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A Holy Place

A Holy Place

(Sveto mesto)

Première internationale

  • Serbie 1990
  • 90 min
  • 35mm
  • Serbe (Sous-titres Anglais)
Hosted by producer Zoran Otasevic

Genre

HorreurClassique

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Djordje Kadijevic
Scénario: Djordje Kadijevic, from Nikolai Gogol
Interprètes: Dragan Jovanovic, Branka Pujic, Aleksandar Bercek, Mira Banjac
Production: Zoran Otasevic, Dusan Kalmic
Origine de la copie: Belgrade Cinematheque

Dans...

Subversive Serbie   

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Description

Voici une adaptation de la nouvelle « VIY » de Nikolai Gogol que le public étranger a très peu vue, la plupart ignorant même son existence. Contrairement à la version bénigne russe de 1967, celle de Serbie, avec sa bonne dose d’érotisme et d’effets horrifiques, s’adresse indéniablement à un auditoire adulte. L’histoire traite toujours d’un étudiant en théologie peu enthousiaste à l’idée de passer trois nuits dans une église effrayante où il doit lire les Psaumes à une fille morte (vivante). Lors de ces cérémonies, des forces surnaturelles tentent de l’entraîner hors du protecteur cercle sacré dessiné sur le plancher. Le récit semi-humoristique de Gogol est ici enrichi de nouvelles informations sur la sorcière et son père. Ces personnages amènent avec eux un excès inimaginable de perversité et de terreur dont l’intensité se démarque drastiquement d’autres timides tentatives slaves à générer la peur.

Dans la version de Kadijevic, le personnage de Catherine est l’incarnation de la femme fatale. Une série de flashbacks révèle que la jeune femme est une véritable dévoreuse d’hommes et, dans un rare exemple serbe de scène de sexe lesbien explicite, de femmes également. La vie de Catherine nous est racontée de manière graduelle, par le biais de trois histoires entendues lors des nuits à l'église, chacune étant plus horrible que l'autre. Entièrement inventé par le réalisateur, le dernier trou d’écrou rappelle les œuvres gothiques de Pupi Avati en suggérant que corruption et perversion se dissimulent derrière des apparences respectables. Ce « gothisme serbe » est psychologiquement stimulant. Pour Kadijevic, un vétéran du cinéma serbe, la condition humaine suffit amplement comme puits à l’horreur et aux tourments éternels dont Eros et Thanatos semblent être la source. A HOLY PLACE rappelle surtout les films gothiques de Mario Bava, autant dans l’élaboration du visuel que dans le traitement sérieux et dramatique du récit et des personnages. À peine remarqué lors de sa sortie initiale, ce long métrage est un bijou oublié de l’horreur surnaturelle que le public en dehors de la Serbie se doit de découvrir. Puisque le film n’est pas disponible en DVD, il s’agit de votre seule chance de le voir sous-titré en anglais sur un grand écran, rendant véritablement justice à son imagerie éclatante.

—Dejan Ognjanovic (traduction Simon Laperrière)

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