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God’s Left Hand, Devil’s Right Hand
God’s Left Hand, Devil’s Right Hand

Kami no hidarite akuma no migite
commanditaire: Superclub Videotron
Première nord américaine

Japon
2006 | 94 min | video
Japonais, Sous-titres anglais

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À l'affiche

14 juillet 2006
19h30
Théâtre Hall

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Description

À la fois bénédiction et malédiction, le petit Sou, âgé de six ans, détient un « sixième sens » lui permettant de connaître les mauvaises actions des gens. Lorsqu’il entre en contact mental avec le meurtre d’une jeune fille inconnue, ses membres affichent les mêmes blessures sanglantes que la défunte. L’agonie provoquée par ces stigmates le fait tomber dans un coma. Bien qu’inconscient, Sou peut encore communiquer (par l’intermédiaire d’un téléphone cellulaire défectueux) avec sa soeur, Izumi. Persuadé que de nouveaux meurtres s’ensuivront, Sou incite Izumi à retrouver l’assassin. Depuis longtemps, Sou a de très étranges rêves, dans lesquels il est une fillette aux jambes brisées; il sent que l’assassin insaisissable a quelque chose à voir avec ces rêves. Sur ces entrefaites, une autre jeune fille a été éventrée à l’aide de ciseaux chirurgicaux...

God’s Left Hand, Devil’s Right Hand est basé sur le fameux manga culte de Kazuo Umezu. Plusieurs spectateurs occidentaux seront durement choqués par ce récit. En effet, il n’est pas facile de digérer qu’un suspense fantaisiste pour adolescents puisse prendre un tel virage et se retrouver, tête première, dans la violence exacerbée des slasher de 1980. Ça ressemble à une mouture orientale de ce que faisait Dario Argento à un point de sa carrière, avec des films tel que Phenomena. Mieux connu à Fantasia pour ses films kaiju inattendus, cérébraux, et souvent allégoriques, le réalisateur Shusuke Kaneko s’aventure ici dans un territoire beaucoup plus lugubre et obscur que jamais auparavant. Lors d’une récente entrevue accordée à Fangoria, il a déclaré: « Au Japon, notre criminalité augmente, et les victimes sont de plus en plus jeunes. Ce long-métrage exprime ma colère face aux gens qui commettent de tels actes. » S’il faut en juger par le degré de carnage à l’écran, la colère de monsieur Kaneko atteint des sommets thermonucléaires. À l’origine, ce projet devait être réalisé par Hiroyuki Nasu (Devilman), mais celui-ci décéda soudainement l’an dernier. Nasu était jadis le mentor de Kaneko, et c’est pourquoi Kaneko a décidé de prendre les rênes, pour parachever le dernier opus de son vieil ami. C’est à la mémoire d’Hiroyuki Nasu que le film est dédié. Magique, cruel, brillamment morbide, voici un film de terreur à fleur de peau qui reste longtemps dans la mémoire des gens.

NOTE: We have been informed by the film's distributor that their 35mm prints will not be subtitled in time for our screeening. We will thus be showing the film from a professional grade video source.

—Mitch Davis (traduction David Pellerin)

Site

http://www.kaminohidarite.com/

Équipe de production

Réalisation: Shusuke Kaneko
Scénario: Yoshinori Matsugae
Interprètes: Asuka Shibuya, Tsubasa Kobayashi, Ai Maeda, Momoko Shimizu
Production: Mikihiko Hirata, Naoya Narita, Isao Yoshiwara
Distribution: Toshiba Entertainment Inc.

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