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Schoolgirl Apocalypse ("Sêrâ-fuku mokushiroku")

Première Nord Americaine
  • Japon
  • 2011
  • 86 mins
  • HD
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur et scénariste John Cairns et du designer de créatures Mai Kojima

Sélection officielle, Festival international du film fantastique de Puchon 2011

Dans une paisible petite ville campagnarde ceinturée de montagnes, la tranquillité presque monastique s'apprête à laisser sa place à l'horreur et au chaos. Cependant, Sakura l'ignore complètement. Elle devine que quelque chose cloche lorsqu’un camarade lui envoie une flèche à quelques pouces du visage lors de son examen de kyudo (art martial s’apparentant au tir à l’arc) ou en observant un policier flatter béatement un mur pour aucune raison. Il y a aussi ce son strident émanant des appareils électroniques. Or, rien de tout ça ne permet à la jolie collégienne d'anticiper ce qui s'en vient. Alors qu'elle suit les aventures de Billy ― le personnage de ses cahiers d'anglais ― en rêvant à New York où elle aimerait tant aller étudier, son père entre à la maison et agresse sauvagement Sakura et sa mère. Résultat, les parents de la pauvre adolescente s'entretuent. Elle empoigne son arc, ses flèches et son manuel d'anglais pour ensuite se ruer à l'extérieur, où Sakura constate toute l'ampleur de la catastrophe. Apparemment, le signal émis par les portables et télévisions a transformé hommes et garçons en bêtes sanguinaires voulant massacrer toutes les femmes qu'ils croiseront. Luttant chaque seconde pour sa survie, Sakura trouvera refuge dans l'univers de Billy qui l'aidera à affronter la menace masculine, de même qu'Aoi, une survivante psychopathe.

Même si le Japon nous a habitués aux délires narratifs surréalistes, SCHOOLGIRL APOCALYPSE en surprendra plus d'un avec son récit post-apocalyptique atmosphérique, presque contemplatif, truffé d’étranges scènes d'animation inspirées des cahiers d'anglais de notre enfance. Basé au Japon, le réalisateur et scénariste d'origine américaine John Cairns propose une variation sur le thème du zombie à la sauce « coming of age », superbement mis en images en opposant la beauté de la campagne japonaise aux constructions humaines en état de décrépitude. Bien que la violence et les effets gore abondent, SCHOOLGIRL APOCALYPSE est à des kilomètres du divertissement à la Sushi Typhoon que son titre évoque. Cairns favorise l'ambiance plutôt que l'action tonitruante et, un peu à la manière de THE WALKING DEAD, met l'accent sur l'évolution des personnages. Grâce aux performances de la jeune actrice Higarino, qui transpose efficacement le passage de victime à guerrière de Sakura, et de Mai Tsujimoto, menaçante à souhait dans le rôle de la perfide Aoi, le mélange de réalisme et d'onirisme de SCHOOLGIRL APOCALYPSE fonctionne à merveille jusqu'à la finale qui vous laissera bouche bée...

— Nicolas Archambault

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