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Bande annonce

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Rough Cut

(Yeong-hwa-neun yeong-hwa-da / A Movie Is a Movie)
commanditaire: Jägermeister

Première canadienne

  • South korea 2008
  • 113 min
  • 35mm
  • Coréen (Sous-titres anglais)

À l'affiche

Billets


“Intelligent and thought provoking, whilst at the same time entertaining and exciting on a more basic level” – James Mudge, BEYONDHOLLYWOOD.COM

Équipe de production

Réalisation: Jang Hun
Scénario: Kim Ki-duk, Jang Hun, Ok Jin-gon, Oh Sei-yeon
Interprètes: So Ji-sub, Kang Ji-hwan, Hong Su-hyeon
Production: Kim Ki-duk
Distribution: Showbox

Description

Acteur populaire pour ses rôles dans différents films de gangsters, Soo-ta (Kang Ji-hwan) conserve son attitude de mauvais garçon après que le réalisateur eut crié : « coupez. » Son comportement de diva agressive et prétentieuse commence à lui attirer quelques problèmes auprès de ses collègues et de ses admirateurs. Surtout lorsqu’un de ses fans, Kang-pae (So Ji-sub), est un ancien acteur de troisième ordre devenu mafioso. Lui, l’attitude, il l’a et il a tout ce qu’il faut pour la justifier. Lorsqu’ils se croisent dans un bar, Kang-pae demande un autographe à Soo-ta et ce dernier lui répond avec son habituelle arrogance. Mauvaise idée. Car après qu’il eut envoyé un acteur à l’hôpital suite à une crise en plein tournage, plus personne ne veut travailler avec Soo-ta et le seul qui serait assez cinglé pour lui donner la réplique ne pourrait être que Kang-pae. Pour joindre l’utile à l’agréable, celui-ci imposera une condition : les combats devront être réels. Pas question de faire semblant. Pour que le scénario du film soit respecté, Soo-ta devra être capable de mettre Kang-pae KO.

Un gangster, dont la prestance n’a d’égal que sa dangerosité, qui veut donner une leçon tirée de l’école de la rue à un acteur vaniteux et déconnecté de la réalité à grands coups de poing dans la gueule… c’est profondément cool! Lorsqu’on assiste aux débuts fracassants d’un jeune réalisateur prometteur, ce l’est encore plus. Mais si on ajoute le fait que Kim Ki-duk, le réalisateur des percutants THE ISLE et BAD GUY, produit et coscénarise le tout, là on atteint des sommets. Avec ROUGH CUT, Jang Hun s’affirme comme l’un des plus beaux talents à surveiller dans les années à venir. Il ne se contente pas de surfer sur la notoriété de son mentor en le copiant, il s’affirme comme un auteur à part entière, capable de livrer un film audacieux, bourré de symbolisme et d’un raffinement esthétique incroyable, tout en demeurant extrêmement divertissant. Un film aux multiples personnalités. ROUGH CUT, c’est une critique acerbe du star-système coréen et de l’hypocrisie entourant le milieu du cinéma. Un film de gangsters avec les trahisons et les règlements de comptes que ça implique. Une lutte physique et psychologique fascinante entre deux personnages campés par deux solides acteurs, en particulier So Ji-sub qui peut à la fois être menaçant et vulnérable, tout en demeurant d’une subtilité exemplaire. Mais avant tout, ROUGH CUT demeure l’un des meilleurs films produits en République de Corée en 2008.

—Nicolas Archambault

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