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English

Brass Knuckle Boys

(Shonen Meriken Sakku)
  • Japon 2009
  • 125 min
  • 35mm
  • Japonais (Sous-titres Anglais)

Genre

MusicaleComédie

À l'affiche

Billets


“Demonstrates a tenacious capacity for delivering winning gags when they're least expected” — Russell Edwards, VARIETY

Équipe de production

Réalisation: Kankuro Kudo
Scénario: Kankuro Kudo
Interprètes: Aoi Miyazaki, Koichi Sato, Yuichi Kimura, Tomorowo Taguchi, Hiroki Miyake
Production: Makoto Okada, Tsugio Hattori
Origine de la copie: Toei

Cinemabox

Description

L’exubérante Kanna Kurita, chasseuse de talents chez une compagnie de disques, fait irruption dans le bureau de son patron, Tokita, avec son ordinateur portable et la conviction qu’il la virera. Jamais son supérieur n’acceptera son dernier pitch concernant les Shonen Merikensack, un groupe punk où sévissent quatre jeunes rockers incapables d’aligner deux accords. Un clip sur YouTube dévoile leur propension aux comportements antisociaux et aux actes de violence gratuite (Shonen Merikensack se traduit : garçons armés de poings américains) inversement proportionnelle à leur capacité à terminer une chanson (contrairement au séduisant copain de Kanna qui fait dans la délicate pop folk insupportable). Au grand étonnement de Kanna, Tokita révèle son passé marginal et demeure convaincu que les Shonen Merikensack sont des vrais de vrais, le contrepoids idéal à la punk pop commerciale actuelle. Ils sont vulgaires, bêtes, méchants, nihilistes et musicalement incompétents. Exactement comme le punk l’était dans les années 80! Si les Shonen Merikensack incarnent merveilleusement l’âge d’or punk, c’est parce qu’ils en sont issus, mais ça, Kanna le réalise trop tard. Elle va à leur rencontre afin de les mettre sous contrat, mais découvre une bande de vieux « has been » paumés et amers. Le fameux clip qui fait fureur fut enregistré 25 ans auparavant. Kanna conspire alors une tournée de réunion, mais ne peut imaginer la suite : une immersion totale dans les « valeurs » punk de même qu’un retour explosif dans le passé sordide des membres du groupe : Akio, Haruo, Jimmy et Young.

Dans un style punk rock approprié, le réalisateur et scénariste Kankuro Kudo piège le récit désinvolte, croustillant, mais incroyablement charmant de son film BRASS KNUCKLE BOYS. On dénombre plusieurs précédents au rayon des comédies exploitant la formule du groupe fictif qui joue du rock contre toute attente (de THIS IS SPÏNAL TÄP aux offrandes japonaises telles GS WONDERLAND et DETROIT METAL CITY) et le public se retrouve ainsi en terrain connu quant aux personnages et à l’intrigue. Toutefois, Kudo garde constamment une longueur d’avance au moyen de revirements surprenants puis maîtrise beaucoup mieux l’univers incomparable du rock’n’roll en comparaison à plusieurs cinéastes ayant tâté ce terrain. Il demeure authentique à la dynamique animant les caravanes de tournées et autres corvées de studio, hôtels bon marché, salles de spectacle miteuses et en profite pour pourfendre la musique populaire nipponne. Fondamentalement, Kudo, aidé d’une solide distribution se donnant sans compter, dresse le portrait de personnages mémorables qu’il fait interagir comme de jeunes anarchistes se fonçant dedans à un concert des Shonen Merikensack. Le punk n'est pas mort!

—Rupert Bottenberg (traduction Nicolas Archambault)

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