Propulsé par Divertissement

English

Adobe's Flash plug-in is required to view the photos on this page.
A free download is available here.

Kuroneko

Voir la bande-annonce

Kuroneko

(Yabu no naka no kuroneko / Black Cat in the Grove)
commanditaire: Panorama-cinéma
  • Japon 1968
  • 99 min
  • 35mm
  • Japonais (Sous-titres Anglais)
Special launch event for the inaugural print edition of the film webzine Panorama-cinéma!

Genre

HorreurClassique

À l'affiche

Billets


« [...] un film à voir, absolument. Son coté sensuel et envoûtant ne peut laisser indifférent. » — HKMANIA

"Fans of current Asian horror and modern martial arthouse should find plenty to get their teeth into here" — FILM4

Équipe de production

Réalisation: Kaneto Shindo
Scénario: Kaneto Shindo
Interprètes: Kichiemon Nakamura, Nobuko Otowa, Kiwako Taichi, Kei Sato, Hideo Kanze
Production: Nichiei Shinsha
Origine de la copie: Janus Films

Hockey

Description

Avec KURONEKO, Kaneto Shindo (LES ENFANTS D’HIROSHIMA, L'ÎLE NUE, ONIBABA) signe l’un de ses importants « systèmes » des années 60. Plus inspiré des contes traditionnels japonais que son prédécesseur ONIBABA, KURONEKO est une expérience sensitive, un voyage hallucinatoire à travers les légendes nippones et la forte tradition du film de fantômes japonais des années 60. Shindo utilisera des harnais empruntés au théâtre kabuki pour filmer ses deux fantômes – une mère et sa fille – dont l’enveloppe charnelle fut dévorée par une bande de samouraïs assoiffés de sexe.

C’est à une époque où le Japon cohabite encore avec ses mythes animistes, magiques et c’est en entrecroisant cette mythologie avec la tragédie de Sophocle « Œdipe roi » que Shindo conçoit une œuvre viscérale venant jouer dans nos tripes jusqu’à son climax fatal : un homme, le mari et le fils des deux esprits, sera confondu, défiera la tempête sexuelle l’accablant à coups de katana. Est-ce sa mère ou sa femme? Les apparences sont trompeuses, elles se métamorphosent en chat et il ne reste au pauvre homme que l’espoir de transpercer les deux fantômes d’un seul coup. Accompagné par quelques-uns des plans les plus géniaux du cinéma fantastique, d’une musique de tambours japonais joués par des semblants de démons, KURONEKO transpire le malsain, épate le spectateur en tous genres qui y verra une intelligente allégorie sur le Japon de l’après-guerre et sur ces soldats partis au combat et toute la hantise pouvant naître de l’absence prolongée des êtres chers : la folie du deuil. On ne manquera d’ailleurs pas de voir en KURONEKO l’un des précurseurs épatants du giallo ou de s’étonner du talent et de la beauté de Kiwako Taichi, sorte de Barbara Steele (celle des Bava, Corbucci, Margheriti) japonaise glissant entre les plans comme de la soie sur la soie.

Pour toutes ces bonnes raisons, c’est avec grand plaisir que la revue Panorama-cinéma s’associe avec le Festival Fantasia pour présenter une magnifique copie 35mm tirée des voûtes de Janus Films à l’occasion du lancement de sa première publication imprimée portant sur le cinéma d’après-guerre japonais (où vous en trouverez bien plus sur Shindo, mais aussi sur les œuvres de Kurosawa, Mizoguchi, Ozu, Naruse, Ichikawa, Kobayashi et bien d’autres). C’est d’un voyage dont il est question, un pèlerinage dans une contrée intemporelle, dans un pays n’ayant jamais tout à fait existé. C’est une chance de revivre les premiers amours d’une passion qui anime Fantasia année après année, celle du dévoilement d’un autre monde à nos yeux bien d’ici.

—Mathieu Li-Goyette

2010 Sponsors

Conditions d'utilisation | Publicité | Clause de confidentialité Aide

@ Bell Canada, 2010.