Billets

Hard Romanticker ("Hadoromanchika")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2011
  • 108 mins
  • HD
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle, Festival international du film de Busan 2011
Sélection officielle, Festival international du film de Tokyo 2011
Sélection officielle, Festival du film d'Extrême-Oriend d'Udine 2012
Sélection officielle, Festival du film asiatique de New York 2012

“Gleefully anarchic... a demented Punch & Judy show” — Maggie Lee, VARIETY



Ouch. Dure est la vie pour Tatsu (Kento Nagayama), un jeune truand qui n’approuve pas toujours les mœurs ultra-violentes de certains de ses collègues. De plus, il vient de tuer « accidentellement » la grand-mère de Kim Chon-gi, un infâme chef de gang japonais-coréen, durant un cambriolage raté. Pendant ce temps, un pote de Tatsu, Gu, blond malfrat de sa condition (Shota Matsuda; AFRO TANAKA, également présenté cette année), tente de sauver sa peau — et d’en obtenir un peu dès que l’occasion se présente. Tout le monde veut retrouver Gu, mort ou vif, même le détective Fujita (Atsuro Watabe; LOVE EXPOSURE de Sion Sono et ZEBRAMAN de Takashi Miike). Il y a aussi Takagi (Shido Nakamura; NINJA KIDS!!! de Miike et la voix de Ryuuk dans les DEATH NOTE), proprio de ce club très classe — un bordel de la haute — où Gu vient d’être embauché. Il y a tellement de petits salauds dépravés dans ce bas monde. Et Gu en fait partie. Non, il ne va pas bien. Vraiment pas. Avant longtemps, femmes et hommes seront abusés, cognés, brûlés, poignardés, sauvagement frappés avec un casque de moto… Les guerres de gang ne sont jamais jolies. Ça va faire effectivement mal.

Nappé d’un épais nuage de fumée de cigarette et souillé du sang de pauvres innocents, HARD ROMANTICKER n’est pas un film approprié pour un premier rancart. Adapté du roman semi-autobiographique du réalisateur Gu Su-Yeon, ce film policier (tout près du drame criminel) traitant de la situation japonaise-coréenne est à l’occasion assez marrant et bien souvent troublant, qui comprend pas mal de sexe et de violence (parfois en même temps) et d’éclats d’humour noir. En plus des susmentionnés protagonistes principaux (le Gu de Matsuda va littéralement vous abasourdir), l’impressionnante distribution est complétée par, entre autres, Nobuaki Kaneko (LOVE STRIKES! , aussi au festival cette année), Kaname Endo (AFRO TANAKA), Yuma Ishigaki (13 ASSASSINS, BATTLE ROYALE 2) et Jyonmyon Pe (COLD FISH, AIR DOLL). Attendez-vous à voir et entendre tout plein de motocyclettes tonitruantes, une bande de beaucoup trop excités sniffeurs de colle, des parties de dominos, plusieurs nez cassés et une trame sonore funky à la Tarantino (avec beaucoup d’ensoleillés cuivres), en plus des moult poursuites à pied, sur les toits, motorisées… Pensez à THE CITY OF VIOLENCE qui rencontre dangereusement KIDS et A CLOCKWORK ORANGE. À manipuler avec soin.

— Kristof G.

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