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Killer Joe

Première Québécoise
Sélection officielle, 68e Festival international du film de Venise
Sélection officielle, Festival international du film de Toronto 2011
Sélection officielle, South by Southwest 2012

“Full-frontal in every sense, an unabashed pulp romp stuffed with ugly acts and primal screams... Paper-cut sharp and horribly funny." — Catherine Shoard, GUARDIAN

William Friedkin, réalisateur de classiques tels que THE FRENCH CONNECTION, SORCERER et THE EXORCIST, est de retour avec le comeback de tous les comebacks, un film gothique du Sud des États-Unis, aussi enflammé qu’inconfortablement hilarant, repoussant les limites tel que peu de films osent encore le faire. Chris (Emile Hirsch) est à la veille d’être assassiné pour une dette de drogue qu’il ne sera jamais capable de repayer. Désespéré, il entreprend la seule avenue lui semblant sensée. C’est-à-dire tuer sa mère afin de récolter son assurance-vie. Son père (Thomas Haden Church), sa belle-mère (Gina Gershon) et son épanouissante sœur (Juno Temple) n’entraverons pas son chemin. Au contraire! Ensemble, ils contactent Joe (Matthew McConaughey), un policier de Dallas qui bosse également en tant que tueur à gage. Ils pensaient savoir ce que c’est « en arracher ». Ils ne sont hélas pas au bout de leurs peines.

À la fois un récit criminel, une comédie noire et une féroce œuvre de confrontation, KILLER JOE est l’un de ces films aussi merveilleux et rares que monstrueux, à la fois incroyablement divertissant et profondément provocateur. Tiré d’un scénario si tranchant qu’il pourrait être qualifié d’arme redoutable, voici un film compatissant, dément, tendre et sadique, dégoulinant de sexe et de fureur; le cinéma à son plus essentiel et audacieux. Hirsch, Temple, Gershon et Church sont impeccables. McConaughey livre l’une de ses meilleures performances en carrière, suintant de malfaisance et de l’attitude lubrique du prédateur, oblitérant immédiatement sa réputation de tête d’affiche relégué aux comédies romantiques. Personne, et on dit bien PERSONNE, n’a le culot de Friedkin. À l’âge de 77 ans, il a réalisé un film qui est plus vital et électrifiant que ce que la majorité de ceux qui constituent « la crème » d’Hollywood n’auraient jamais pu imaginer. Suite au maîtrisé BUG (également écrit par la dramaturge Tracy Letts, récipiendaire d’un Pulitzer), KILLER JOE prouve encore une fois que Friedkin est toujours au sommet de sa forme. C’est l’œuvre sans compromis d’un maître, mettant en scène l’une des familles les plus tordues jamais portées à l’écran. Si choquant, si noir, si explosivement transgressif que la MPAA a immédiatement eu un arrêt cardiaque lors de son visionnement, y apposant la cote NC-17. Friedkin et compagnie ont tenu leur bout et refusé de couper une seule minute. Rien ne peut vous préparer.

— Mitch Davis

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