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English

Saving Grace

Première mondiale

  • 2010
  • 85 min
  • HD
  • Anglais
Hosted by writer/director Chris Pickle

Genre

HorreurDrameThriller / Policier

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Chris Pickle
Scénario: Chris Pickle, Filip Premrl
Interprètes: Mandy Bo, Jason Barbeck, Peter Coady
Production: Chris Pickle
Origine de la copie: Knockout Films

Première partie...

Re-Wire   

Re-Wire

première nord américaine
Canada
2010 | 14 min
Anglais

Cinemabox

Description

« Et les virevoltants sont venus pour réduire cette ville en poussière. »

Cette traduction d’un vers tiré de l’une des chansons de SAVING GRACE dévoile la dimension poétique du film. Il s’agit essentiellement d’une œuvre méditative, un portrait méticuleux de deux personnages tourmentés, Grace, une jeune femme émotionnellement fragile, et un concierge taciturne appelé Clayton. La première fois que Grace croise le regard de Clayton, elle est admise à l’hôpital où il travaille suite à une overdose de drogue. Inconsciente dans son lit, Grace, grâce à une audacieuse ellipse narrative, se réveille dans le sous-sol d’une école abandonnée où réside Clayton. Ce dernier informe Grace que le monde extérieur a été dévasté par une série de bombardements terroristes. L’air est désormais toxique, les survivants imprévisibles et violents, ce qui explique pourquoi il interdit à Grace de quitter son repère humide. Il affirme garder la femme prisonnière pour sa protection. Il est son ange gardien. Du moins, c’est ce qu’il prétend.

Le genre de la femme gardée captive possède une histoire riche, allant de THE COLLECTOR (1965) aux récents THE GIRL NEXT DOOR (2007) et DEADGIRL (2008), tous deux présentés à Fantasia, en passant par BOXING HELENA (2003). Cependant, ce qui démarque SAVING GRACE des autres est son intérêt pour l’élaboration de l’ambiguïté psychologique des personnages. Comment et pourquoi Grace a été emmenée par Clayton de l’hôpital à un lieu semblable à une prison ne devient pas seulement le point central du récit, mais également le pivot sur lequel repose notre compréhension de notions conventionnelles, telles les intentions et les motivations d’un personnage, qui permettent au spectateur de décider si un protagoniste est essentiellement « bon » ou « méchant. » Par contre, celles-ci demeurent ici volontairement vagues, d’où la double connotation du titre. Est-ce que Clayton dit la vérité? Grace ne peut se rabattre que sur les dires de son autoproclamé protecteur ainsi que les informations fuyantes que lui procure son environnement. En un sens, il s’agit d’un film sur la VÉRITÉ. D’ailleurs, les passionnés de philosophie verront probablement un parallèle entre les lieux où se déroule l’action de SAVING GRACE et la fameuse allégorie de « la caverne » de Platon. La mise en scène de Pickle suggère pareille interprétation, tout particulièrement lorsqu’il situe sa caméra derrière une gigantesque feuille de plastique se trouvant dans l’habitacle de Clayton, produisant ainsi un effet visuel brouillant. Comme les prisonniers chez Platon, Grace ne connaîtra la VÉRITÉ que si elle réussit à échapper de son donjon pour rejoindre le « vrai » monde.

—Donato Totaro (traduction Simon Laperrière)

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