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La meute

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La meute

(The Pack)

Première nord américaine

  • France / Belgique 2010
  • 90 min
  • 35mm
  • Français (Sous-titres Anglais)
Official Selection, Cannes Film Festival 2010

Genre

Horreur

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Franck Richard
Scénario: Franck Richard
Interprètes: Émilie Dequenne, Yolande Moreau, Éric Godon, Philippe Nahon, Benjamin Boilay
Production: Vérane Frédiani, Christophe Louis, Franck Ribière
Origine de la copie: Films Distribution

Première partie...

Tous les hommes s'appellent Robert   

Tous les hommes s'appellent Robert

All Men Are Called Robert
première mondiale
France
2010 | 6 min
Français

Marc-de-Foy

Description

Les routes de campagne où l’on ne croise que des individus peu fréquentables sont loin d’impressionner Charlotte (Émilie Dequenne), une jeune femme en escapade. C’est une dure à cuire et elle ne craint rien. Suite à quelques embrouilles avec des motards aux manières discutables, elle fait la rencontre de Max, un autostoppeur, qui, à défaut d’inspirer confiance, lui apporte un peu de compagnie. En cours de route, les deux voyageurs s’arrêtent à la Spack, une halte routière délabrée tenue par une bonne femme aux nerfs solides (Yolande Moreau) ayant prêté son nom au restaurant. Leur pause n’est pas de tout repos. Charlotte retrouve les menaçants motards qui sont rapidement chassés par la propriétaire de l’établissement et, quelques instants plus tard, Max s’évapore mystérieusement après être allé aux toilettes. Persuadée que son compagnon de fortune ne l’a pas abandonnée, la jeune femme décide de partir à sa recherche en retournant, une fois la nuit tombée, sur les lieux de sa disparition. Rapidement, Charlotte se retrouve ligotée et enfermée dans une cage, prisonnière de la Spack qui voit en elle le prochain repas de sa progéniture, une meute de monstrueuses goules cannibales!

Lorsque le comité du Festival de Cannes a annoncé qu’il préparait une projection extérieure de LA MEUTE, la mairie de la ville a aussitôt annulé cette séance, craignant de choquer certaines âmes sensibles. Bien qu’il comporte quelques moments juteux, le premier film de Franck Richard ne focalise pourtant pas sur la violence, le réalisateur misant plutôt sur l’élaboration d’une atmosphère crade et malsaine. Ne nous le cachons pas, le synopsis laisse présager une impression de déjà-vu. Richard joue justement avec la familiarité de son récit pour prendre le spectateur au piège. À plusieurs reprises, il semble emprunter des sentiers battus pour ensuite briser toutes attentes en démontrant, par divers procédés narratifs, qu’il nous a induits en erreur. Le réalisateur apporte également à son film une dose d’humour noir bienvenue que l’on discerne par ces moments d’absurde déstabilisants, l’antithèse parfaite à l’ambiance maussade qui règne. La véritable réussite du film se trouve dans le choix d’excellents acteurs interprétant des contre-emplois. Émilie Dequenne, la coqueluche du cinéma d’auteur, fait ici son retour au genre en interprétant une antihéroïne coriace se situant à des kilomètres de Rosetta. Philippe Nahon est également de la partie, mais il délaisse ici son habituel rôle de salaud pour jouer un policier retraité candide. De toutes les productions de la récente vague d’horreur française, LA MEUTE est définitivement l'un des plus accomplis, soulignant l’arrivée d’un nouveau talent à surveiller de près.

—Simon Laperrière

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