PREMIÈRE MONDIALE DU FILM INDÉPENDANT D'ACTION SUD-AFRICAIN SLAM-BANG !

15 juillet 2009 13:18:00

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SLAM-BANG de Mark Lebenon est une révélation : un thriller indépendant d’action et de vengeance violent, d’Afrique du sud sans agenda sociopolitique et éclatant d’humour noir, comme en témoigne le slogan: «It will take more than guts to survive the day.»
Lebenon sera présent le mercredi 15 juillet pour présenter la PREMIERE MONDIALE à 9 h 30 dans la Salle JA de Seve.

SLAM-BANG est le premier long-métrage de Lebenon et c’est encore plus impressionnant qu'il fut autofinancé. Lebenon a fait appel à des faveurs d’amis de l'industrie pour réaliser son conte sanglant d'un employé de bureau non-confrontationnel , qui est forcé par les circonstances de devenir un tueur en moins de 24 heures.

George (Roland Gaspar, un humoriste dans la vraie vie, ce que vous ne pourriez deviner en regardant sa performance) passe une mauvaise journée. Ses collègues de travail l’empilent de tâches afin qu'ils puissent quitter plus tôt, sa copine de longue date est sur le point de le laisser parce qu'il a oublié un rendez-vous de trop et pour couronner le tout, un personnage mystérieux appelé The Chinaman vient de lui proposer de façon plutôt convaincante qu'il doit dérober des informations importantes d’un ordinateur de gangster s’il veut que sa petite amie survive. La tâche devrait être assez facile, n’est-ce pas ? Faux. Rapidement, George a du sang sur les mains, les informations qu'il cherche sont «temporairement indisponibles» et il course partout en ville, tentant d’éluder des assassins et des hommes de main aimant la torture pendant qu’il essaie de rejoindre The Chinaman et que les corps s’empilent autour de lui.

Une découverte majeure de ce talentueux réalisateur/scénariste et d'un contexte culturel relativement inconnu, SLAM-BANG livre la marchandise du début à la fin ; le rythme forcené ne s’effrite jamais, et la tension est maintenue jusqu’à l'apogée sanglante.
Alors que notre protagoniste réticent est poussé hors de son existence limitée à un cubicule dans un monde nihiliste sans lois qui obscurcit le sien.

Le réalisateur Mark Lebenon a été assez aimable pour répondre à quelques questions à propos de l’industrie du film sud-africain, et de la place de SLAM-BANG en elle.



Ce film à été compare au travail de Michael Mann – est-ce que ses films on été une influence pour vous? Est-ce que Turk dans le siège arrière est un clin d’oeil à Reservoir Dogs?

Être comparé à lui est un honneur, je suis enjoué à l’idée que quelqu'un peut comparer notre petit film à un film de Michael Mann. Je n’ai pas été consciemment influencé par ses films, mais j'ai vu ses films des centaines de fois et je suis un grand fan. The Turk dans le siège arrière est définitivement un clin d’oeil à Reservoir Dogs et un autre film qui a été d’une grande influence et que personne ne semble citer : Bring Me The Head Of Alfredo Garcia de Sam Peckinpah.

George est un héros d'action peu typique. Mais en même temps il semble y avoir de la colère sous sa surface – comment avez-vous décrit le personnage à l'acteur qui le joue ? Pouvez-vous me parler un peu du reste de la distribution?

George est le genre de gars qui permet à tout le monde de lui marcher sur les pieds et se décourage toujours. Nous avons décidé qu’à un certain point, George se rend compte que s’il ne rétorque pas, il ne survivra pas. En même temps, nous ne voulions pas qu’il devienne un héros d’action, donc c’était délicat et j'espère que nous avons bien équilibré le tout.


Comment se porte l’industrie cinématographique de l’Afrique du Sud – pouvez vous m’en parler?

Il y a une industrie du film très solide et talentueuse en Afrique du Sud. Beaucoup de films étrangers y sont tournés à l'aide des équipes et des installations locales. Il y a aussi une forte vague de jeunes talents émergents qui commence à se développer et je pense que nous allons voir beaucoup de films intéressants commencer à sortir du pays.

Bon nombre des films que nous voyons dans les festivals sortant de l'Afrique du Sud ont un caractère plus socio-politique – nous ne voyons pas beaucoup de films d'action. Est-ce qu'il y a beaucoup de ces films réalisés en Afrique du Sud servant le marché national, que nous ne voyons juste pas ?

Jusqu'à présent, les films sud-africains ont été certainement dominés par des films historiques ou socio-politiques, mais je pense que les films d'action et de genre commencent à voir le jour. En raison des caméras numériques et des logiciels de montage, il est possible pour les cinéastes de réaliser leurs idées et de les diffuser. Il est possible de faire un film sans financement d’organismes régionaux. J'espère que nous allons voir beaucoup de choses sortant de l’Afrique du Sud.

Comment c’est déroulé le processus de financement – est-ce qu’il y a des organismes régionaux de financement qui sont prêts à supporter un film de genre commercial ?

Nous avons financé le film nous-mêmes. En raison du type du film (il devient assez extrême), il était difficile d’amasser les fonds car les gens ne sont pas habitués à ce genre de films en Afrique du Sud et ne savent pas quoi en penser. J'espère donc que ce film va les convaincre qu'il y a une place pour ce type de films en Afrique du Sud.


Quel type de distribution envisagez-vous pour le film en Afrique du Sud ? Est-ce que la violence et le «gore» sera un problème?

Le film n'est pas distribué en Afrique du Sud et je suis très impatient de voir la réaction là-bas. C'est un genre qui est apprécié dans le monde entier, c'est pourquoi je crois qu'il va bien passer avec le public sud-africain. Ce qui ne va probablement pas bien passer avec le public sud-africain est où nous poussons le film. Ce n’est pas pour les cœurs sensibles et le film à un aspect tordu et macabre qui ne plaira pas à tout le monde, pas seulement au public sud-africain. Et je crois que nous sommes l'un des premiers de ce type de film en Afrique du Sud qui est poussé à cet extrême.


Pouvez-vous me parler un peu sur votre expérience de travail avec la caméra P2HD de Panasonic?

La caméra Panasonic P2 HD était parfaite pour nous. Nous n’aurions pu faire le film avec notre budget sans elle. En raison des cartes, nous avons enregistré directement sur les disques durs et n'avions pas à dépenser de l'argent pour les cassettes et l'image était en HD. La caméra ne nous a pas limité d’aucune manière et je sais que le directeur photo à aimé travailler avec elle aussi. C’est certainement une caméra que nous allons utiliser à nouveau.

- Kier-La Janisse (traduction: Xavier Martel)






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