Description
Il y a, dans ce nouveau film d’horreur thaïlandais, une sorte de simplicité merveilleusement méphitique. Hell est une libre adaptation d’un long-métrage japonais de 1960 portant le même titre. Sept jeunes professionnels oeuvrant dans le milieu des médias, et qui ont tous certains problèmes romantiques. Parmi eux, les stéréotypes auxquels on s’attend. Le boute-en-train. L’ivrogne. La snob. Et cetera. On s’attend aussi aux retournements de situation archi-connus: chacun d’eux doit faire face à son destin, ou alors, le fuir. Mais le retournement est tout autre. Les sept meurent en même temps lorsqu’un camion écrase leur fourgonnette... Tout le reste du film se passe là où les fans du festival Fantasia iront tous: au plus profond de l’enfer, mes enfants! Oui, nos sept malchanceux amis sont propulsés dans une version bouddhiste du Séjour des Damnés, ressemblant à un tableau de Jérôme Bosch croisé avec une version italienne du Conan des années ’80, ou à The Bride With White Hair rencontrant Coffin Joe dans une toile de Frazetta. Panorama de cavernes illuminées et d’arbres biscornus, au sein duquel des barbares grogneurs torturent les pauvres pécheurs non repentis (et quand on dit torture, on veut vraiment dire torture: quelques-uns des hachis corporels infligés aux prisonniers infernaux ne sont pas pour les estomacs fragiles). Et pourtant, tout espoir n’est pas perdu, puisqu’on découvre que des âmes placées là par erreur auraient dû, en fait, aller dans les limbes... il ne faut qu’en retrouver, si possible, le chemin.
Il y a une telle férocité volcanique dans ce film, que ça fait pratiquement songer à un dépliant apocalyptique de style Left Behind, mais du point de vue bouddhiste. Produit par Tanit Jitnukul, réalisateur du prodigieux Bang Rajan, Hell est un spectacle somptueux et nocif, plein à ras bord d’effets spéciaux troublants. Et d’ailleurs, si vous aviez l’intention d’aller boire un verre après la projection, souvenez-vous d’une chose. Les souffrances les plus longues, apparemment, ne sont pas réservées aux voleurs ou aux adultères, mais aux alcooliques, forcés de s’envoyer de l’huile bouillante, durant huit mille ans... Euh, ce deuxième martini en vaut-il vraiment la peine?—Travis Crawford, PHILADELPHIA FILM FESTIVAL (traduction David Pellerin)
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Équipe de productionRéalisation: Teekhayu Thammanittayakul, Sathit Pratitsahn Scénario: Marisa Mullikamarl Interprètes: Arkom Predakul, Boruonrith Chatasakda, Nattawan Worvit, Panyapol Dechsong, Sittichai Laungesalee Production: Tanit Jitnukul Distribution: Golden Network Asia Limited
Première partie...
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Zombie Movie
première canadienne Nouvelle zélande 2006 | 14 min Anglais
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