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Inbred

Première Québécoise
En présence du producteur Yazid Benfeghoul

“An amusing, deliciously gory, occasionally shocking and decidedly vicious little film” — DREAD CENTRAL

Lors d’une virée en campagne loin de leur logis, une bande de jeunes s’arrête dans une maison décrépie. Uns à uns, nos amis seront rapidement décimés de façon assez graphique merci, par des locaux visiblement pas mal locos. Ça sonne comme la prémisse de l’influent THE TEXAS CHAIN SAW MASSACRE? Oui, sauf qu’ici, on est en Angleterre, tout près de la bucolique communauté de Mortlake (ressemblant joyeusement à celle de 2000 MANIACS), où les petits garçons s’amusent dans les champs de maïs, en torturant les épouvantails ou en brûlant vivant des animaux. Pendant ce temps, devinez ce que mijotent leurs consanguins de parents? Un putain de freak show, bien évidemment! Nos protagonistes sont en fait des délinquants juvéniles en corvée de travaux communautaires, supervisés par une paire de responsables qui auront beaucoup moins de trouble avec leurs troublés jeunes qu’avec tout le reste. Dans INBRED, les citadins sont étripés, décapités, traqués, crucifiés, hachés, piétinés, explosés... par des péquenauds britanniques aux dents inévitablement pourries et aux cheveux plus que graisseux, portant des fringues défraîchies et trippant country (voir le solo de banjo façon DELIVERANCE!). Si le film possède autant de style et d’énergie que la salissante franchise WRONG TURN, on a aussi le culot d’inclure une tendue (et réussie) scène de siège à la STRAW DOGS. Et un idiot manœuvrant sa fidèle chainsaw ― il est peut-être même cannibale, sait-on jamais.

Si le ton est parfois relativement ignoble (pensez à CALVAIRE ou au susmentionné classique d’Hooper), le but est plutôt de se faire plaisir/rire sans trop réfléchir, comme chez l’ultra-violent HATCHET. Sérieux, le gore est fantastique et les meurtres nombreux et inventifs. Enfin des effets en vrais et fort bien faits, rehaussés lorsque requis d’effets CGI; bravo au réalisateur Alex Chandon, le mec derrière CRADLE OF FEAR, avec le bien-connu groupe black métal Cradle of Filth. Incluant le solide James Burrows (EDEN LAKE), la distribution d’INBRED sera familière aux spectateurs de DEAD’S MEN SHOES et THIS IS ENGLAND. En tant que proprio du seul pub du coin (rappelant celui d’AN AMERICAN WEREWOLF IN LONDON), Seamus O’Neill rappelle Philippe Nahon (HAUTE TENSION) en mode clown cinglé. Du côté des caméos, on peut voir la jolie Emily Booth (PERVIRELLA de Chandon, EVIL ALIENS, DOGHOUSE) et l’authentique « freak » Mat Fraser (un survivant de la thalidomide, maintenant performeur). Todd Browning aurait approuvé, tout comme les fans de HOUSE OF 1000 CORPSES.

— Kristof G.

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