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Variola Vera

Variola Vera

  • Serbie 1982
  • 110 min
  • 35mm
  • Serbe (Sous-titres Anglais)

Genre

ClassiqueHorreur

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Goran Markovic
Scénario: Goran Markovic, Milan Peca Nikolic
Interprètes: Rade Serbedzija, Erland Josephson, Dusica Zegarac, Aleksandar Bercek, Bogdan Diklic
Production: Aleksandar Stojanovic
Origine de la copie: Belgrade Cinematheque

Dans...

Subversive Serbie   

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Marc-de-Foy

Description

VARIOLA VERA (nom latin pour variole) est vaguement basé sur un fait vécu. En 1972, en ce qui s’appelait alors la Yougoslavie, un musulman albanais du Kosovo fut infecté par la variole durant son pèlerinage au Moyen-Orient. À son retour en Serbie, il causa une épidémie à l’Hôpital de Belgrade alors que ses symptômes n’étaient pas encore apparents. Dans l’environnement oppressant d’un hôpital mis en quarantaine, un groupe de personnages, mené par Rade Serbedzija (EYES WIDE SHUT), tente tant bien que mal de survivre, tout en espérant conserver un semblant d’humanité. Pendant que les gens meurent horriblement, d’opportunistes et inefficaces politiciens s’en lavent les mains, trop occupés à se sauver pour se soucier du sort de leurs concitoyens.

VARIOLA VERA traite de cette peur qui pousse même les plus forts à commettre des actes ignobles et méprisables afin d’échapper à la mort. Le réalisateur utilise la maladie comme une métaphore, voire un miroir déformant, reflétant un système pourri de l’intérieur. D’ailleurs, le thème central du long métrage de Goran Markovic est la conséquence désastreuse du régime communiste totalitaire sur l’esprit du peuple. À cette fin, le film use d’éléments hérités de deux genres distincts, soit l’horreur et le film catastrophe. VARIOLA VERA emprunte la structure générale d’un film d’épidémie/catastrophe (le portrait réaliste d’un groupe de personnages, dont l’unité et l’humanité sont challengées par la même menace non surnaturelle), tout en employant dans son traitement des techniques classiques du cinéma horrifique. Non seulement parle-t-on ici d’imagerie répugnante inhérente à la maladie (ulcères, plaies, pus, vomissures sanglantes), mais surtout de la façon par laquelle celle-ci est utilisée afin de raconter l’histoire, de la rehausser en jouant avec la peur et le suspense. Sans oublier l’occasionnel et inattendu sursaut. Markovic manipule les émotions de l’auditoire en se servant d’une caméra subjective dans un environnement fournissant un minimum d’information visuelle. Le suspense est accentué par le contexte, selon la réalité de la menace (et son aspect physique). L’envoûtante trame sonore resserre l’accablante atmosphère planant au dessus de la tête de nos personnages pris au piège (incluant un régulier d’Ingmar Bergman, Erland Josephson). VARIOLA VERA est rempli d’une imagerie effrayante, composée de types en accoutrements de protection blancs et de cadavres emballés dans des draps imbibés de désinfectant, avant d’être scellés dans des cercueils d’acier. Personne n’est à l’abri, ni même les enfants, dans ce récit assez noir – bien que doté d’un certain humour – où l’horreur anatomique infecte le corps politique.

—Dejan Ognjanovic (traduction Kristof G.)

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