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Memory of the Dead ("La Memoria del Muerto")

Première Mondiale
  • Argentine
  • 2012
  • 100 mins
  • HD
  • Espagnol
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur Valentín Javier Diment

49 jours après la mort soudaine de son mari Jorge, sa veuve désemparée Alicia réunit les amis les plus proches de ce dernier dans leur vaste demeure pour la lecture d’une lettre qu’il leur avait écrite avant sa mort. Ils sont toutefois loin de se rendre compte qu’Alicia a un dessein secret : elle a rassemblé ce groupe hétéroclite afin de sacrifier leurs âmes, croyant ferme pouvoir ramener à la vie son amour perdu. Aux douze coups de minuit, un mystérieux brouillard recouvre le domaine, apportant avec lui des fantômes issus du passé de tous ceux étant réunis là. Un par un, les amis du défunt voient leurs pires souvenirs se matérialiser en des apparitions assoiffées de sang et de vengeance.

Mélange saisissant d’horreur et de comédie, MEMORY OF THE DEAD a pour ambition d’être la version argentine d’EVIL DEAD II, soit un film de genre satirique à petit budget, évitant l’humour autoréférentiel et les clins d’œil complices. Assumant fièrement son maigre budget, le réalisateur Valentín Javier Diment fait des miracles avec un plateau limité et des décors principalement numériques, la lande brumeuse entourant la maison d’Alicia devenant un terrain de jeux animé par ordinateur fréquenté par toutes sortes de goules, de spectres anciens aux zombies éclateurs de crânes. Bien vite, les murs sont couverts d’éclaboussures sanglantes, créées à l’aide d’effets spéciaux à la fois physique et numériques… Et le bain de sang se poursuit jusqu’à la finale étonnamment charmante du film. Outre le susmentionné EVIL DEAD II, les images extravagantes de MEMORY empruntent beaucoup d’éléments aux œuvres du cinéaste d’horreur espagnol Álex de la Iglesia, avec de plus un soupçon du remake de HOUSE ON HAUNTED HILL signé William Malone et — pour se parer à toute éventualité — même un peu de PSYCHO. Les acteurs chevronnés formant la distribution, la vedette de la télévision sud-américaine Lola Berthet en tête, s’éclatent en jouant un assortiment de stéréotypes éhontés, avec les hommes en faisant des tonnes pour avoir l’air de brutes et les femmes étant de telles chattes sauvages qu’elles sortent littéralement les griffes pour s’arracher les yeux. Plus qu’un simple hommage aux films qu’il vénère, MEMORY OF THE DEAD offre quelque chose de formidablement nouveau, tout en donnant l’impression d’être un vieil ami étrange que vous cachiez dans votre cave depuis des décennies.

— Ted Geoghegan

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