appartement, dont la frustration graduellement monte tandis que ses nombreuses expérimentations sur le voyage dans le temps sont interrompues par des évènements à la fois ordinaires et exceptionnels, ses déceptions passées rivalisant avec ses présentes déceptions. Jusqu’à ce que…

États-Unis: D’Harmony Korine, « The Lotus Community Workship » déchaîne l’hilarité ininterrompue (ainsi qu’une considérable alchimie esthétique) avec nul autre que Val Kilmer volant la vedette en tant que « Val Kilmer », un célèbre motivateur donnant des sermons débiles dans des salles bondée d’allées de bowling et d’aréna de patins à roulettes à travers les États-Unis.

Comme vous pouvez l’imaginer, aucun segment ne se ressemble, chacun étant un petit bijou de genre en soi, segments qui se consomment ensemble ici telle une bouffée d’un bong, un O.V.N.I. de cinéma semi-expérimental complètement divertissant, par moment hilarant, fascinant, époustouflant et toujours surprenant. Par ailleurs, il est particulièrement plaisant de voir l’implication de Korine, considérant qu’il fut le seul réalisateur américain à avoir jadis signé le manifeste Dogme ’95 de Von Trier. THE FOURTH DIMENSION prouve une fois de plus que Vice est une force redoutable et indomptable dans le paysage international du cinéma indépendant. Manquez ce film à vos risques et périls.

— Mitch Davis

Sponsors
Sponsors