Billets

Despite the Gods

Première Québécoise
  • Australie
  • 2012
  • 85 mins
  • HD
  • Anglais
  • Anglais (sous-titres)
En présence de Jennifer Lynch et de la réalisatrice Penny Vozniak

“A low budget docu-delight... Lynch is the beating, empathic heart of the film, an endearing combination of raw emotional honesty and self-deprecating humor” — Samantha Chater, INDIEWIRE

"As a piece of entertainment and as a warning for young filmmakers, Despite the Gods works on both fronts. A truly fascinating film." — Kirk Haviland, ENTERTAINMENT MAVEN

« Étant donné des difficultés et épreuves inhérentes à la création d’un long métrage, c’est assez incroyable qu’on arrive à en produire. » En 1993, Jennifer Lynch ― fille de David (qui était déjà une cultissime légende) ― fut la plus jeune Américaine à avoir réalisé un long métrage. BOXING HELENA souffrit d’une production trouble et tendue, mais devint ensuite culte en trouvant son public près de vingt ans plus tard. Après une longue pause, Lynch revint à la réalisation avec l’acclamé SURVEILLANCE (2008). DESPITE THE GODS offre une vision intime et candide de cette réalisatrice d’expérience qu’est maintenant miss Lynch, alors qu’elle tente de réaliser son troisième et plus ambitieux film – une coproduction de six millions de dollars entre les États-Unis et Bollywood, tourné en Inde avec les stars Mallika Sherawat et Irfann Khan. Affirmer que les trois mois de tournage de son film d’horreur fantastique HISSS (basé sur la légende indienne de la femme-serpent) furent tumultueux serait un euphémisme spectaculaire.

Dans l’esprit de films comme LOST IN LA MANCHA et OVERNIGHT, Penny Vozniak, l’amie d’un des producteurs qu’on avait engagé pour tourner le « making of » d’HISSS, a fini par relater la perte progressive de contrôle de Lynch sur la production, qui a du être prolongée de cinq mois. Bien que chaos et confusion sont monnaie courante sur n’importe quel plateau de tournage, le baptême du feu Bollywood-ien de Lynch inclut la barrière de langue, un producteur récalcitrant, ainsi qu’un combat incessant contre les forces de la nature et le culte urbain de la célébrité. Et en plus de tout ça, Lynch, qui est mère monoparentale, devait s’occuper de Sydney, sa fille de treize ans qui l’accompagnait. La caméra inébranlable de Vozniak a capturé une Lynch complètement dépassée par les événements, finissant par admettre qu’elle est vraiment hors de son élément. Néanmoins, on constate que le film – et particulièrement le documentaire – peut être d’une empathie formidable, alors qu’on ne peut s’empêcher de penser que toute cette furieuse confusion lui permettra au final d’en ressortir grandie. Lynch persévère, en tentant de maintenir sa vision artistique personnelle durant le tournage tout en s’occupant de sa fille (et de son équipe), alors que demeure une certaine ironie dans le fait qu’HISSS est en soi un regard féministe sur une culture étrangère. « C’est le chaos. C’est l’Inde. N’est-ce pas magnifique? »

— Kurt Halfyard

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