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Hail

Première Canadienne
Sélection officielle, Festival du film d’Adelaide
Sélection officielle, Festival international du film Rotterdam
Sélection officielle, Festival international du film de Seattle
Sélection officielle, Festival international du film d’Edinburgh

“9/10... Tenderness and brutality run all the way through, realised by an amazing first-time cast” — Lukey Folkard, AUSTRALIAN FILM REVIEW

Daniel sort tout juste de prison. Il renoue avec Leanne, son amoureuse de longue date, ainsi qu’avec son groupe d’amis, et il tente une fois de plus de trouver un emploi honnête et de reprendre sa vie en main. Mais le retour à la vraie vie peut être effrayant. Le plaisir simple de retrouver son âme sœur ne suffit pas à éteindre sa colère envers le monde et l’angoisse reliée au fait qu’il ignore comment se sentir à sa place dans une société où il y a peu d’ouvertures pour un vieil ex-détenu qui a perdu toutes ses dents. Bientôt, il baigne à nouveau dans la culture alcoolique de son environnement et organise de petites magouilles pour joindre les deux bouts. Son tempérament violent est souvent dur à contrôler et les éléments dysfonctionnels de sa relation avec Leanne refont aisément surface. Bientôt, un vieil ami de Leanne se présente à leur porte et lui enlève sa seul raison d’exister. Daniel est peut-être principalement un danger pour lui-même, mais à partir du moment où il perd ses repères, c'est comme si l'enfer au complet s’était déchaîné.

HAIL est le résultat d’une longue collaboration entre le réalisateur Amiel Courtin-Wilson et Daniel P. Jones. Courtin-Wilson est un documentariste expérimenté avec trois longs métrages et plusieurs courts à son actif, dont CICADA, un court documentaire tourné avec Jones il y a quelques années, dans lequel cet ex-prisonnier racontait en gros plan un événement très traumatisant de son enfance. HAIL en est la suite logique, alimentée par 500 pages de souvenirs personnels mis sur papier par Jones, bien que l’histoire du film soit entièrement fictive. L’implication personnelle va plus loin, sa véritable partenaire de vie Leanne Letch jouant le rôle de la petite amie. Le film conserve des airs de documentaire grâce à des dialogues largement improvisés et à une distribution majoritairement composée de non-acteurs provenant de l’entourage de Jones. La direction photo naturaliste approfondit l’aspect réaliste avec des gros plans filmés caméra à l’épaule, mêlés à une musique sentie, des moments contemplatifs au ralenti et un montage qui devient de plus en plus expérimental au fil du film. Ce n’est pas le genre de film qu’on voit habituellement à Fantasia, c’est vrai. En fait, ce ne n’est pas le type d’expérience viscérale qu’on a souvent la chance d’avoir, point final.

— Stephanie Trepanier

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