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Sleep Tight ("Mientras duermes", "Malveillance")

Première Canadienne
  • Espagne
  • 2011
  • 108 mins
  • 35mm
  • Espagnol
  • Anglais (sous-titres)
GAGNANT: 6 prix Gaudí incluant Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario et Meilleur Acteur
Sélection officielle, Sitges 2011
Sélection officielle, Fantastic Fest 2011
Sélection officielle, Imagine Film Festival 2012

“A deliciously slow burn modern horror film” — Lisa Nesselson, SCREEN DAILY

“One of the most exhilarating depictions of day-to-day evil I’ve seen in a long time” — Manuel de Layet, QUIET EARTH

De l’un des plus incisifs esprits du cinéma de genre espagnol nous provient une expérience fascinante, aussi tendue qu’inconfortable, se classant parmi les meilleurs films que vous verrez cette année. César (Luis Tosar, CELL 211) est un portier dans la cinquantaine, bossant dans un complexe d’appartements huppé, accueillant toujours les locataires avec un sourire et une petite jasette. Tout le monde adore César. Si seulement ils savaient ce qu’il cache derrière cette aimable façade. César est un homme brisé, bourré de problèmes personnels qui l’empêchent de vivre ne serait ce qu’une infime parcelle de joie ou de bonheur quel qu’il soit. Ce manquement le pousse à oblitérer toute trace de vivacité chez ceux qui l’entourent. Il ne discute avec les locataires que pour en savoir plus sur eux, afin de pouvoir bien planifier comment annihiler tout ce qui égaie et enjolive leurs petites vies bien rangées. César possède une clé passe-partout lui donnant accès à tous les appartements de l’édifice et sachez qu’il ne se gêne pas pour l’utiliser régulièrement. Les locataires ne peuvent imaginer tout ce que Cesar, qui connait tout d’eux, a pu leur faire, à leurs logis, à leurs effets personnels… Rien n’est à l’épreuve de César, ni même mettre des produits dangereux dans des bouteilles de shampoing ou même complètement détruire l’existence de certains.

En présentant THE NAMELESS en première nord-américaine, Fantasia fut l’un des premiers festivals au monde à mettre en valeur le génie du réalisateur barcelonais Jaume Balagueró. Des années plus tard, on présenta la première projection en Amérique du Nord de l’influent chef-d’œuvre qu’il coréalisa avec Paco Plaza, [REC]. À l’instar de ce dernier, le maintes fois primé SLEEP TIGHT se déroule entre les murs d’un horrifique et infortuné bloc-appartement. Or ici, les terreurs conjurées par Balagueró sont redoutablement tangibles et aussi viables qu’un gargantuesque et fatal accident de la route. Préparez vous à atteindre d’étourdissants sommets d’effroi absolu lorsque que vous rencontrerez l’un des plus légitimement maléfiques personnages de l’histoire du cinéma ibérique, incarné avec brio par un Tosar si vivide et effrayant qu’il fut nominé pour un prix Goya (les Oscar d’Espagne). Évoquant le style du Polanski des années 1970, SLEEP TIGHT réussit à divertir et à effrayer avec autant de vélocité, à l’aide d’une mise-en-scène époustouflante couplée à un humour noir comme une nuit sans étoile. Les dernières minutes de ce film phénoménal vous hanteront à jamais.

— Mitch Davis

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