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Blue Film Woman

(Buruu firumu no onna)
commanditaire: FAB Press

Première canadienne

  • Japon 1969
  • 80 min
  • 35mm
  • Japonais (Sous-titres anglais)
Hosted by Jasper Sharp, author of BEHIND THE PINK CURTAIN: THE COMPLETE HISTORY OF JAPANESE SEX CINEMA

À l'affiche

Billets

Équipe de production

Réalisation: Kan Mukai
Scénario: Yutaka So
Interprètes: Miki Hashimoto, Rika Koyanagi, Mitsugu Fujii, Takako Uchida
Production: Daisuke Asakura
Distribution: Stance Company

Dans...

Behind the Pink Curtain   

Évènements Spéciaux:
Behind the Pink Curtain


Description

L’un des premiers « pinku eiga » entièrement en couleurs, ce film outrageux suit les tribulations d’une jeune femme tentant de faire chanter un banquier corrompu responsable de la mort de ses parents. Réalisé par Kan Mukai, l’un des héros oubliés de l’industrie, et proposant une vision psychédélique du Tokyo des Swinging Sixties, BLUE FILM WOMAN a beaucoup à offrir à un spectateur moderne et blasé, comme un générique d’ouverture lysergique, un mutant pervers caché dans le grenier et une choquante scène de clôture faisant délicieusement écho à la situation économique mondiale d’aujourd’hui.

N’ayant pas les ressources des grands studios, les premières compagnies de « pinku eiga » étaient forcées de tourner leurs films en noir et blanc, adoptant graduellement un format « partiellement en couleurs » en 1964 avec le désormais perdu MISTRESS (MEKAKE) de Kinya Ogawa dans lequel les scènes érotiques explosent de couleurs. Ce format a persisté jusqu’à ce que Nikkkatsu lance en 1971 Roman Porno, des productions tournées en panoramique bénéficiant d’un budget plus élevé. Il y avait néanmoins des « pinku eiga » en couleurs dès 1967, dont NEW CHRONICLE OF AN AFFAIR (SHIN: JOJI NO RIREKISHO) d’Osamu Yamashita, une suite officieuse du révolutionnaire CHRONICLE OF AN AFFAIR(1965) de Koji Wakamatsu, FORBIDDEN GARDEN (JOSHI DAISEI NO KINJIRARETA HANAZONO) et PLEASURES OF A HUSSY (ABAZURE NO ETSURAKU) de Satoru Kobayashi. Cependant, le format entièrement en couleurs impliquait des budgets beaucoup plus élevés que l’habituel 3,5 millions de yens (approximativement 35,000$) des productions de l’époque et, pour cette raison, n’a pas été adopté avant plusieurs années.

Né le 16 octobre 1937, Kan Mukai a entrepris sa carrière en tournant des documentaires éducatifs, réalise en 1962 TWO BOYS (FUTARI NO SHONEN), son premier film, avant de pénétrer dans l’industrie des « pinku eiga » avec FLESH (NIKU) en 1965. Il a créé ses propres compagnies de production, Mukai Productions et Shishi Pro, avec lesquelles il a réalisé plusieurs centaines de « pinku eiga » et lancé la carrière de jeunes réalisateurs comme Yojiro Takita, Hisayasu Sato et Takahisa Zeze.

—Jasper Sharp, MIDNIGHT EYE (traduction Simon Laperrière)

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