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Cold Blooded

Première Québécoise
  • Canada
  • 2012
  • 87 mins
  • HD
  • Anglais
En présence du réalisateur/scénariste Jason Lapeyre



Un cambriolage de bijouterie vient de foirer, laissant l’un de ses masqués bandits décédé dans une ruelle du centre-ville de Toronto, alors qu’un autre repose dans le coma ― sans oublier tous ces diamants qu’on doit retrouver. Frances Jane, une jeune et athlétique policière (une solide Zoie Palmer; DEVIL), est envoyée à l’hôpital local afin de surveiller la chambre du voleur comateux pour la nuit. Cordero (Ryan Robbins; BATTLESTAR GALACTICA), le petit criminel susmentionné, se réveille peu après l’arrivée de la policière et tente de se sortir de sa fâcheuse position en négociant, avant de tenter une évasion du centre hospitalier. Or son boss, Holland (William MacDonald; SLITHER, EXLEY présenté l’an dernier), est un putain de dégénéré, un vrai psychopathe et il s’en vient le chercher. Et il n’aura de répit que lorsqu’il mettra la main sur ses précieux cailloux et qu’il saura enfin qui a tué Danny (Chris Ratz; SUCK). Brigands, officiers, docteurs, bijoutiers… Qui sont les bons et qui sont les méchants? Pas clair, comme il n’y a que des tons de gris dans ce stupéfiant petit bijou non-poli.

Après son documentaire FACELESS (2011), Jason Lapeyre impressionne avec son premier long métrage de fiction; son plus récent film, I DECLARE WAR, vient tout juste de remporter deux prix au ActionFest (2012), alors qu’il est aussi le coproducteur du court métrage THE CAPTURED BIRD (réalisé par Jovanka Vuckovic, ex-collègue de Lapeyre chez Rue Morgue), qui est également présenté cette année au festival. Avec un budget visiblement minimal, Lapeyre utilise avec brio son lieu principal, un hôpital presque abandonné, où se déroule la majorité de l’action. De plus, ses personnages ― qui sont tous aussi colorés que crédibles ― donnent uniformément tout ce qu’ils ont dans leur quête de survie et justice. Quelque part entre la Fiancée de KILL BILL et Debra de DEXTER, Palmer brille en tant que flic jolie, forte et déterminée. Si pas mal de rouge souillera les planchers immaculés de l’hôpital avant l’arrivée du générique, sachez que la violence du film sonne définitivement vraie… elle vous frappera comme une brique ― oubliez l’oreille et le rasoir de RESERVOIR DOGS. Magnifiquement filmé (Alwyn Kumst; « Fear Itself ») et subtilement mis en musique (Todor Kobakov, entendu sur MONSTER BRAWL ― en plus de Scratch Bastid!), cet absolument viscéral thriller psychologique vous gardera en haleine durant toute sa durée… une vraie virée de montagnes russes! Rusé et salement salé, parfait pour les aficionados de Tarantino.

— Kristof G.

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