White Lightnin’

Première montréalaise

  • Angleterre 2009
  • 84 min
  • 35mm
  • Anglais
Official Selection: Sundance Film Festival 2009
Official Selection: Berlin International Film Festival 2009

À l'affiche

Billets


“A white-trash psychobilly nightmare” — VANITY FAIR

“A demented slice of genius” — THE GUARDIAN

Équipe de production

Réalisation: Dominic Murphy
Scénario: Shane Smith, Eddy Moretti
Interprètes: Edward Hogg, Carrie Fisher, Muse Watson, Owen Campbell
Production: Mike Downey, Sam Taylor
Distribution: Vice Films

Description

Émergeant des enfers comme une chauve-souris carburant au meth, cet élan de furie appalachienne raconte avec sueur et délire l’histoire de Jesco White, le notoire hors-la-loi danseur de « clog ». L’enfance de Jesco (Edward Hogg) consiste à un combat avec ses démons internes, plusieurs renvois d’écoles de réforme, un abus de la bouteille, d’innombrables bagarres et l’automutilation comme passe-temps. Lorsque l’âge adulte le frappe, son cerveau est détruit par ses abus, ce qui le laisse entièrement fonctionnel, mais dangereusement impulsif. Son père, un danseur de « clog » doué, a tout appris à son fils jusqu’au jour de son assassinat. Jesco utilise donc la danse pour contrôler sa rage, même s’il n’obtient pas toujours le résultat escompté. Pratiquant dans les bars ou tout autre endroit où il peut marteler la terre, il développe rapidement un culte autour de lui ainsi qu’un dossier criminel. Jesco tombe également dans une romance toxique avec un couguar décharné ayant trois fois son âge (Carrie Fisher, dans une audacieuse performance), devient bête de scène, fracasse des crânes, détruit ses neurones, sombre profondément dans la psychose et se transforme ultimement en meurtrier bestial.

Portrait d’un exclu de la société trouvant l’inspiration dans la douleur et la motivation dans la folie, WHITE LIGHTNIN’ sombre dans un type de cinéma qui défit les classifications faciles. Bien qu’il s’inspire des véritables crimes et gestes de Jesco White, il dévie des faits d’une manière si extrême que l’on ne pourrait le qualifier de biographie. Peu importe, son esprit concorde parfaitement avec les nombreux mythes entourant White et, tenant compte de son histoire brumeuse, il aurait été difficile de décrire sa vie en termes cinématographiques autrement qu’avec ce cri rebelle. Violent, choquant et subtil, il s’agit d’un éblouissant premier long métrage de la part du cinéaste anglais Dominic Murphy (qui a auparavant réalisé un documentaire sur Jodorowsky !) ayant frappé de plein fouet l’audience de Sundance plus tôt cette année. La performance d’Edward Hogg dans le rôle de l’autodestructeur White est si mercuriale qu’elle s’enflamme. Coécrit avec les créateurs de Vice Magazine Shane Smith et Eddy Moretti (ce dernier étant le coréalisateur et le vidéographe de HEAVY METAL IN BAGHDAD), ce film regorge de dialogues trempés dans le poison et la gasoline et comporte une trame sonore signée par le guitariste des Yeah Yeah Yeahs Nick Zinner et le légendaire Hasil Adkins. À noter qu’il serait préférable de ne pas craquer une allumette près de la salle de cinéma lors de la projection.

—Mitch Davis (traduction Simon Laperrière)

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