Description
Nous sommes en l’an 2011 et la planète est… détraquée. Le réchauffement global a encore empiré, les choses sont allées de mal en pis, et, bientôt, les cinq continents furent engloutis sous les flots! Tous les pays sont à présent sous le niveau de la mer, sauf le Japon, miraculeusement épargné par cette catastrophe climatique – et qui est maintenant l’unique superpuissance mondiale… La langue internationale n’est plus l’anglais. Les règles diplomatiques sont révisées au jour le jour. La culture japonaise passe un très mauvais quart d’heure, puisque les citoyens les plus influents et les plus riches de tous les autres pays ont trouvé refuge sur le sol nippon: célébrités, magnats industriels, politiciens, milliardaires… D’anciennes superstars américaines servent à présent de domestiques chez de simples salariés japonais. Les étrangers qui ne vivent pas suffisamment à la japonaise, sont déportés, souvent par la force. Le président des États-Unis vagabonde dans les rues, ivre mort, dans une hébétude permanente, perdu comme un poisson hors de l’eau. Il y a plus de douze millions et demi de réfugiés, et la plupart d’entre eux sont sans domicile fixe. Que faire?
Après de fiasco d’Hérouxville, y avait-il un meilleur moment pour présenter ce film hystériquement irrévérencieux? C’est une moquerie cruelle dirigée vers les diverses fiertés nationalistes, vers les superpuissances globalisantes, et une attaque en règle du protectionnisme culturel « enchâssé » par l’État. Il n’y aura pas de remake américain de ce film, vous pouvez en être sûrs. Ça occasionnera plusieurs discussions intenses, après le visionnement. Est-ce que c’est drôle? Hilarant, même. D’un esprit acerbe à peu près aussi subtil que l’escouade anti-émeute… Le scénario est basé sur un roman controversé de Yasutaka Tsutsui, gourou japonais de la métafiction. À l’origine, tout ça n’était qu’une plaisanterie aux dépens du populaire bouquin The Sinking Of Japan (ce livre fut adapté en 1973, puis, de nouveau, l’an dernier; nous vous le présentons cette année, à Fantasia). Minoru Kawasaki est le fou génial qui nous donna Executive Koala et The Calamari Wrestler. Dès qu’il a su qu’une seconde adaptation de The Sinking Of Japan était en cours de production, il a bondi sur l’occasion pour adapter The World Sinks Except Japan. Résultat: un truc démentiel, échevelé, plus dingue que tout ce qu’on aurait imaginé. Encore plus provocateur que dans ses films précédents, Kawasaki signe là une gigantesque farce satirique et subversive, où l’on trouve suffisamment de mauvaise foi pour un continent entier! La preuve est faite: cet homme est l’un des réalisateurs les plus téméraires de sa génération.
—Mitch Davis (traduction David Pellerin)
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“Hilarious… Controversial… A wild journey into outlandish satire“ – Johan Fundin, 10K BULLETS Équipe de productionRéalisation: Minoru Kawasaki Scénario: Masakazu Migita, Minoru Kawasaki Interprètes: Kenji Kohashi, Shûji Kashiwabara, Masatoshi Matsuo, Takenori Murano, Hiroshi Fujioka Production: Daisuke Futagi Minoru Kawasaki Masanobu Suzuki Distribution: The Klockworx Co., Ltd.
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