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Eurocrime! The Italian Cop and Gangster Films That Ruled the '70s

Première Canadienne
En présence du scénariste/réalisateur Mike Malloy



Le film policier italien fut un genre très populaire dans les années 1970. On compte plus de 250 titres produits durant cette décennie. Après la perte de popularité du western spaghetti, le cinéma de genre italien renait de ses cendres avec le « Poliziotteschi », aussi connu sous le nom de néo-polar italien, « poliziottesco » ou « Euro-crime ». S’inspirant en partie du cinéma policier américain, le genre fut très influencé notamment par des films comme BULLITT, la série DIRTY HARRY, THE GODFATHER, THE FRENCH CONNECTION, SERPICO, SHAFT et DOG DAY AFTERNOON. Le « Poliziotteschi » puise également son inspiration dans l’actualité, que ce soit le terrorisme, la corruption, les assassinats politiques, la recrudescence de la violence urbaine et même des incidents diplomatiques tel que le Watergate. Parmi les éléments récurrents chers aux films policiers italiens, on retrouve principalement de la violence incessante (gifles, mornifles, coup de feu à profusion, cruauté, vengeance méritée et tout plein de brutalité policière, livrée par des agents prêts à tout) et des cascades excitantes (poursuites automobiles palpitantes, explosions multiples…). Toute une panoplie d’acteurs internationaux se sont mouillés au genre, qu’on pense à John Cassavetes, Charles Bronson, Oliver Reed, David Hemmings, Jack Palance ou Robert Blake. Les protagonistes sont souvent des antihéros, des policiers anarchiques ou des sociopathes en devenir. C’est souvent l’homme contre le système ou la machine. Le sens de l’honneur et la mafia sont au cœur d’un bon nombre de ces productions.

Le film de Mike Malloy repose sur les témoignages d’un grand nombre d'artisans de première ligne de ce mouvement cinématographique, dont Enzo G. Castellari, Franco Nero, John Saxon, Henry Silva, Antonio Sabato, Luc Merenda, Fred Williamson, Richard Harrison, Christopher Mitchum, Joe Dallesandro, Claudio Fragasso et Mario Caiano. Les entrevues sont habilement regroupées sous diverses thématiques et regorgent d’anecdotes éclairantes. De nombreux extraits de films viennent appuyer les propos et commentaires. La musique, les citations et les animations/illustrations donnent au documentaire un rythme excitant et un style distinctif. Les cinéphiles curieux et amateurs voudront sûrement poursuivre l’aventure en (re)visionnant STREET LAW (1974), THE BIG RACKET (1976) et HEROIN BUSTERS (1977) d’Enzo G. Castellari, ALMOST HUMAN (1974) et SYNDICATE SADISTS (1975) d’Umberto Lenzi, THE VIOLENT PROFESSIONNALS (1973) de Sergio Martino, MILANO CALIBRO 9 (1972) et IL BOSS (1973) de Fernando Di Leo et REVOLVER (1973) de Sergio Sollima. (Re)découvrez un genre excitant, généreux et scabreux.

— DJ XL5

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