Équipe de production
Réalisation: Sv Bell
Scénario: Sv Bell, Robbie Ribspreader
Interprètes: Deke Richards, Heidi Hawkins, Keir Cutler, Robert Reynolds
Production: Sv Bell, William Alexander, Black Flag Pictures inc.
Distribution: Black Flag Pictures inc.
Description
Dans un bled perdu, un ouvrier va louer le bulldozer qu’il a réservé des semaines auparavant, mais il se pointe un jour en retard pour réclamer la pièce de machinerie lourde essentielle au chantier sur lequel il travaille. Résultat, quelqu’un d’autre est parti avec. Cependant, l’ouvrier en remarque un autre muni d’une pancarte où il est écrit « non disponible pour la location » et il est prêt à tout pour repartir avec. Cinquante-trois dollars plus tard, il attend que l’employé vienne charger le véhicule sur son camion, mais le bulldozer arrive sans conducteur et en fait du mou pour chat. Le lendemain, le bulldozer est à bon port, juste à temps pour célébrer le retour de Jimmy (Deke Richards), le contremaître qui s’était absenté après un tragique accident ayant coûté la vie à un de ses hommes. Et le bulldozer maléfique s’assurera qu’il ait tout plein d’autres accidents traumatisants à exorciser.
Déjà, un bulldozer qui écrase ses victimes est une raison suffisante de faire courir les amateurs de cinéma psychotronique, mais lorsqu’il est habité par une entité venue d’on ne sait où et qu’il est muni de tentacules, on aime avec fougue! Avouez que ça sonne bien un bulldozer organique tentaculaire. Ça ferait une belle infopub! L’homme derrière ce délire cinématographique n’est nul autre que Sv Bell. Le champion provincial du cinéma d’horreur toutes catégories. Celui qui, au lieu de se plaindre du manque de subventions, agit et nous offre chaque année un bijou excentrique avec les moyens du bord. Sa passion et sa débrouillardise compensent allègrement le manque de sous et il parvient toujours à offrir un spectacle plus divertissant que bien des films à gros budget. Sv Bell ne réinvente pas la roue, mais il connaît les formules du cinéma d’horreur et les applique avec autant de compétence que d’amour pour le genre. Il insère toujours la bonne dose de gore et de situations dégueulasses, de nudité et d’érotisme, de surnaturel et de grotesque, pour offrir à son public ce qu’il veut, sans tomber dans la surenchère. Avec
CRAWLER, il présente un croisement entre les films de monstres à la
TREMORS et ceux impliquant des véhicules meurtriers tels que
MAXIMUM OVERDRIVE. L’environnement naturel isolé et la bibitte tentaculaire du premier, ainsi que la machine imparable mue par une force d’un autre monde du deuxième. Mais avouez qu’un bulldozer a un potentiel dommageable bien plus grand qu’un char de l’année…
—Nicolas Archambault