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Manette : la folle et les dieux de carton

Manette : la folle et les dieux de carton


commanditaire: Telefilm Canada & Cinemathèque Québécoise
  • Québec 1965
  • 86 min
  • 35mm
  • Français

Genre

DrameClassique

À l'affiche

Billets


« Camil Adam est doué pour un cinéma onirique, et les images, brûlantes, se bousculent, emportées par un lyrisme visuel étonnant parfois. » — Michèle Favreau, OFFICE DES COMMUNICATIONS SOCIALES (1968)

Équipe de production

Réalisation: Camil Adam
Scénario: Camil Adam
Interprètes: Mariette Lévesque, Lucille Papineau, Yvan Canuel, Léo Illial, Jen Roger, Les Baronets (René Angelil, Jean Beaulne et Pierre Labelle), Claude Gauvreau
Production: Camil Adam
Origine de la copie: Cinémathèque québécoise

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Description

La Cinémathèque québécoise collabore avec Fantasia en projetant ce film bigarré tiré de notre collection. Aussi déroutant que mé-connu, MANETTE : LA FOLLE ET LES DIEUX DE CARTON devrait satisfaire les amateurs de curiosités québécoises. Cette œuvre construite autour de Manette, une jeune fille névrosée refusant de vivre chez ses parents, fréquentant les hôpitaux psychiatriques, fantasmant sur la nature, aspirant à une liberté sexuelle nouvelle, prenant des cours aux Beaux-Arts, participant à des manifestations indépendantistes, vivant avec un homme sans être mariée, subissant un avortement clandestin, couchant avec Jen Roger, l’ex-roi du Red Light, rencontrant le masochisme, le triolisme et le lesbianisme, admirant le poète Claude Gauvreau, livrant ses poèmes dans un bar underground où se rassemblent des artistes « post beatnicks », passant un temps par la prostitution sans jamais cesser d’être fascinée par le yoga et le mysticisme oriental, aborde beaucoup d’idées en vogue dans les années 1960. À la fois tentatrice et victime des hommes, Manette apparaît comme une héroïne d’influence sadienne, exposée à de nombreuses expérimentations morales et sexuelles dans la grande ville pleine de vices, dont la quête d’absolu la mènera parallèlement à la folie.

MANETTE : LA FOLLE ET LES DIEUX DE CARTON est un film oublié, atypique, mais symptomatique de la Révolution tranquille qui, d’évidence, a souffert de plusieurs lacunes de production, mais dont les propos et les images (magnifiques vues de Montréal) peuvent susciter notre intérêt de cinéphile tordu quarante-cinq ans plus tard. MANETTE, par ses ellipses nombreuses, son ton poétique (devenu vraiment insolite) et sa désinvolture veut s’engager dans la modernité narrative du cinéma de la nouvelle vague française, tout autant que son personnage aux moeurs libres annonce le bouleversement de la libération sexuelle du cinéma québécois intronisé quatre ans plus tard par VALÉRIE. « Camil Adam a filmé cet opéra grotesque et déchirant avec des qualités d’exaspération et d’insensé qui amènent la fiction démentielle bien près du documentaire. C’est inouï à quel point ce film semble une catastrophe, avec des ratés monumentaux, mais aussi devient d’une beauté pure captivante dans un curieux absolu de l’excès. » (Patrick Straram, 1968)

—Fabrice Montal, La Cinémathèque québécoise

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